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Mémoire du temps présent: Fête de la femme le 13 août.. On achève bien les juments !
Publié dans Le Temps le 09 - 08 - 2015

Les statistiques ne trompent pas à condition de les lire correctement. Je lisais dans un journal arabe de la place que le nombre des femmes tunisiennes exerçant le sport a diminué et même chuté de 31000 en 2012, à 25000 début 2015 ! De l'autre côté, le comité olympique international vient d'honorer, notre ancienne gloire de la natation féminine Meriem Mizouni, en lui décernant le «prix de la femme» pour l'année 2014 et ce en présence du Prince Albert de Monaco en personne.
C'est dire l'hommage à la Tunisie que nous sommes en train de cueillir et les derniers fruits de la politique féministe de l'Etat national moderne, éclaboussée par les vagues envahissantes de l'obscurantisme après la Révolution, menées de main de maître et par procuration par les grandes gueules de Ghoneïm et Laârifi.
Ceci nous amène à réfléchir sur l'action du gouvernement actuel et ce malgré la remise des pendules à l'heure, après les dernières élections qui devaient rééquilibrer le paysage politique grâce à une petite tête d'avance de « Nidaâ Tounès », continuateur de la modernisation au moins sur le papier de ses programmes électoraux.
En réalité, nous ne voyons rien venir d'essentiel au niveau de l'encouragement des associations féminines modernistes y compris l'UNFT qu'on a renvoyé aux oubliettes du temps de la Troïka dominée par l'Islam politique et ses tendances réactionnaires bien connues vis-à-vis de la culture féministe. D'ailleurs ce n'est pas un hasard si plus d'un million de femmes tunisiennes ont voté pour M. Béji Caïd Essebsi, perçu comme « l'héritier » du Bourguibisme progressiste en la matière !
Mais tout ce beau monde et bien des dames attendent de voir une politique de promotion de la femme comme au temps des premières années de l'indépendance. Ce que je constate c'est que nous sommes très en deçà de cette exigence stratégique.
La femme tunisienne surtout dans les catégories fragilisées de la population, les quartiers populaires et les campagnes lointaines, est à nouveau « offerte » à la soumission au nom d'un retour à la « morale » salafiste et à une société misogyne où l'homme (mâle) a tous les droits aux loisirs y compris le sport, mais pas les femmes !
Les Islamistes, toutes tendances « salafistes » confondues, sont très forts pour faire croire au monde que leur politique vise aussi « la libération » de la femme. Mais sur le terrain, toutes les prédications religieuses ou presque ont pris la couleur et la sonorité de l'Orient décadent où la femme n'aura droit bientôt qu'à des œillères comme ces chevaux de race, nés libres, mais domptés et soumis à l'esclavage obscurantiste par leurs « maîtres ».
De plus en plus le « noir » vestimentaire se fait dominant et persistant dans les rues et les quartiers jadis colorés et joyeux de nos villes, villages et campagnes.
La résistance du « peuple » féminin du Bardo, s'estompe parce que beaucoup de militantes découragées ont cru au mirage d'avoir renvoyé les édules réactionnaires dopés par la prédication et le modèle oriental, des sphères du pouvoir et de la décision politique. Malheureusement pour elles et pour vous, la stratégie de l'obscurantisme, a changé de registre et s'est faite plus discrète au niveau médiatique et de mobilisation de masse.
Le relais est pris largement par les associations par milliers affiliées au projet de société obscurantiste, les jardins d'enfants et les écoles dites « coraniques », alors que la culture et l'éducation islamiques sont largement diffusées dans les Ecoles et les lycées de la République depuis l'indépendance.
En réalisé nous ne parlons pas du même « Islam ». Pour les obscurantistes, l'Islam c'est la contrainte d'abord, et la prééminense de l'homme sur la femme. Pour les libéraux et musulmans modernistes, l'Islam c'est la libération progressive de l'homme et de la femme, des contraintes qui handicapent son épanouissement sur terre et dans l'au-delà. En quoi faire du sport en masse pour nos filles et nos dames est-il anti-islamique et contraire à la religion !
Habiba Ghribi notre athlète « number one » du 3000 Steeple, c'est notre fierté absolue ! Chaque fois que je vois courir et gagner la gazelle tunisienne sur piste, pourtant dominée par les Kenyanes et les éthiopiennes redoutables, je suis aux anges, car c'est la femme tunisienne arabe et musulmane, brillante et libérée qui triomphe.
Oui... Habiba Ghribi et Ons Jaber ( tennis) sont les meilleures antidotes à l'obscurantisme !
Il est grand temps pour notre cher président de la République M. Béji Caïd Essebsi de « renvoyer l'ascenseur », de son ascension brillante, grâce aux voix des femmes de Tunisie qui l'ont élu en masse, pour rénover le pays et l'arracher à «l'occupation interne » chère à Marzouki de l'obscurantisme qui a pris de bonnes longueurs d'avance sur la modernité acquise par l'Etat national moderne au lendemain de l'indépendance.
Notre président devrait peut être exiger du gouvernement une véritable politique de renouveau et de remise à niveau de toutes les structures d'encadrement et de promotion de la femme tunisienne, de la famille et surtout de l'enfance menacée par l'obscurantisme fielleux et discret qui coule tranquillement dans les veines sociales de plus en plus polluées.
Le résultat est là sans appel.
Beaucoup moins de femmes tunisiennes font le sport... Alors ne cherchez pas des Mériem Mizouni, ni des Ons Jaber, ni des Habiba Ghribi dans une génération... Vous aurez plutôt les « Nikabées » martiennes au sommet de leur art !
Et la Tunisie défigurée à l'horizon 2030 !
Il est de toute urgence, nécessaire et plus que nécessaire, de créer un fonds public de promotion de la femme de la famille et de l'enfance démunie.
Ce fonds je dis bien public et non associatif peut être alimenté par les mécènes tunisiens et les fortunés en plus d'un budget conséquent de l'Etat.
Le temps est venu de remettre à nouveau la femme tunisienne sur orbite de l'évolution terrestre et de s'occuper sérieusement de l'enfance démunie avant qu'ils n'aillent gonfler dans moins d'une génération, les rangs des « martiens » !
Encore une fois et comme le demandait
Aristote il y a 2300 ans, la femme et l'enfant doivent être protégés par l'Etat !
K.G


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