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Des indicateurs effrayants
La pauvreté en Tunisie
Publié dans Le Temps le 16 - 12 - 2012

La pauvreté et le déséquilibre régional maux endémiques et catalyseurs qui ont déclenché la Révolution de la Liberté et de la Dignité, comment avaient-ils évolué entre 2000 et 2010 ? L'Institut National de la Statistique (INS) vient de révéler des données intéressantes.
L'organisme en question a engagé fin 2011, une refonte profonde suivie d'une mise à jour de sa méthodologie d'appréciation lui permettant de mesurer le degré de pauvreté avec la collaboration de la Banque africaine de développement et la Banque mondiale. Des experts universitaires tunisiens, des représentants du gouvernement et d'organisations non gouvernementales ont été associés à ce travail.
Il ressort de cette étude que le taux de pauvreté est de 15,5% en 2010 contre 23,3% en 2005 et 32,4% en 2000.
A titre d'indication est défini ménage pauvre celui dont la consommation se situe en-dessous du seuil de pauvreté fixé à 1277 dinars par an et par individu dans les grandes villes contre 820 dinars par an et par individu vivant en milieu rural, non communal. Le taux de pauvreté extrême est établi à 4,6 % en 2010 contre des taux de pauvreté extrême de 7,6% en 2005 et 12,0% en 2000. Le seuil de pauvreté extrême est fixé à 757 dinars par an et par individu dans les grandes villes contre 571 par an et par individu dinars dans les zones non communales.
La baisse observée n'a pas touché les régions du centre Ouest et du Sud Ouest qui ont vu leurs écarts par rapport au reste du pays s'accentuer au cours de la décennie étudiée.
Il est communément admis que la pauvreté reste plutôt concentrée dans le milieu rural et dans certaines régions du pays, particulièrement le centre Ouest.
Entre 2000 et 2010, alors que la croissance de la consommation a été positive dans toutes les régions du pays, elle a été très faible dans la région du Nord Ouest, une région pourtant fertile en ressources agricoles qualifiée jadis de grenier de Rome, mais faute d'un manque flagrant d'investissement se signale sournoisement par un cynique et triste record des plus faibles niveaux de consommation par tête en Tunisie.
Les taux de croissance les plus élevés de la consommation sont enregistrés dans les régions du Sud Est et du Sud Ouest. Le niveau de consommation dans le milieu communal est environ le double de celui du milieu non communal. Cette situation n'a pas beaucoup évolué de 2000 à 2010.
Les régions du Centre Ouest et du Nord Ouest du pays restent les plus pauvres, suivies de celles situées au Sud. L'évolution des taux de pauvreté entre 2000 et 2010 varie sensiblement selon les régions. Comme toutes les estimations fondées sur une enquête contiennent une certaine marge d'erreur, il est nécessaire de tenir compte de cette erreur dans les comparaisons dans le temps et entre les régions. Les résultats obtenus permettent d'affirmer avec un risque d'erreur statistique minime que le taux de pauvreté a diminué dans toutes les régions à l'exception du Nord Ouest, où la baisse n'est pas statistiquement significative.
Cependant, les disparités régionales ne se sont pas atténuées. Le Centre Ouest reste toujours la région la plus pauvre de la Tunisie et son retard par rapport aux régions du littoral de la Tunisie s'est même aggravé. À titre d'exemple, son taux de pauvreté extrême était six fois plus élevé que celui du Grand Tunis en 2000 et il est devenu treize fois plus élevé en 2010.
Les experts de l'INS ont conclu que la Tunisie a connu une réduction significative de l'incidence de la pauvreté de 2000 à 2010. La croissance de la consommation de la population tunisienne observée entre 2005 et 2010 explique cette tendance. Cette croissance s'est en effet effectuée à un rythme plus soutenu que la consommation totale ce qui explique la baisse significative du nombre de pauvres en Tunisie. Cette observation est compatible avec la croissance de la demande privée, telle que mesurée dans les comptes nationaux. Cependant cette tendance ne s'est pas traduite par une réduction de la disparité entre zones communales et zones non communales, ni par une réduction de la disparité entre les régions du littoral et les régions de l'intérieur. Les zones communales et les régions du Nord Ouest et surtout du Centre Ouest continuent à trainer lourdement le fardeau lancinant des taux de pauvreté largement plus élevés que la moyenne nationale. Plus grave encore, le retard accumulé par ces régions par rapport au reste de la Tunisie s'est aggravé de 2000 à 2010 au lieu de s'estomper.


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