L'Etat n'investit pas assez dans le secteur des transports    Voulant se rendre en Tunisie, des étudiants algériens se trouvent bloqués aux frontières    En vidéo: Un policier fait un croche-pied à un migrant    Tunisie-affaire des conteneurs: Les déchets médicaux en provenance de l'Italie ont été probablement utilisés pendant la pandémie du Coronavirus    COVID-19 Sousse, situation au 24 Novembre: 29 nouveaux cas et 6 nouveaux décès    Barack Obama épingle plusieurs personnalités dans ses mémoires "Une terre promise"    Le plus vieil arbre du parc du Belvédère de Tunis a son timbre    La data offre à la Tunisie plusieurs métiers et de business à exploiter    Espérance de Tunis : Raed Fedaa s'excuse et prolonge son contrat    DECES : Médecin général Mohamed Moncef Ben Moussa    Le 27 novembre, date de la plénière à l'ARP pour le vote de la LF complémentaire    A son tour, le champ de Guebiba victime du chantage des protestataires de Sfax    Le digital et médiation culturelle : Des idées à revendre    Focus Business | Les projets public-privé sur la sellette    Moez Chakchouk prend la défense du projet du port Enfidha    Impact de la crise Covid-19 sur le secteur de l'hôtellerie : De lourdes conséquences sociales    Expatriés : La régularité de Dräger    NEWS | La filière clubiste pour l'UST    Equipe nationale | Une esquisse de bilan : Kebaïer n'est pas le vrai problème    Le point sur l'épidémie du coronavirus dans les pays arabes : Mise à jour Du 24 Novembre 2020 à 11H00    Projet Souk El Kahina : Appui à la petite agriculture en Tunisie    Sécurisation des dispositifs médicaux : Un hacker peut‐il vous briser le cœur?    La violence contre les femmes est toujours d'actualité en Tunisie    Contrepoint | Petite déduction, grosse vérité    Présidence de la CAF : l'intérim du Congolais Constant Omari prolongé    Donald Trump ordonne le transfert de pouvoir à Joe Biden    Ooredoo atteint 24 gouvernorats durant sa campagne de sensibilisation contre la propagation du Covid-19    Vers le lancement du programme de l'initiative économique des femmes "Raeda" dans sa nouvelle version    Kasserine : la vanne du champ pétrolier « Douleb » fermée par les sitinneurs    Une correspondence de Ayari à la FIFA pour demander un audit de la FTF    Tunisie: La Première dame entamera ses fonctions au Centre d'études juridiques et judiciaires de Tunis    2846 cas confirmés en milieu scolaire depuis la rentrée    Les juges puis les cadres judiciaires, les grèves dans les tribunaux s'éternisent    Après les bouteilles de gaz, une pénurie de carburant à Sfax    LC Europe (poules / J4): les matches de ce mardi    Le mystérieux virus Chapare inquiète les scientifiques    Haikel Mekki-audio :" Le ministre des finances a présenté de fausses données à la commission des finances "    Météo | Légère hausse des températures et pluies sur la plupart des régions    Libye: Reprise d'un nouveau cycle du Forum du dialogue politique inter-libyen    Pandémie, allégement de la dette et lutte pour le climat, en débat    Huit morts dans des tirs de roquettes    Le court métrage "A moitié d'âme" propose une image qui interpelle le cœur dans une société où l'argent est le maître du monde    En vidéo, Enfin une nouvelle chanson pour la diva Amina Fakhet    Mes odyssées en Méditerranée | Siciliens de Tunisie – les Ciscardi : De la Sicile à la Tunisie, la route de l'espoir...    Fadhel Jaziri à La Presse : «Notre politique culturelle n'est plus articulée sur un marché»    Nouvel ouvrage de Sahraoui Gamaoun sur l'histoire et le patrimoine de sa ville natale Akouda    "Non à la Démolition", une campagne artistique virtuelle pour sauvegarder le bâtiment de l'Hôtel du Lac à Tunis    Gastronomie: "Couscous" et "Charfiya " vers l'inscription au patrimoine immatériel de l'humanité de l'UNESCO    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Cruel, mais beau!
Publié dans Le Temps le 01 - 10 - 2014

Vendredi dernier, la petite salle d'El Teatro (El Mechtel) a accueilli un public nombreux pour la première de la pièce classique Caligula d'Albert Camus mise en scène de Jean Luc Garcia. Produite par El Teatro Studio, cette création en langue française est interprétée par une pléiade de comédiens tunisiens : Lobna Toukebri, Soufia Chadli, Donia Hnayen, Walid Mufti, Salma Fourati, Mouna Akrout, Boutheina Ferchioui, Nadia Ben Yaala, Adrien Maitrinal, Souheib Oueslati, Hela Fourati, Hela Skhiri et Rim Ben Amor et une équipe technique composée de Sabri Atrous (lumières et régie générale) et Sofiène Ben Youssef (Régisseur Son).
«Caligula», est le drame d'un homme droit et valeureux qui, suite à la mort de sa sœur et maîtresse Drusilla, va basculer dans une folie meurtrière irréversible. Publiée en 1944, mais écrite dès 1938, « Caligula » a été joué pour la première fois en 1945. Il s'agit, avec « Le Malentendu » (1944), d'une pièce destinée à mettre en évidence la philosophie de l'absurde de Camus.
Caligula, autrefois empereur parfait, « scrupuleux » et raisonnable, perd sa sœur tendrement aimée, et découvre que « les hommes meurent et ne sont pas heureux », autrement dit que la vie, à laquelle pourtant chacun s'accroche, n'a pas de sens. En s'affranchissant de toute règle, il va chercher à atteindre l'impossible, quelque chose qui n'est pas de ce monde. Et en se montrant, à l'image des dieux, insensible, immoral et cruel, il espère inciter les hommes à se libérer des mensonges sur lesquels ils assoient leur existence.
Jean Luc Garcia a choisi de situer les événements dans un décor minimaliste. Les personnages sont habillés en tuniques romaines. Tandis que les dialogues sont comme les a écrits Camus dans un français parfait. Il a surtout tenté de ne pas faire de Caligula uniquement un tyran gratuitement assoiffé de pouvoir et de sang, un fou. Mais, de jouer sur tous les tableaux pour ne pas mettre en avant la monstruosité de ce personnage et de son déchirement, car la fin poursuivie par Caligula n'est pas monstrueuse même si les moyens sont horribles. Il y a comme une quête d'absolu, la recherche de la vérité et de la liberté.
La complexité du personnage de Caligula a nécessité un parti-pris de mise en scène qui a consisté à fractionner le personnage en six formes de telle sorte qu'il soit interprété par plusieurs comédiens. Chaque comédiens incarne une des facettes de cet homme qui «mi-ange, mi-démon, mi-homme, mi-dieu». De ce fait Caligula nous semble proche, humain malgré l'horreur qu'il inspire mais la lucidité du regard qu'il porte sur les hommes et la révolte qu'il tente de leur enseigner le fait qu'il se rapproche de nous, spectateurs.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.