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Et le contrôle de la qualité ?
Consommation : Il n'y a pas que les prix
Publié dans Le Temps le 15 - 05 - 2012

Les Tunisiens ont beaucoup discuté ces dernières semaines des prix des tomates, des piments ou des fruits, se plaignant de leurs prix excessifs, les comparant avec ceux des années précédentes. Mais cette contestation cache d'autres méfaits qui ont trait à la qualité des produits agricoles proposés. De nombreux intermédiaires sont en train de trafiquer les prix, et surtout la qualité, s'enrichissant au passage de façon aussi excessive qu'illégale.
Un petit tour dans nos marchés vous démontrera très vite que les belles promesses de réduire les prix ne touchent qu'une infime partie des fruits et légumes proposés. Le reste : tomates, piments, pommes et bananes continuent leur valse folle… « Mais d'où vient ce décalage entre ce que disent les officiels et la réalité du marché ? », s'interroge un brave père de famille, qui se sent dépassé par les événements. Vaste question dont personne ne semble connaître la réponse, et ce, depuis de longues années…
Mais le plus inquiétant, c'est lorsque la qualité des produits constitue un danger pour la santé. Commençons avec les fruits et légumes : les bananes ne voient leur prix baisser légèrement, de 3D500 à 2D500, que lorsqu'elles perdent leur fraîcheur, lorsque leur peau devient noire et leur chair molle. Les pommes, elles ne descendent de leur piédestal, situé entre trois et cinq Dinars, que lorsque leur peau commence à se couvrir de taches brunes, synonymes de vieillissement et de mauvaise qualité nutritive.
Le consommateur retrouve la même situation avec les légumes, notamment les carottes, qui ne descendent au dessous de huit cents Millimes le kilo que lorsque leurs fanes se fanent, justement. Les carottes deviennent alors molles, elles se recouvrent de microbes, puisque le vendeur n'arrête pas de les arroser d'une eau à la propreté douteuse, pour tenter prolonger leur vivacité, de leur garder un semblant de fraîcheur.
Les fèves en gousses vertes, si appréciées par les couches populaires, ont récemment connu une baisse assez spectaculaire, passant de sept cents à 250 Millimes le kilo. Explication : la peau des gousses noircit quand elles murissent et les fèves deviennent dures, impossibles à consommer en les faisant bouillir comme on le fait au printemps, en début de saison.
Même situation pour les petits pois qui se couvrent de ces fameuses taches noires, synonymes de vieillissement et dont les grains deviennent durs. Leur prix est passé de 1D600 en moyenne à huit cents Millimes. « Mais la moitié sera jetée à la poubelle, soit à cause de la pourriture des grains, soit parce qu'ils sont trop durs pour cuire normalement », affirme une dame d'un certain âge, qui s'y connaît en fruits et légumes.
Autre domaine où les prix ne reculent que lorsque la qualité baisse : les poissons ! Qu'ils soient d'élevage ou sauvages, leurs prix oscillent entre six et douze Dinars, selon la grosseur et la qualité. Or leur prix ne commencent à s'assagir que lorsque l'aspect de ces poissons commence à devenir inquiétant, allant jusqu'à sentir mauvais, à puer le poisson pourri, justement.
Un père de famille affirme qu'il y a une idée fausse sur le prix du poisson : « le kilo de poisson à dix Dinars semble plus intéressant qu'un kilo de viande rouge. En réalité, plus de la moitié du poisson est jetée, puisque constituée d'arêtes, d'intestins, d'écailles, de tête où il n'y a rien à manger. Le vrai prix d'un kilo de poisson doit donc être multiplié par deux ! »
Quant aux prix des viandes rouges, il connaît des sommets que les gens modestes ne parviennent pas à atteindre, se contentant des viandes blanches, qui sont souvent sans saveur. Et du point de vue de la qualité, ces viandes rouges sont exposées à la chaleur et à la poussière, ce qui les rend en principe impropres à la consommation sous d'autres latitudes, mais chez nous, on continue à les débiter en tranches durant la saison chaude, sans autre forme de précaution.
Il serait temps que nos responsables s'aperçoivent que la baisse des prix doit s'accompagner d'un minimum de qualité, afin que le citoyen ne se retrouve pas obligé de consommer des restes qui devraient aller directement dans les poubelles. On parle souvent du contrôle des prix, mais il faut aussi penser au contrôle de la qualité, si important pour la santé du citoyen, afin qu'il ne se retrouve pas avec des maladies bizarres et surtout, qu'il en ait pour son argent, sans avoir éternellement cette impression désagréable de se faire arnaquer par chaque commerçant...


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