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Mohsen Marzouk ou le défi de régénérer Nida Tounès !
Publié dans Le Temps le 15 - 05 - 2015

Nida Tounès, le parti de tous les espoirs, le cri de « Monastir » de défendre l'Etat national moderne bâti par Bourguiba et ses pairs libéraux et socialistes sur plus de soixante ans de lutte âpre et tumultueuse contre la colonisation mais aussi contre l'héritage de siècles de décadence qui remontent au Moyen-âge. Nida Tounès, cette « machine » électorale miraculée pour avoir été épargnée par l'inquisition et la chasse aux sorcières de tous ceux qui voulaient faire l'amalgame entre la dictature de l'ancien régime et le « Bourguibisme » libérateur et progressiste. Oui, Nida Tounès qui a pu contrebalancer un pouvoir hégémonique au nom de la religion et qui voulait renvoyer la Tunisie et ses 3000 ans d'Histoire géniale, à l'Orient obscurantiste et décadent tel que véhiculé et commercialisé par les prédicateurs et grandes gueules de la « Fitna » et de la discorde du genre Wajdi Ghoneïm, accueilli à Tunis comme « César » libérateur (Fateh) de « l'Ifriquiya », à nouveau, des « griffes » de la modernité (imposée) (sic) au peuple tunisien tout au long de la 2ème moitié du 20ème siècle !
Oui, ce Nida Tounès qui a réussi à renverser toutes les équations et toutes les feuilles de route de déstabilisation de la Tunisie pour la mettre sur l'orbite de « l'internationale terroriste », qui a réduit l'Irak, la Syrie, etc..., à un amas de pierres, mettant à terre des civilisations millénaires des plus brillantes de l'Histoire, de l'Humanité, ce Nida Tounès, a failli péricliter à son tour du fait de l'ambition démesurée de certains de ses cadres qui se sont pris un peu trop au sérieux croyant avoir plus de droits à partager les « dividendes » que de devoir construire et protéger l'édifice des « miracles » !
Nida Tounès après sa double victoire aux législatives et à la présidentielle de fin 2014, n'était plus reconnaissable pour beaucoup de ses adhérents mais aussi et surtout de son large public sympathisant du fait des luttes internes pour le leadership !
Le temps de la ferveur est passé et vit dans les souvenirs du lointain, et cette masse « nidaïste » silencieuse commençait à ruminer sa colère surtout sur le « Net » et parler même d'un nouveau « hold up » à la Troïka, qui a failli éclabousser les structures de l'Etat tunisien lui-même.
Alors, à qui s'accrocher ! La gauche nage dans l'infantilisme, les islamistes, malgré quelques velléités réformatrices courageuses du cheikh Rached Ghannouchi, n'arrive pas à décrocher de l'Orient et sa nébuleuse des « Frères musulmans » et dérivés et la Tunisie vit en long et en large « l'ivresse » syndicale et les perturbations sociales quotidiennes du matin au soir !
Le socle Nida Tounès qui devait jouer le rôle de stabilisateur parce que le rapport des forces lui était favorable populairement, perdit du terrain et avec lui tous les espoirs de la social-démocratie-libérale tunisienne spécifique telle que moulue et gravée par Bourguiba – Hached et le Cheikh Fadhel Ben Achour. Une synthèse magique, une pierre philosophale, une thérapie éternelle de tous les maux économiques sociaux et identitaires de notre pays. Mais, à peine plébiscité Nida Tounès a entamé une descente aux enfers parce que l'égo des uns a supplanté le devoir de servir d'abord pour mériter l'accession aux hautes charges de l'Etat.
Maintenant Mohsen Marzouk est aux commandes de Nida Tounès, un bel avion, mais, mal piloté jusque-là, d'où ces trous d'air en cascades.
Il a le profil du baroudeur. Il parle bien et avec conviction. Il a du tempérament à en revendre pour remettre à flots la Nef Nida Tounès, mais à condition d'être seul maître à bord, d'assumer ses responsabilités et redonner « son âme » à ce mouvement hautement mobilisateur dépendra finalement de sa capacité de s'imposer comme « dauphin » et premier « bis » continuateur du timonier Béji Caïd Essebsi. Alors, que pouvons-nous lui conseiller d'autre que la parole divine : « Ya Yahia Khodhil Kitaba Bikouwa »... (Oh, Yahia, prenez le livre avec force !) Les peuples ont toujours aimé et apprécié les hommes d'Etat forts depuis l'Antiquité.
Les faibles n'ont pas d'Histoire ! Même en Tunisie !
K.G


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