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Le Nobel attribué à Gore montre les -ratages- de Bush
Les journaux américains unanimes
Publié dans Le Temps le 14 - 10 - 2007

Le Temps-Agences - L'attribution du prix Nobel de la paix à l'ex-vice-président Al Gore a mis en exergue les "ratages" de George W. Bush dans les sept années qui ont suivi sa victoire contre le candidat démocrate dans la course à la Maison Blanche, jugent les journaux américains d'hier.
Ainsi, pour le Washington Post, l'honneur fait vendredi à Al Gore, conjointement avec le Groupe de l'ONU sur le climat (Giec), est "perçu comme une rebuffade de plus infligée à l'impopulaire président" Bush, dont "l'inaction sur le changement climatique est un des principaux ratages de sa présidence". "Le triomphe de Gore permet de mesurer le discrédit de George W. Bush", renchérit le Los Angeles Times.
Ce qu'a fait l'ancien vice-président à titre "privé" aux côtés d'autres scientifiques aurait dû être et doit être fait par les gouvernements, et "les gouvernements, au premier rang desquels celui de Bush, ont misérablement échoué", écrit quant à lui le New York Times.
Interrogé sur le fait de savoir si la distinction attribuée à M. Gore allait accroître la pression sur le gouvernement Bush pour changer de politique en matière d'environnement, le porte-parole de la Maison Blanche Tony Fratto a répondu clairement : "Non". Al Gore a, de son côté, déclaré que s'il avait été élu en 2000, il aurait fait du climat l'une de ses priorités à la Maison Blanche.
La distinction de M. Gore, avocat d'une réduction des émissions de gaz à effet de serre, ne changera en rien la politique américaine en matière d'environnement, a toutefois réagi la Maison Blanche.
Le prix Nobel de la paix d'Al Gore pourrait néanmoins inviter les Américains à prendre conscience de l'urgence de la cause environnementale dans un pays où les économies d'énergie sont loin d'être entrées dans les mœurs. Selon une vaste enquête du Pew Research Center, les Américains sont désormais persuadés à 77% que le climat est en train de changer. En revanche, ils sont encore divisés sur les causes du réchauffement planétaire et sur les solutions à adopter, selon ce sondage qui date de janvier.
Vice-président de Bill Clinton et candidat démocrate malheureux à la Maison Blanche en 2000 face à George W. Bush, M. Gore, 59 ans, a contribué à vulgariser le sujet complexe du réchauffement avec son documentaire "Une vérité qui dérange" primé aux Oscars. "Il est probablement l'individu qui a fait le plus pour que l'on comprenne mieux à travers le monde les mesures qui doivent être adoptées", a dit M. Mjoes.
A New Delhi, le président du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec), l'Indien Rajendra Pachauri, a de son côté exprimé l'espoir que le prix créerait un "sentiment d'urgence" face au réchauffement. Faisant un travail de fourmi, le Giec expertise et compile les recherches de milliers de scientifiques internationaux. Ses rapports fournissent un socle de connaissances aux décideurs politiques. Le Giec prédit notamment une hausse de 1,1 à 6,4°C de la température moyenne planétaire d'ici à 2100, "très probablement" à cause de l'homme.
Le comité Nobel lance un message fort à la communauté internationale à quelques semaines de la conférence de Bali, du 3 au 14 décembre, qui doit se pencher sur de nouvelles réductions des émissions de gaz à effet de serre au-delà de 2012, après l'expiration de la première phase du Protocole de Kyoto. Un texte que M. Gore a négocié pour les Etats-Unis, aujourd'hui le principal émetteur de CO2 de la planète avec la Chine, mais non ratifié par le Sénat américain et foulé aux pieds par le président Bush.
En s'attaquant à la question climatique, le comité étend une nouvelle fois le champ couvert par le prix de la paix. L'an dernier, le Nobel avait privilégié la lutte contre la pauvreté avec le Bangladais Muhammad Yunus et sa Grameen Bank en 2006.
"D'importants changements climatiques pourraient altérer et menacer les conditions de vie d'une grande partie de l'humanité. Ils pourraient déclencher des migrations massives et déboucher sur une concurrence accrue sur les ressources", a expliqué M. Mjoes. "Il pourrait y avoir un risque accru de conflits violents et de guerres entre et au sein des Etats", a-t-il ajouté.


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