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Grâces et disgrâces
Controverses
Publié dans Le Temps le 18 - 06 - 2013

Au sein de l'Opposition tunisienne actuelle, le parti Al Joumhouri est tombé en disgrâce ces derniers jours. Presque personne ne dit plus du bien de son trio dirigeant, entendez Ahmed Néjib Chebbi, son frère Issam et la Secrétaire Générale Maya Jribi.
Depuis qu'ils s'accordèrent tous trois, quasiment le même jour, à louer le projet de constitution, on les a vite rangés parmi les alliés discrets d'Ennahdha et de la Troïka gouvernante. Décidément, Al Joumhouri n'arrête pas de faire parler de lui depuis qu'il fait partie de l'Alliance baptisée L'Union pour la Tunisie. A la fin de l'hiver dernier, on le sentait très proche du Front Populaire ; à la même période, Ennahdha lui faisait aussi les yeux doux; lorsqu'on initia le Dialogue National (version Moncef Marzouki), ses délégués ne s'alignèrent pas tout à fait sur les positions de Nida Tounès ni sur celles d'Al Massar. Maintenant, il fait presque cavalier seul, comme parti opposant, en faveur du brouillon du Destour. D'aucuns vont jusqu'à flairer un « marché » conclu dans les coulisses avec Ennahdha. Quoi qu'il en soit, Al Joumhouri donne l'air d'avoir intégré l'Union pour la Tunisie contre son gré, quelque peu forcé, de toute manière sans total consentement. Son cas nous rappelle une anecdote bien de chez nous sur le mariage avec les instituteurs : on raconte en effet que depuis la paupérisation des enseignants du primaire, les parents à qui un instituteur demande la main de leur fille donnent souvent leur accord de principe en attendant qu'un meilleur parti se présente. Al Joumhouri nous semble depuis le début dans ce cas de figure. Qui sait, peut-être qu'aujourd'hui, c'est le Sultan du fameux feuilleton de Nessma Elhamra qui est dans sa ligne de mire !
Sacré Bajbouj, Bajbouj sacré !
Longtemps en disgrâce auprès du public tunisien, la Nationale 2 est montée dans l'audimat samedi soir : l'émission « merci de votre présence » a sans doute réalisé un très bon taux d'audience en invitant Béji Caïed Essebsi. Pour une fois, nous avons enregistré de nombreux commentaires sur un programme de cette chaîne qui, paraît-il, vit à l'ombre de son « aînée » la Nationale 1 et affiche un peu trop ostensiblement ses options progouvernementales. Cependant, autant la venue de Bajbouj rendit service à la Nationale 2, autant le plateau de « merci de votre présence » fit l'affaire de Béji Caïed Essebsi qui sut à merveille tirer parti de son passage à une heure de forte audience et lyncha à souhait ses détracteurs dans l'affaire des actions de Slim Chiboub. Au final, il en sortit blanc comme neige tandis que ses accusateurs apparurent comme les pires calomniateurs. Mieux encore, le programme offrit une nouvelle occasion à Essebsi pour faire valoir ses indéniables qualités de diplomate et de vieux renard à qui on ne la fait pas. Cerise sur le gâteau : M. Mehdi Ben Gharbia, autre invité de l'émission censé jouer un rôle de contradicteur, fit à Bajbouj la surprenante proposition de remplacer Moncef Marzouki jusqu'à la fin de la période transitoire, jugeant qu'Essebsi est le plus à même de sauver le pays et de le mener à bon port, c'est-à-dire jusqu'aux prochaines élections. Trop d'honneurs à la fois. Cela risque de faire bien des jaloux parmi les leaders de l'Opposition et bien sûr au sein même de l'Union pour la Tunisie. Inutile d'en dire plus !
Bonté divine, et quoi d'autre ?
Si quand même : il y a lieu, en effet, de parler du grand « perdant » du moment, à savoir le Président Marzouki. De nombreux signes laissent entendre que son trône est déjà proposé à des successeurs potentiels. Les uns avancent le nom d'Ahmed Néjib Chebbi, d'autres parlent de Hamadi Jebali et voilà que Ben Gharbia suggère Si Béji. Est-ce à dire que la page Marzouki est bientôt tournée ? Il y a de quoi le penser quand on entend Habib Khedher affirmer que notre président actuel n'a aucun droit de regard sur la validation ou la non validation du Destour. L'Opposition démocratique dont certains dirigeants se sont rendus à Carthage pour solliciter l'intervention de Marzouki à ce propos n'ont qu'à déchanter. Depuis que les députés du C.P.R. jouent les trouble-fête dans la finition de la Constitution, le discrédit de Marzouki aux yeux d'Ennahdha semble de plus en plus évident. Est-ce pour cela que les candidatures à la Présidence se multiplient ? Doit-on faire le rapport entre l'actuel froid qui prévaut entre Ennahdha et le C.P.R. et les chaleureux nouveaux rapports entre Al Joumhouri et le parti de Rached Ghannouchi ? A coup sûr, nous n'attendrons pas longtemps pour savoir la réponse. Et celle-ci peut venir d'abord de Moncef Marzouki lequel ne comptera pas seulement sur la « bonté divine » pour conserver son trône !
Guerre médiatique
Loin de la politique maintenant, mais encore à propos des médias : le journaliste Samir El Ouefi n'est plus en grâce auprès de la direction d'Hannibal TV. Mais ce futé d'animateur s'est vite trouvé une place dans Ettounssiya. D'après plusieurs commentateurs, ce divorce va nuire plutôt à la chaîne de M. Arbi Nasra. L'émission « Essaraha Raha » est l'une des plus réussies et des plus suivies d'Hannibal TV. Samir El Ouefi l'a marquée de son empreinte : il faut lui reconnaître d'avoir l'intelligence et les talents de provocateur nécessaires pour qu'une émission draine du public. On parle de Lotfi Lâamari pour le remplacer. L'ex-rédacteur en chef du journal « Haqaieq » n'a rien à envier à Samir El Ouefi le journaliste, peut-être même que la comparaison n'a pas lieu d'être. Cependant, nous pensons que l'animation d'Essaraha raha posera pas mal de problèmes à Lâamari qui devrait, comme le félin qui triomphe de son prédécesseur, marquer le terrain de son odeur. Ce qui, tout le monde en convient, lui demandera beaucoup de temps et donc un certain nombre d'épisodes moyens ou franchement ratés. Toujours est-il que c'est un challenge pour lui, comme pour la chaîne. Celle-ci perd du terrain par rapport à deux chaînes privées rivales, Ettounssiya et Nessma. Dans les guerres médiatiques, il ne faut pas traîner. D'ici Ramadan, Hannibal doit se rattraper et frapper un vrai coup de maître ; sans quoi, c'est elle-même qui tombera en totale disgrâce !


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