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15 jours à l'hôpital de Ben Arous !
Courriers des lecteurs
Publié dans Le Temps le 28 - 10 - 2012

Suite à un accident de la route survenu au mois d'août 2012, le patient J.A est reçu aux urgences.
L'attente a durée 11 heures dans des conditions terribles ; chaleur de 40 degrés, allongé sur un brancard en skye chauffant, des vêtements en sang, une anarchie totale dans une salle bruyante, insalubrité des urgences où s'entassent des blessés graves des visiteurs accompagnateurs et une seule personne du personnel pour colmater les hémorragies, donner des calmants et mettre des perfusions.

A noter que déjà les blessés sont exposés à des contaminations dès les urgences par des mauvaises manipulations et mauvais service.

Comment expliquer la présence seulement de deux médecins chirurgiens à vrai dire deux jeunes internes pour des centaines de blessés graves qui demandent une prise en charge et des interventions rapides.

Le patient blessé et souffrant, saignant, choqué et angoissé doit se débrouiller lui-même ou sa famille pour passer la radio, le scanner, les analyses et défendre sa place au sein de l'hôpital , faire appel aux personnels en insistant ou en criant.

Il est inadmissible que le radiologue soit absent il faut l'attendre, le médecin échographe est absent, il faut l'attendre, le responsable de scanner est absent aussi, il faut le faire venir.

Il est inadmissible que la famille du patient insiste auprès du chirurgien pour se faire opérer au plus vite.

C'est un désordre, une vraie gabegie au sein d'un hôpital qui se dit fleuron de la santé en Tunisie.

Après avoir été opéré, le patient est jeté dans une pièce où s'entassent plusieurs autres individus sans assistance et sans soutien. Aucun personnel ne vient le voir même pour le rassurer et le surveiller même une heure de temps.

Il fait 42 degrés dans la pièce sans eau, sans calmant et sans aucun confort, on entend que des appels au secours et personne n'est là, c'est une vraie tragédie hospitalière.

Le fait de se trouver dans des conditions précaires augmente la surinfection et la contagion, voire une contamination entre blessés et opérés, les pansements à la va-vite ne protègent pas contre les bactéries qui rôdent et attaquent facilement les malades en plus d'une chaleur qui favorise l'incubation et développe un milieu favorable de culture et de propagation des germes dangereux on transfère le blessé des urgences vers les chambres de séjour où il est exposé à un soleil de plomb face à une fenêtre parce qu'il n'y a pas de climatisation.

Il est logique d'attraper une infection nosocomiale grave, par manque d'hygiène, de nettoyage correct, d'entretien et de surveillance des blessés.

Notre patient a passé 15 jours de torture dans cet hôpital due à des surinfections répétitives et une dizaine d'interventions sur cette main gauche. Ecrasée et douloureuse, malmenée par les chirurgiens et les infirmiers, le résultat est une nécrose grave induite par plusieurs sortes de germes contractés à l'hôpital, on les transfert en urgence à l'étranger pour le sauver d'une situation tragique suite à un traitement médiocre et incomplet et un suivi incorrect et mal contrôlé.

30.000 euros l'équivalent de 60.000 dinars tunisiens sont dépensés par Monsieur J.A sous forme de dette, ou des prêts pour sauver sa main et sauver sa vie. Des préjudices seront demandés et une enquête est nécessaire par le ministère de la Santé et une intervention du gouvernement est nécessaire.

La CNAM doit rembourser Monsieur J.A et prendre en charge la suite et payer la note.
Jaghmoun Néjib
Dr en pharmacie, frère de la victime J.A


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