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Al –Qaida : l'Afrique sans pitié
Au fil de l'actualité
Publié dans Le Temps le 27 - 09 - 2013

Les insurgés islamistes somaliens chababs qui ont revendiqué l'attaque meurtrière du Centre commercial Westgate de Nairobi au Kenya le 21 septembre dernier, faisant plus de soixante morts et de nombreux blessés représentent une nouvelle menace pour la stabilité du continent noir et marquent un tournant dangereux dans la douloureuse spirale du terrorisme international.
Créée par Aden Hashi Farah « Ayro », jihadiste somalien formé dans les camps d'entrainement afghans de Ben Laden au milieu des années 90, Haraket Al-Chabab Al –Moujahidin, plus connu sous le nom de chabab , a profité de l'effondrement de l'Etat somalien pour constituer une véritable armada terroriste composée de 700 à 800 combattants islamistes étrangers venus notamment des pays arabes ,du Pakistan et même des Etats-Unis, en plus des 5000 membres locaux répartis sur l'ensemble du territoire somalien.
Cette milice bien entraînée et fortement liée à Al-Qaida a toujours constitué un facteur de perturbation régionale annonciateur d'actes sanguinaires dans cette partie de l'Afrique avec notamment en 2010 des attentats sanglants dans la capitale ougandaise KAMPALA, faisant 74 tués dans des attentats à la bombe.
Malgré le succès de l'opération militaire française au Mali, le continent africain reste la proie à des actions dévastatrices destinées essentiellement à diffuser la terreur et surtout à mettre à nu les failles sécuritaires et les défaillances logistiques des grands moyens utilisés par les grandes puissances occidentales et leurs alliés africains dans leur lutte contre le terrorisme international .
Un plan d'attaque terroriste fécondé par Al-Qaida semble se profiler contre l'Afrique en tant que continent émergent .L ‘AQMI au Nord, le mouvement Chabab au Sud, appuyé par le groupe BOKO HARAM au Nigéria et pays limitrophes. Cette horde d'assassins sauvages et sans scrupules dont les actions atroces, parfois presque tolérés et faiblement réprimées, souvent volontairement oubliées dans certains pays où la tendance islamique tient les arènes du pouvoir, se caractérise par des ambitions majeures : des méthodes brutales, un jihad global et un objectif final : l'imposition d'un état islamique basé sur la charia.
De la méditerranée à l'océan indien, les pays africains doivent-ils subir, les conséquences désastreuses sur leur développement, d'un islamisme radical et incontrôlé, trouvant sa force grâce à son affiliation dans la plus grande organisation terroriste internationale Al-Qaida ?
La question mérite d'être posée .D'autant plus que ces groupuscules trouvent un financement régulier et consistant dans des opérations criminelles tels que le trafic de drogue, le trafic d'armes, les rançons à la suite d'enlèvements et surtout le soutien de riches hommes d'affaires musulmans partageant largement leur vision de l'Islam.
Les Etats-Unis, gendarme du monde et principal ennemi du terrorisme international ne sont-ils pas irrémédiablement appelés à consolider financièrement et à améliorer la logistique des forces d'intervention de l'Union Africaine dans leur lutte armée contre ces groupes dangereux qui sèment la terreur en Afrique et pour lesquels il n'existe qu'une religion :la leur ?
La prorogation du Jihad en Afrique du nord, suite aux dernières pertes subies au Mali, annonce une période trouble dans ces pays. Encouragée par la facile circulation des armes et la faible mainmise du pouvoir central, le Jihad risque de transformer toute la région en quelque temps en un volcan difficile à éteindre. Surtout que l'expérience a montré que les lacunes structurelles de gouvernance et l'inefficacité manifestée au début ont largement favorisé l'implantation de cellules terroristes, qui à la longue et en l'absence d'une réaction répressive appropriée, se sont transformé en des noyaux durs, guidé par des professionnels du terrorisme, très souvent alliés d'Al-Qaida.
Dans ces pratiques terroristes nouvelles à nos pays et à nos traditions, faut-il chercher un quelconque complot destiné à saboter les mécanismes du développement économique et social pour mieux intégrer la religion dans le système politique ?
Les méthodes utilisées que ce soit en Afrique ou ailleurs, par les Shabab ou Boko Haram ou les Jihadistes de l'AQMI sont les mêmes avec des résultats semblables qui entraînent toujours le sang, la destruction et les malheurs. Le terrorisme international qui trouve son essence dans la religion finit souvent par emporter des civilisations et des générations entières, s'il n'est pas détruit à la base. Pour cela ,sans faire de différence entre la religion, la culture, la langue ou la couleur de la peau, le peuple d'Afrique uni et solidaire doit mener un combat sans merci contre tous les intrus qui sous couvert d'idéal religieux cherche avant tout à détruire le continent.


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