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Les avocats attachés à la découverte de la vérité
Publié dans Le Temps le 17 - 03 - 2013

L'affaire de l'assassinat du militant politique Chokri Belaid connaîtra-t-elle, bientôt, un dénouement heureux à travers l'arrestation, le jugement et la condamnation de tous les coupables ou subira-t-elle le triste sort des nombreux autres crimes politiques commis, ces derniers temps, un peu partout dans le monde, et qui avaient été classés sans avoir été entièrement ou réellement résolus?
Ces appréhensions exprimées au départ de l'affaire, ont été, de nouveau, formulées par les participants lors d'une conférence sur le crime politique, organisée, à l'initiative de l'ordre national des avocats, à la maison de l'avocat, à Tunis, vendredi 15 mars, à titre de contribution à la commémoration du 40ème jour de l'assassinat de Chokri Belaid.
Donnant le ton, le bâtonnier Chawki Tabib a souligné que cette manifestation commémorative se tient alors que l'enquête sur le meurtre lâche du militant politique et grand avocat Chokri Belaid tourne en rond après les bons résultats enregistrés aux premiers jours de l'instruction.
Pérennité des idées nobles
Pourtant, a estimé le directeur du centre d'études et de recherches des avocats, Mohamed Salah Toumi, l'assassinat de Chokri Belaïd est un crime politique programmé et annoncé à l'avance. Face aux idées et positions progressistes du disparu, a-t-il dit, les zélateurs séditieux et obscurantistes ont prôné, ouvertement, sa liquidation physique, afin de faire taire sa voix. Dès lors, la responsabilité politique et morale de son assassinat retombe sur ces zélateurs et la partie politique qui se tient derrière eux et les a utilisés à cette fin, a-t-il souligné.
Il a affirmé que le meurtre odieux de Chokri Belaïd est un crime politique, au sens plein du terme, car, le crime politique est un crime perpétré pour des motifs politiques en vue de réaliser un gain politique en éliminant physiquement un adversaire politique gênant. Cependant, a-t-il dit, les idées nobles ne disparaissent pas avec la disparition de leurs auteurs, et deviennent, par contre, plus percutants et plus agissants sur les esprits après l'élimination de leur auteur.
Entre Belaïd et Hached
C'est pourquoi, tous les crimes politiques commis à travers l'histoire se ressemblent à bien des égards, comme l'a fait remarquer Noureddine Hached qui a dressé un parallèle éloquent entre l'assassinat de l'opposant politique Chokri Belaid, le 6 février 2013 , devant sa maison à El Menzah, à Tunis, à l'ère de l'Etat tunisien indépendant, et l'assassinat de son père, le grand leader syndicaliste Farhat Hached, le 5 décembre 1952, dans la banlieue sud de Radès, à Tunis, sous l'occupation française de la Tunisie.
Se basant sur ses recherches personnelles entamées, depuis 1968, à ce sujet, Noureddine Hached a accusé, ouvertement, le gouvernement français central, à Paris, de l'époque d'avoir conçu et planifié le projet d'assassinat de Farhat Hached et confié son exécution à des agents du renseignement français, et ce parce qu'il était devenu dangereux pour l'avenir de l'occupation française de la Tunisie, après avoir pris en main la direction de la lutte de libération nationale et la résistance armée, en l'absence des autres leaders nationaux et à leur tête le leader Habib Bourguiba.
La veille du 5 décembre 1952 ( un vendredi), Farhat Hached avait organisé une embuscade ayant coûté la vie à six soldats français parmi le contingent militaire français en Tunisie qui comptait, alors, 100 mille éléments. Le 6 décembre, devait aussi se tenir à New York une réunion onusienne en faveur de la cause tunisienne. Farhat Hached devrait y assister, mais les autorités françaises de Paris ont refusé de lui accorder une autorisation pour se rendre aux Etats Unis d'Amérique parce qu'elles avaient projeté de l'éliminer physiquement.
Crime imprescriptible
Noureddine Hached a critiqué le gouvernement tunisien de l'indépendance pour n'avoir pas adopté comme cause nationale l'affaire de l'assassinat de Farhat Hached et donné, ainsi, à cet assassinat le caractère de crime politique imprescriptible, ce qui aurait évité de classer l'affaire en 1956 par la justice française en tant que crime ordinaire de droit commun. Il a appelé les forces convaincues de la cause de l'assassinat de Chokri Belaïd à agir pour que l'Assemblée nationale constituante actuelle adopte la cause de l'assassinat de Chokri Belaïd en tant que crime politique imprescriptible afin que l'enquête reste ouverte et poursuive son cours normal jusqu'à l'arrestation, le jugement et la condamnation de tous les coupables présumés.
Les participants ont affirmé leur attachement absolu à la découverte de la vérité concernant l'assassinat de Chokri Belaïd.
La manifestation commémorative a comporté aussi des communications sur la justice pénale internationale, dans l'éventualité de recourir à cette justice concernant l'assassinat de Chokri Belaïd. Mais, le bâtonnier Chawki Tabib a émis l'espoir que la justice tunisienne arrivera à faire toute la lumière sur l'affaire, en arrêtant les coupables et en les jugeant et les condamnant pour ce crime odieux étranger aux mœurs et traditions tunisiennes.
Les membres de la famille du disparu conduits par son père, Salah Belaïd, étaient, notamment, présents à la manifestation.


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