Hammamet chante la paix à l'occasion du concert "Rissalet Salem", une célébration de la spiritualité, un dialogue des cultures et des religions et une façon de réconcilier les hommes par le biais de la musique. L'esprit du festival d'Hammamet, cristallise bel et bien l'inspiration qui est à l'origine de la création de cet événement. Le festival a pour ambition de mettre les arts et les spiritualités au service du développement humain et sociétal et du rapprochement entre les peuples et les cultures». Belle initiative ! Ce grand spectacle constitue un pont culturel entre deux mondes musulman et chrétien et les rassemble, au-delà des différences, dans un esprit de paix et de fraternité. Avant hier, ils se sont retrouvés pour lancer un message universel pour la création artistique. Ils ont véhiculé un message d'amour, de fraternité, de paix, de bonté et de tolérance. Entre religions. L'artiste Hatem Ferchichi s'est félicité de l'accent mis par ce concert sur les valeurs humaines. "J'ai toujours plaidé la cause de la tolérance", a-t--il expliqué. "Nous sommes certes différents, mais égaux. Et l'on doit transmettre ce message." Chants spirituels et soufis puisés du patrimoine artistique et copte ont été à l'honneur. L'ensemble Cheikh Hatem Ferchichi pour la musique soufie avec ses 12 mounachydine était accompagné de 48 voix venues d'Indonésie et d'Egypte, le tout dirigé par Intissar Abdelfattah pour présenter des chants liturgiques musulmans et coptes. Les deux religions prônent des valeurs essentielles qui, au delà des pratiques propres à chacune d'elles, se rejoignent et se renforcent. Leurs valeurs sont des principes de vie qui se complétent dans une communion d'harmonie et de tolérance. Ce spectacle d'ouverture, ce mélange de musiques sacrées musulmane et chrétienne exprime cette union entre les peoples et les civilisations. Entre les chants sacrés musulmans tunisiens et indonésiens et les cantiques chrétiens coptes, les voix s'élevaient à la gloire du créateur et pour l'amour de son prochain. Avec leur voix pure et limpide, ces choristes ont offert au public d'Hammamet, un beau spectacle. Des chants spirituels, dédiés à la paix, à l'espérance et à la tolerance Le spectacle était magnifique, et le public en adhésion totale. On a dit, mais peut-être pas assez, la maîtrise remarquable d'une chorégraphie éclatée sur plusieurs niveaux de plateaux, et où, à chaque instant, et dans chaque angle, il se passait quelque chose. Une véritable symbiose et une parfaite harmonie se sont créées tout naturellement entre ces Tunisiens, Egyptiens et Indonésiens et le public. Ivresse des mots, des poèmes, des chants et des rythmes. Le public ravi essaie de vivre cette atmosphère et par la même, découvrir ces chants soufis qui de nos jours demandent à être plus connus dans nos cultures. Les chants sont comme une mélopée, une plainte triste et lancinante. C'est une expression puissante et sincère. Mais à d'autres moments, les chants sont alertes, rythmés, entraînants. La communion est immédiate avec le public. Les morceaux s'enchaînent sans temps mort. Ces chants font bouger l'assistance avec ovations et applaudissements du public. Le rythme s'accentuait avec ces danseurs de Tanoura qui sillonnent la scène. Encore une fois Hatem Ferchichi excelle dans son scénario. Le public attentif est enivré de ces belles images d'Egypte, d'Indonésie et de tout ce monde musulman et chrétien. Ces choristes ont chanté du plus profond de leur être pour un public qui sait apprécier et écouter un patrimoine riche en musique sacrée dans ce beau cadre d'Hammamet