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Neymar répond présent
Publié dans Le Temps le 14 - 06 - 2014

Avec un doublé face à la Croatie (3-1), Neymar, sur lequel comptent 200 millions de Brésiliens a répondu aux attentes et se positionne comme un des grands acteurs du Mondial malgré la pression et ses 22 ans.
La star Lionel Messi en est déjà à son troisième Mondial, et il n'a pas vraiment brillé en 2006 (19 ans) et 2010 (23). Neymar Jr a lui entamé son premier Mondial du bon pied alors que toutes les attentions se concentrent sur sa personne. Une gageure.
Signe de cette pression, le jeune attaquant du FC Barcelone a toutefois écopé d'un carton jaune pour un coup de coude. Un geste à ne pas recommencer s'il ne veut pas rater bêtement un match...
«Le match a été compliqué. On a mis du temps à rentrer dans la partie à cause du stress», a reconnu Neymar.
Mais, c'est lui qui a remis le Brésil dans le sens de la marche d'une belle frappe du gauche d'une vingtaine de mètres. Chance ou précision chirurgicale: la réussite sourit souvent aux plus forts et Neymar a trouvé l'espace de quelques centimètres entre les gants de Pletikosa et le montant de sa cage pour égaliser grâce à un poteau rentrant (29e).
33 buts en 50 sélections
Bien sûr, il a raté de nombreux dribbles et a loupé quelques passes mais c'est encore lui qui a été chargé de tirer le penalty importantissime qui a donné l'avantage à son équipe. Là aussi, il a bénéficié d'un peu de réussite, Pletikosa touchant le ballon mais Neymar n'avait pas pris sa tache à la légère et avait tiré suffisamment fort pour que le gardien ne puisse contrôler le ballon (71e)...
«On a montré une capacité de réaction pour renverser le match. L'entrée en matière est toujours difficile», a ajouté la star.
Ce doublé, synonyme de 33e but en 50 sélections avec le maillot auriverde, le positionne comme le chef de file de son équipe et une des stars de Mondial. Lui qui n'avait pas convaincu tous les observateurs en Europe lors de sa saison avec le FC Barcelone, marquée par une disette de trophée.
Si jeudi, Oscar a sans doute été le meilleur brésilien du match, c'est bien le médiatique Neymar qui a été élu meilleur joueur de la rencontre par la Fifa, probablement parce qu'il assume le rôle de patron.
Scolari : «Le public nous a poussés»
Le sélectionneur brésilien Luiz Felipe Scolari a rendu un vibrant hommage au public de Sao Paulo qui a «poussé» son équipe.
Vous avez été mis en difficulté sur des contre-attaques, vous allez en parler avec vos joueurs ?
Si je pouvais parier sur l'équipe qui va se qualifier dans ce groupe, je parierais sur eux (la Croatie). Ce sera très dur pour chaque équipe. Ils font passer la balle facilement dans le dos de la défense, ils ont beaucoup de qualités, ils ont utilisé leurs forces d'où ce but inscrit par Marcelo contre son camp. Les Croates ont une grande force, mais c'est vrai que nous devons fermer certains espaces.
Allez-vous procéder à des changements en vue du prochain match (contre le Mexique) ?
Il n'y a aucun problème sérieux, j'ai deux ou trois joueurs fatigués, mais dans un ou deux jours, on fera un point et je pense que je n'aurai aucun problème pour le prochain match. Quant aux cartons jaunes reçus par Neymar et Luiz Gustavo, je ne m'en soucie pas.
L'arbitre international français Stéphane Lannoy revient sur le pénalty accordé au Brésil:
«C'est Fred qui a abusé l'arbitre !»
Le match d'ouverture, qui s'est joué entre le Brésil et la Croatie, jeudi 12 juin, a été le théâtre de la première polémique du Mondial. A la 69e minute, les deux équipes sont à égalité, 1-1. Fred semble alors accroché par Dejan Louvren dans la surface de réparation croate. L'arbitre de la rencontre, M. Nishimura, siffle le premier pénalty de cette 20e Coupe du monde et les Brésiliens prennent l'avantage. Mais voilà, à regarder de plus près, Fred, transparent jusqu'à ce fait de jeu, simule. Les Croates n'auraient pas dû être punis.
Stéphane Lannoy, arbitre international, qui a officié au Mondial 2010 — dont Brésil-Côte d'Ivoire — revient sur ce pénalty pour le moins litigieux.
« Ce qui me choque le plus, ce n'est pas l'erreur de M. Nishimura, c'est la simulation de Fred. J'ai emmené mes enfants à l'école ce matin, j'ai allumé la radio et c'est toujours le même son de cloche. On stigmatise en permanence l'erreur d'arbitrage et on ne parle jamais de la tricherie du joueur. On dit « c'est un pénalty généreusement accordé ». On ne parle pas du comportement de Fred, qui a abusé l'arbitre. Il faut le dire, pourtant !
