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Le retour aux pratiques de nos ancêtres ?
Environnement - Sfax se mobilise pour l'élimination des stocks des pesticides et aux polluants organiques (POPs)
Publié dans Le Temps le 31 - 08 - 2007


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*Lutte biologique à travers la prolifération d'insectes, de plants ou d'oiseaux prédateurs. Il en existe 300 de par le monde et la Tunisie opte pour la coccinelle
Force est de reconnaître de prime abord que les POPs sont des substances très utiles et d'autant plus indispensables que la croissance démographique mondiale exige une agriculture performante capable de répondre aux besoins sans cesse croissants en nourriture de la population mondiale à travers une production conséquente.
Les pesticides, les insecticides et autres produits utilisés contre les parasites et autres insectes ou plants prédateurs dont les effets sont dévastateurs sur la production agricole. Réparties en trois catégories, à savoir, pesticides, les produits chimiques industriels et les sous-produits chimiques involontaires , ces substances chimiques sont d'autant plus nocives qu'elles se trouvent en très grandes quantités et qu'elles sont pernicieuses. Selon le rapport d'experts internationaux, « Leur accumulation dans les tissus adipeux des organismes vivants, dont l'être humain, et leurs concentrations très élevées en haut de la chaîne alimentaire en accroissent la toxicité ». Le même rapport ajoute : « L'accumulation d'indices permet d'imputer certains cancers et diverses maladies et déficiences du système immunitaire à plusieurs des POP répertoriés par la convention de Stockholm. Ce qui est alarmant, c'est que leurs impacts sur la faune et la santé humaine peuvent être observés non seulement à proximité mais aussi très loin des sources d'émission . Ces impacts s'opèrent également en dépit de la faiblesse d'exposition et de concentration dans l'organisme » Il y a de quoi donner sérieusement à réfléchir quand on sait que notre nourriture quotidienne n'est pas aussi saine qu'on a tendance à le croire. Il serait utile de savoir aussi que les PCB, produits chimiques chlorés sont disséminés jusque dans les radiateurs à bain d'huile utilisés pour le chauffage.

Enjeu dantesque
Décréter la cessation de la production et l'élimination pure et simple des POPs, c'est malheureusement aller trop vite en besogne. L'enjeu est dantesque, particulièrement pour les pays pauvres, tellement ces substances sont disséminées dans l'environnement naturel et tellement la destruction des stocks est exigeante en moyens financiers et en compétences en matière d'expertise. C'est grâce à la solidarité internationale et plus particulièrement aux organismes internationaux comme le Fonds pour l'Environnement Mondial et PAN Africa qui se définit en ces termes « un réseau d'information et d'action faisant partie de Pesticide Action Nerwork International » et « une coalition à l'échelle mondiale de groupes de volontaires, d'Organisations Non Gouvernementales, de la société civile, d'instituts de recherche, d'universités et de citoyens œuvrant pour l'adoption de pratiques écologiques saines en lieu et place de l'utilisation des pesticides chimiques dangereux. », que des projets ont été initiés dans les pays en développement à l'instar des deux projets conduits par l'Association de Protection de l'Environnement à Sfax ( APNES). « Ces projets tablent d'abord sur la sensibilisation tous azimuts de publics cibles, en l'occurrence les animateurs de Clubs de l'Environnement au sein des établissements scolaires, les ménages, les agriculteurs et les commerçants en pesticides » affirme à ce propos le professeur Khaled CHAKER, directeur des projets « Sensibilisation aux polluants organiques persistants » et « Sensibilisation pour l'élimination des stocks de pesticides dans la région de Sfax ».

Changer d'attitude
Séminaires , dépliants, forum, calendrier de poche, médiatisation, autant d'initiatives mise en œuvre pour informer, mettre en garde et stimuler une attitude plus prudente voire plus méfiante à l'égard des POPs. En plus des mesures destinées à réduire les risques d'exposition lors de la manipulation et de l'utilisation de ces produits, les efforts ont porté sur les différentes alternatives. A ce propos M. CHAKER insiste sur la nécessité de changer notre attitude envers les POPs et de revenir aux anciennes pratiques de nos ancêtres. Plusieurs procédés sont préconisés. Ils présentent l'avantage d'être moins nocifs ou hautement écologiques comme : - La lutte biologique à travers la prolifération d'insectes , de plants ou d'oiseaux prédateurs.On dénombre actuellement de par le monde 300 espèces. En Tunisie, le choix s'est porté sur la coccinelle identifiée comme prédateur naturel efficace le mieux indiqué. Actuellement, certains instituts de recherche s'emploient à développer « l'élevage » de ces insectes et à les commercialiser. - La lutte microbienne par le biais de pulvérisation de microbes sur les plants destinés à neutraliser les prédateurs. - la lutte physique : c'est la plus ancienne. Elle consistait à former de petits tas de végétations ou de branchages et autres déchets agricoles entre les rangées d'arbres, vivier de prédilection pour les moucherons et autres insectes prédateurs destiné à leur servir d'appât et qui est incinéré trois jours après. C'est un mois très efficace de se débarrasser de ces prédateurs. - La lutte écologique ou agricole :elle consiste à sélectionner les plats les plus robustes , les plus résistants et les plus adaptés à la nature du sol et au climat de façon à fortifier l'immunité agricole. Il est vrai que la convention de Stockholm a interdit la fabrication et l'utilisation des POPs les plus dangereux, mais qu'en est-il des stocks de POPS obsolètes ?.

Prévenir la reconstitution des stocks
En Tunisie, les ministères de l'Environnement et du Développement Durable, de l'Agriculture et des Ressources Hydrauliques et de la Santé Publique ont entrepris avec le soutien d'organismes internationaux, notamment la FAO, le FEM, PAN Africa et autres, un plan d'action progressif. Les deux inventaires de 2003 et 2006 ont permis de recenser environ 1170 tonnes de pesticides localisés dans 203 dépôts répartis sur 150 sites. L'étape suivante consiste à éliminer ces stocks par incinération, une opération confiée à un organisme international compétent. Reste à prévenir la reconstitution des stocks de par le monde, sachant que nombre de pays riches se débarrassent de leurs stocks par l'intermédiaire de dons aux pays démunis, notamment à l'occasion de fléaux et de catastrophes naturelles, par exemple l'invasion des sauterelles, pour se débarrasser des quantités de substances chimiques stockées et « exporter » le danger ailleurs. La solution ? - Soumettre ces dons « empoisonnés » à des contrôles internationaux pour contrecarrer ces desseins malveillants.
Mais que faire en cas d'importation de pesticides qui sans être obsolètes peuvent être nuisibles ? Notre interlocuteur préconise de minimiser tout simplement les doses.

Pour revenir au cas de Sfax, nous croyons savoir que la région recèle des stocks importants de ces produits obsolètes déposés dans de mauvaises conditions .La mise aux normes et la réorganisation des sites de stockage s'imposent par conséquent comme c'est le cas de Menzel BOURGUIBA où cette opération a été menée avec succès pour ce qui est du stock de DDT.


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