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Ces lois «hors-la-loi»... ! Prenons une pause «législative» !
Publié dans Le Temps le 24 - 07 - 2014

Depuis l'antiquité l'apparition de « la loi » a constitué une évolution qualitative énorme de l'humanité, semblable à la maîtrise du feu, ou à la naissance de l'écriture ! En effet, « la loi » c'est l'expression d'une volonté générale, de se soumettre à une règle de conduite et de comportement, individuel et collectif, qui permet d'éviter de se faire justice soi-même, ou de porter atteinte à la vie et aux biens d'autrui. D'où cette perception de la loi comme étant une règle obligatoire et sanctionnée.
Mais le problème de l'acceptabilité de la loi a toujours constitué le problème majeur de tous les temps. Aristote, le premier grand juriste de la Grèce antique, avait coutume de dire : « Quand la loi est injuste, personne ne l'applique », d'où la nécessité d'adapter les lois à l'évolution économique sociale et culturelle y compris la politique.
Autre handicap majeur à la transparence de la loi qui doit être égalitaire et impersonnelle, c'est le « pouvoir légiférant » lié essentiellement à l'appropriation et l'exercice du pouvoir par un roi, une junte, ou une assemblée oligarchique contrôlée, par un parti dominant et anti-démocratique.
En Tunisie, pour notre « bonheur » (vous apprécierez !) nous avons connu toutes les bonnes lois mais aussi toutes les manipulations des lois à travers notre longue histoire « législative », puisque nous appartenons à une civilisation « constitutionnelle » depuis Carthage, soit à peu près 500 ans avant Jésus Christ date de l'adoption de la constitution de « Carthage » citée par le grand Aristote dans son ouvrage de référence « La politique ». Le précepteur d'Alexandre et conseiller du roi Philippe de Macédoine va même jusqu'à exprimer sa grande admiration pour la loi fondamentale de Carthage qui garantissait déjà... la séparation des pouvoirs entre l'exécutif, le législatif et le judiciaire,, et surtout l'octroi des charges politiques civiles et administratives sur la base du « mérite » et non pas sur la base de la fortune ou du rang familial et social.
Mais, depuis la destruction de Carthage bien des eaux ont coulé du côté de la Medjerdah ! Mais, malgré les occupations et les invasions successives avec des pouvoirs prétoriens et souvent absolus, l'œuvre législative tunisienne a été plutôt rattrapée par la « raison » et l'équité modératrice et fonctionnelle. Les Romains ont fait de la Tunisie punique, « La proconsulaire » avec un statut très autonome et des lois qui permettent une large décentralisation des régions surtout au niveau de la production économique. La « centralisation » romaine a été largement atténuée par les lois qui permettaient à la métropole de percevoir une sorte de dime (10%) de la production, en contre partie d'une liberté de jouissance totale de toutes les régions de la proconsulaire des fruits de leur travail.
Ce système à des degrés divers a été maintenu jusqu'à l'instauration de la dynastie husseinite, pour s'éteindre avec le protectorat français et l'accentuation de la « centralisation » à l'image du droit français.
La Tunisie, en 1881, faisait ainsi son entrée profonde dan le « droit écrit » alors que le droit coutumier malgré ses dérapages en temps de disette et de sécheresse, comme ce fut le cas avec la révolte de Ali Ben Ghedhahem, en 1864, ou l'insurrection des Fréchiches en 1906, s'est toujours adapté avec un certain bonheur à la réalité économique et à son évolution pragmatique acceptable.
Dans cet espace réduit il nous est bien difficile de surfer dans le temps et de cerner aussi bien les bonnes constructions législatives de plus de 3000 ans, que les mauvaises et elles sont bien nombreuses. Le « fait du Prince » en est souvent l'auteur mal inspiré, quand une groupe oligarchique, grisé par une victoire militaire ou électorale, s'approprie l'Etat, et en fait à sa guise en dehors de toute rationalité objective obéissant aux seuls relents passionnels de la revanche et de l'excessif !
J'écoutais l'autre jour un homme de religion d'exception le Cheikh Férid El Béji dans une radio locale, un véritable bonheur, car il parle simplement de questions relevant de la Chariaâ devenue si compliquée et si redoutée du fait de ce nouvel ordre de la dictature totalitaire au nom de l'Islam, que des imams et cheikhs (sic) bornés et obscurantistes veulent imposer à l'ancienne proconsulaire, l'Ifriquiya, , alors que les Romains et Okba Ibnou Nafaâ, lui-même, le général musulman conquérant fondateur de Kairouan, n'ont pas imposé aux Tunisiennes et aux Tunisiens de ces époques reculées.
Très brillant, le Cheikh Férid El Béji vous fait aimer l'Islam alors que d'autres le font haïr ! Il appelle à l'amour, au pardon, et à la miséricorde.
Il nous réconcilie avec l'Islam heureux du Prophète Mohamed (sawas), qui a été le premier à déclarer l'amnistie générale après « Fath Mekka » la (conquête de Mekka) et qui a toujours diffusé « El Yusr » (l'aisance) et pas « El Osr » (la contrainte), pour faciliter la vie aux Musulmanes et aux Musulmans !
Comme nous allons vivre la nuit du Destin, « Leilatou El Kadr » du 27 du mois saint de Ramadan, faisons un vœu pour que l'Assemblée nationale constituante arrête de légiférer et qu'elle nous donne une pause législative et qu'elle retire si possible toutes les lois qui divisent les Tunisiens et les poussent à la discorde et à la haine, comme cette loi inconstitutionnelle créant l'instance « Vérité et dignité » présidée par Mme Sihem Ben Sédrine, ancienne militante des droits de l'Homme, mais propulsée par les représentants de la revanche comme « premier magistrat » de cette instance parallèle à l'ordre judiciaire constitutionnel et institutionnel tunisien très performant et mondialement reconnu et apprécié. La justice « transitionnelle » est de fait une entorse à la justice et à l'équité parce qu'elle permet la manipulation « politique » dans le judicaire. Toute personne ou institution qui a enfreint la loi et causé un dommage quelconque à autrui ou à l'Etat est possible des peines et des contraventions spécifiées par les lois.
La justice doit être souveraine et le juge est seul habilité à interpréter et à appliquer les lois en son âme et conscience. Laissons la justice faire son travail dans l'indépendance la plus absolue, sinon, chaque régime et chaque système politique aura « sa » justice d'exception et ses « Azlams », une fois ramené au pouvoir par de nouveaux rapports de forces !
Nous sommes 11 millions d'âmes !
C'est à peine un grand quartier d'une ville comme Pékin ou Delhi...
Nous sommes frères et sœurs comme le dit le Cheikh Férid El Béji.... !
Alors de grâce, laissons à jamais l'inquisition à l'histoire, et place aux méritants ! Place aux bâtisseurs de la nouvelle Tunisie !
L'erreur est humaine... et comme le dit notre sainte religion : celui qui n'a pas fauté... qu'il lève la main » : Bonne fête à toutes et à tous.


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