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Un réseau de partage et de soutien entre les victimes de la dictature
Justice transitionnelle
Publié dans Le Temps le 25 - 12 - 2012

Un séminaire a eu lieu, sur le thème du «Développement de points communs et création d'un réseau de soutien pour les victimes politiques et leur rôle dans la justice transitionnelle».
Ce séminaire a été organisé par l'Académie de la justice transitionnelle, l'Association pour la justice et la réadaptation, en collaboration avec le Centre Kawakibi pour la transition démocratique et l'organisation No Peace Without Democraty.
Etaient présents de nombreux représentants de la société civile, ainsi que des victimes et parents de victimes. Ces derniers étaient martyrisés durant les trois voire quatre dernières décennies à des époques différentes.
Ces boucs émissaires de l'ancien régime aussi bien du temps de Bourguiba. étaient venus rencontrer la société civile qui œuvre sur le respect des victimes et leur encadrement moral et financier.
Le séminaire visait, via des débats et des ateliers, eu à mettre en place un dialogue constructif entre les représentants des victimes, la société civile et les experts en justice, entre autre le président de l'Observatoire national pour l'indépendance de la justice, Ahmed Rahmouni, afin de s'entendre sur une base commune et renforcer les mécanismes de mise en place d'un réseau d'appui quant au rôle des victimes dans le cadre de la justice transitionnelle auquel le pays fait face.
Les martyrisés frustrés face à la lenteur de la machine judiciaire
Toutes les victimes à qui on a donné la parole ont exprimé leur frustration face à la lenteur de la machine judiciaire et aux réactions des grands décideurs politiques qu'ils considèrent «indifférents et insensibles» aux peines physiques et morales que ces victimes politiques ont essuyé suite aux émeutes de la révolution. Pour certains, proches et enfants d'anciens militants ont reproché le silence aberrant et mortuaire quant à la mémoire de leurs grandes pertes. Certains enfants des militants tunisiens du temps de la colonisation et dont les parents ont donné de leur vie durant la période post-indépendance dans des conditions équivoques et ambigües, ont réclamé que la mémoire de leurs proches et parents soient conservée, gratifiée.
Ils ont, notamment, revendiqué l'ouverture des dossiers des défunts, tués dans des complots ou ayant succombé à la torture dans les cellules et dont les dossiers ont été évincés et bien cachés.
Durant l'après-midi, les participants se sont scindés en plusieurs ateliers pour trouver ensemble la meilleure procédure à suivre pour encadrer les victimes de la torture du temps de Ben Ali et ceux d'après l'indépendance. Un encadrement moral et physique qui rende à ces victimes leur dignité et gratifie leur souffrance et leur militantisme.
Melek LAKDAR
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Vendredi 21 décembre sur nos télés
Menu d'Apocalypse et ambiance de « faim » du monde !
Vendredi après-midi, nous avons suivi en partie la couverture de la discussion, au siège de l'A.N.C., du Budget de 2013. A un certain moment, juste après l'intervention de M. Habib Khedher, toute en pointes ironiques à l'adresse du Gouvernement, Mme la vice-présidente de l'Assemblée demanda au Constituant, membre influent d'Ennahdha, s'il avait mangé du lion, tant sa critique lui parut audacieuse.
Nous ignorons pour l'heure si la chair léonine est « halal » ou « haram », qui plus est consommée un vendredi de fin du monde, mais le fait est que ce jour-là, M. Khedher n'était pas le seul à « rugir » sur nos écrans de télévision! Reconnaissons aussi que certaines voix, naguère mugissantes, se firent plutôt gazouillantes, le même vendredi!
Plaidoyer ou prêche ?
Sur un plateau d'Hannibal TV, l'avocat Fethi Laayouni revint à la charge et nargua tous ses détracteurs : il cria haut et fort sa résolution de défendre bec et ongles les « ligues pour la protection de la Révolution » lesquelles accomplissent, à ses dires, un meilleur travail que celui des politiques et des élites. M. Laayouni prit également la défense des imams et des prédicateurs qui « sauvèrent le pays d'un bain de sang » en prêchant et en manifestant à Sfax contre la grève générale. Il plaida aussi en faveur du Cheikh Ali Sehili, l'imam qui appela récemment au massacre des Juifs, le présentant comme l'un des grands pacifistes du pays ! (Remarquons au passage que celui-ci se montra très doux à l'égard des Juifs, dans sa mise au point rectificatrice diffusée par la même émission). Notre avocat téméraire incita enfin tous les Tunisiens à s'imprégner d'un comportement, à ses yeux, hautement civique : la plainte en justice ! Si nous avons bien saisi la portée de son « prêche », il s'agirait à la moindre occasion de nous intenter des procès les uns contre les autres pour répandre la « paix sociale » et la « concorde nationale ». D'ailleurs, Maître Laayouni recommande aux cheikhs et imams calomniés sur les réseaux sociaux de ne pas lâcher leurs diffamateurs et de les traîner sans rémission devant les tribunaux. Avouons tout de suite qu'à ce moment-là, nous eûmes vraiment peur pour Faouzi Jerad, le journaliste qui l'interviewait et qui osait de temps à autre quelques piques à l'encontre de son invité ! Et pour continuer dans la confession, en notre for intérieur, nous craignions le pire pour nous-même car l'interview nous inspira bien des intentions malveillantes !
