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La fièvre du clubbing !
Animation : Le monde la nuit
Publié dans Le Temps le 14 - 08 - 2007

De plus en plus, la Tunisie se joint au prestigieux club des destinations privilégiées des meilleurs D.J. mondiaux et le clubbing est devenu le hobby favori de milliers de jeunes fans ce loisir
Les night-clubs, dans ce mouvement, ont opté pour un autre style et sont devenus régis par de nouveaux critères pour l'attraction des clients. Au niveau de la déco, du système d'entrée ultra sélectif, de la clientèle, de la consommation et des guests, ça vole très haut et l'ambiance n'a rien à envier aux soirées branchées d'Ibiza. Seulement, le sésame pour pénétrer dans ce monde arrosé de paillettes et de musique, reste une attitude qu'il faut absolument garder au risque de passer pour un ringard et se faire tout de suite rejeter. D'ailleurs, le monde de la nuit a toujours connu des règles qu'on aime ou qu'on déteste.

*Un créneau qui se développe en Tunisie...Mais il a ses règles...En fait, l'ambiance n'a rien à envier aux soirées branchées d'Ibiza...Et les DJ au peigne fin, ne peuvent embobiner personne

Pour saisir les codes et l'esprit même d'une soirée Jet Set, il faut y assister à plusieurs reprises, on sera alors ou séduit ou dégoûté. Le phénomène mérite donc d'être vu de l'intérieur. Peut-on être assez lucide pour ne pas être ébloui ?
Le système exclut toute personne qui est là par hasard. Devant l'entrée, c'est constamment la foule qui veut désespéramment pénétrer au temple de l'ambiance nocturne. Une tenue démodée, un physique qui ne plait pas conduit à une élimination d'office. Celui qui veut aller s'amuser dans une boite de nuit branchée, sait qu'il a deux options : ou bien compter sur son look fringant et super branché pour pouvoir prendre un ticket d'entrée (et encore ce n'est plus un acquis) ou bien réserver une table. Avec un simple ticket, c'est la galère, on reste debout toute la soirée. Sans table, sans amis, le pauvre clubber sera condamné à errer entre les carrés et finir sur la piste qui est désormais destinée aux ringards bleus qui ne comprennent rien aux règles du jeu. Même avec une table, quand elle n'est pas très bien située, on ne voit rien, on est constamment gêné par les va et vient. Le mieux est de prendre une table dotée d'un meilleur emplacement. C'est-à-dire, voire clairement la tête du D.J., avoir une vue d'ensemble sur la piste et surtout être au foyer de l'ambiance. Bien sûr, les garçons se partagent la somme à payer avant même de mettre les pieds dans le nightclub et avec le minimum d'individus possibles parce que la boisson offerte sera aussi partagé ; la boisson magique s'épuise rapidement, vaut mieux être une petite poigné pour en profiter. Et comme l'univers de la nuit est dominé par toutes sortes d'ivresse, les clubbers pas encore rassasiés peuvent après s'approvisionner au cours de la soirée.

Des codes particuliers
Les « gogo » danseuses avec leurs tenues plus sexy les unes que les autres ajoutent un brin de magie et d'exotisme à la soirée mais cela est insuffisant. La soirée ne se fait jamais sans filles. Belles, jeunes, bien habillées, libérées, prêtes à danser. Il y a aussi concurrence à ce niveau : le nombre de filles, leur degré de beauté, tout compte. Les minettes font alors de leur mieux pour impressionner et attirer l'attention : il faut faire sensation à tout prix. C'est la compétition pour que la plus bien sapée soit sujet d'admiration, celle qui danse le plus sensuellement possible soit le centre de tous les regards. Exhibition, séduction, tape à l'œil, provocation, sont les mots d'ordre. Les filles, debout sur les chaises, remuent leur bassin et se tortillent langoureusement, les mecs, un verre à la main, debout sur les tables, l'autre main en l'air suit le rythme de la house music comme l'a bien décrit Gad El Maleh. Il ne faut jamais aller sur la piste ni danser sérieusement comme un dingue, faut rester bien austère et chic. La musique bat son plein et l'ambiance de feu est bien servie par un DJ qui sait jouer avec l'humeur de la foule. Plus la soirée avance, plus l'esprit de la soirée fond dans l'ivresse et l'excitation. Quelques uns pratiquent même la loi du « qui fait mieux », de la frime même concernant la consommation on regarde la table de son voisin, s'il commande une autre bouteille, on fait de même ; concurrence et surenchère.
Des clubbers enivrés et hilares adorent toutes les soirées peu importe l'ambiance et sont incapables de dire si le set du DJ était bien ou non. « sahria mahboula » , une folle soirée est le commentaire classique de ces jeunes éblouis. Les « after » sont une autre paire de manche. Ils se déroulent dans d'autres « beach-clubs » ou simplement chez un copain. Le monde nocturne n'est sûrement pas facile. Il faut être follement amoureux de l'ambiance pour devenir accro. C'est pour cela que ces soirées restent l'apanage d'un public de jet set averti et vraiment convaincu malgré l'apparition de modestes clubbers pas très doués en la matière qui suivent le mouvement de la frime autant que faire se peut. En fait, tout le charme est là ; le monde de la nuit n'est pas fait pour tous. Sinon, pourquoi s'en priver ? et si on n'a pas les moyens, il n'y a pas à jalouser ceux qui en ont !


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