L'arbitre a été abusé par un comportement évident. Ce n'est pas facile à voir, l'arbitre n'a qu'une vision de face, tout ce qu'il voit c'est un défenseur au contact avec Fred et il pense qu'un tirage de maillot provoque sa chute. A vitesse réelle, devant son téléviseur, on pense d'ailleurs qu'il y a eu tirage de maillot et, au ralenti, on se rend compte qu'il n'y a absolument rien. L'autre question que je me pose, c'est de savoir si oui ou non il y a une intervention extérieure ; si oui ou non son arbitre assistant, qui avait une vision beaucoup plus dégagée, a pu apporter à Nishimura une indication.
«Il n'est pas du tout certain de continuer ensuite »
Plutôt que de jeter systématiquement le discrédit sur le corps arbitral, ne pourrait-on pas stigmatiser un peu plus le comportement déviant du joueur ? Mettons-nous deux petites secondes à la place de l'arbitre japonais, Yuichi Nishimura. A la fin du match, il est forcément déjà au courant de son erreur. Si ce n'est le banc croate qui l'a alerté, ce sera l'examinateur de la FIFA qui va noter la prestation de l'arbitre, va lui signifier ce qu'il a apprécié et ce qu'il a moins apprécié, et reviendra sur le pénalty.
Nishimura va certainement passer une sale soirée et va faire les choux gras de la presse pendant quelques jours. Il aura certainement un deuxième match, moins prestigieux, à arbitrer lors de cette Coupe du monde mais il n'est pas du tout certain de continuer ensuite. Le pauvre, c'est extrêmement compliqué. Et Fred ? Rien. Je ne suis pas à la place des gens de la FIFA mais j'aimerais que ce genre de comportement soit sanctionné.
La préparation d'un tel match est compliquée. Les arbitres de la Coupe du monde sont retranchés dans un camp mais ils n'ignorent rien des enjeux qui entourent les matches. Quand un arbitre est désigné pour arbitrer le Brésil, il n'ignore rien de la pression populaire, du climat social qui entoure la compétition, des risques de débordement si le Brésil était amené à sortir rapidement de la compétition. Il faut essayer, malgré tout, de rester concentré sur le jeu, anticiper, être dans les meilleures conditions pour prendre la décision la plus juste possible.
Le Brésil, ça va vite, la Croatie aussi, tout est une question d'anticipation. Jeudi, l'arbitre a essayé de laisser vivre le jeu au maximum, il n'a pas beaucoup sifflé, il aurait pu cartonner davantage mais l'état d'esprit sur le terrain était bon. Il a tenté, à l'exception du pénalty, de chercher le meilleur angle ou le meilleur positionnement.
«Renvoyer la responsabilité du geste sur le joueur»
Nous autres, arbitres, sommes là pour prendre des décisions impopulaires. C'est notre boulot. En 2010, j'ai arbitré le Brésil contre la Côte d'Ivoire, lors des matches de poule de la Coupe du monde en Afrique du Sud. Le Brésil s'est imposé 3-1 mais sur le deuxième but, Luis Fabiano contrôle le ballon de la main. Je valide le but mais j'ai un doute alors je vais voir le joueur et je lui pose la question. « Avec quelle partie de votre corps avez-vous contrôlé le ballon ? – Avec la poitrine », me répond-il.
C'était un mensonge mais c'était la seule façon pour moi de renvoyer la responsabilité du geste sur le joueur. S'il m'avait dit que oui, il avait contrôlé ce ballon avec la main, j'aurais annulé le but. Tant que le jeu n'a pas repris, vous pouvez revenir sur votre décision et on peut toujours espérer tomber sur un gentleman. Voilà tout l'enseignement que j'avais tiré du « mauvais réflexe » de Thierry Henry lors des barrages contre l'Irlande. C'était impossible à voir mais en posant la question au joueur, on renvoie la responsabilité sur lui, au risque qu'il passe pour un menteur. Le football n'a pas besoin de la vidéo, le football a juste besoin de joueurs plus honnêtes. »
Carton rouge pour l'arbitre japonais Nishimura
Le match d'ouverture de la coupe du monde entre le Brésil et la Croatie a été marqué par la partialité manifeste de l'arbitre japonais Yuichi Nishimura lequel a privé les Croates d'un partage de points que personne ne leur aurait contesté.
Une première bévue sur le penalty de la 71èmeminute accordé au Brésil pour une charge inexistante sur Fred, coup de réparation qui a permis à Neymar de marquer et aux Brésiliens de se relancer vers la victoire. Et nouvelle méprise envers les Croates quand ce même arbitre annula le but d'égalisation de la Croatie prétextant une faute sur le gardien brésilien Julio Cesar.
Voilà un arbitre que la commission compétente de la fifa ferait bien de renvoyer séance tenante. A moins que le sieur Nishimura n'ait cherché, à travers ce comportement scandaleux, à éviter la menace de nouvelles manifestations de mécontentement d'une grande partie de la population brésilienne en cas de faux pas de son équipe nationale. Et là, il a droit à la médaille du mérite.


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