Walid ben Abdallah et le nouveau « Crocodile »
Le même soir, sur la Nationale I, on diffusa un débat sur le terrorisme d'Al Qaïda en Tunisie. Bonne initiative, c'était une actualité bien plus brûlante que la discussion du Budget de 2013 ! Mais la chaîne nous semble avoir raté le coche en désignant le journaliste Walid Ben Abdallah pour diriger le débat auquel ne prirent part que trois invités : M. Tarek Amraoui, porte parole de la Direction générale de la Garde Nationale, M. Abdelwahb El Héni, président du Parti Majd, et M. Fayçal Chérif, historien expert en stratégie militaire ! Un représentant d'Ennahdha devait y participer, mais il posa finalement un lapin à Walid, lequel compensa cette absence par l'évocation maintes fois répétée de « Monsieur Le Ministre », entendez M. Ali Laarayedh, ministre de l'Intérieur ! Ce dernier était l'absent présent qui nous fit oublier, et à Walid aussi, la défaillance de l'invité nahdhaoui ! Durant toute l'émission, une seule image revenait à notre esprit au sujet de l'animateur du débat : le souvenir de sa prestation peu reluisante dans « Ettemseh » (Le Crocodile), l'émission « terrorisante » passée sur Ettounsiya TV au mois de Ramadan ! Walid Ben Abdallah n'en était pas loin vendredi soir : il veillait à ce que ses invités ne disent du mal ni de notre armée, ni de notre police, ni des salafistes, ni de M. Tarek Kahlaoui, directeur de notre Centre national des recherches et des études stratégiques, ni de ce qui se passe dans certaines mosquées jihadistes. L'émission s'appelait pourtant « En toute liberté » ! Walid accorda, il est vrai, beaucoup de liberté à certains citoyens qui le contactèrent « spontanément » par téléphone et qui défendirent le Gouvernement et se permirent, sans être rappelés à l'ordre par l'animateur, de fustiger Béji Caied Essebsi, Nida Tounès et le Front Populaire ! Heureusement que Abdelwahab el Héni et Fayçal Chérif s'obstinèrent, malgré les interruptions incommodantes de Walid et en dépit du discours excessivement rassurant du porte-parole de la Garde Nationale, à souligner les manquements et les défaillances de chacun dans la situation sécuritaire en Tunisie ! Cher Walid, sans ces deux invités, ton émission aurait été un fiasco total ! Tu devrais « manger du lion » pour ressembler à un bon animateur de débat télévisé !
Fiançailles à revoir !
A propos de terrorisme et d'extrémisme islamique en Tunisie, nous avons suivi vendredi après-midi, l'émission « Tawassel el kouloub » (Cœurs unis), programme religieux diffusé par la chaîne de Arbi Nasra. On y parlait entre autres des fiancés parfaits selon les règles de l'Islam : pour l'animateur- il s'agit d'un cheikh apparemment érudit en la matière-, la liste des péchés auxquels les futurs mariés sont exposés est très longue ! Pour parer à ces risques, la meilleure solution est de hâter l'hyménée. Point besoin de connaître, ni même de voir la fiancée et notre docte imam de multiplier les exemples de jeunes prétendants qui ne se sont jamais rencontrés avant le mariage et qui néanmoins vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants ! Ce genre de mariage «à l'aveuglette » est même présenté comme l'union idéale que nous recommande l'Islam. Autres recommandations prodiguées par le cheikh expert : les fiancés doivent se saluer à la japonaise, par une inclination simultanée, sans se toucher des mains, sans s'embrasser sur la joue. C'est péché aussi de se tenir par la main, de se promener en ville bras dessus bras dessous, de s'envoyer des SMS, de s'échanger des photos, de se téléphoner, de discuter sur Skype, de s'isoler du monde avec le (ou surtout la) partenaire. Notre cheikh se remémore à ce sujet l'histoire d'une jeune musulmane « modèle » qui refusa que son fiancé lui mette lui-même la bague à son doigt et la parure à son cou. Pour préserver la chasteté de la fille, on recourut donc à sa sœur pour relayer le jeune prétendant ! C'est en se conformant à de telles pratiques que l'on accède, prétend notre Eminence religieuse, au bonheur éternel ! Voilà comment on unit les cœurs sur Hannibal TV qui diffuse pourtant bien des feuilletons et bien des variétés où les corps des filles et des garçons sont loin d'être aussi sévèrement brimés ! Quel Islam défend cette chaîne, en définitive ? Puisse M. Arbi Nasra nous éclairer sur la meilleure façon de se fiancer et de se comporter entre les garçons et les filles ! Parce que, à s'en tenir aux leçons dispensées dans « Tawassel el kouloub », même ses fiançailles à lui étaient « haram fi haram ». Nous tous, Tunisiens fiancés et mariés plus libéralement, serions des pécheurs effrontés à qui il faudrait, dans l'espoir d'un hypothétique pardon, de nouvelles épousailles religieusement correctes ! Ça peut donner des idées à certains, ce n'est guère notre cas !


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