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Politique en panne, économie grippée
Publié dans Le Temps le 06 - 10 - 2015

Depuis des siècles, les Arabes se posaient sans cesse la question : « Pourquoi l'Occident a avancé et les Arabes ont reculé ? ».
Cette même question se pose, aujourd'hui, devant les Tunisiens, toutes tendances confondues, pourquoi, économiquement parlant, le Maroc nous a devancé et ce, depuis le 14 janvier 2011 ?
La question serait anormale, si des espoirs illimités n'avaient pas accompagné le soulèvement du 17 décembre 2010 – 14 janvier 2011... Le paradoxe est bien là. On se révolte contre un régime dictatorial et presque cinq ans après, les performances de ce régime deviennent un repère et une référence... à atteindre !
Toutes ces marches et confrontations avec ses blessés et ses morts, pour nous retrouver dans une situation encore plus grave, des déséquilibres encore plus flagrants.
Comment ? Et à qui incombe la responsabilité politique de cette descente aux enfers. Les hommes politiques par échange de bons procédés, évitent de pointer du doigt les véritables responsables.
Ils sont formatés de la même manière. Leurs calculs politicards et espoirs, après désespoirs électoraux les incitent dans la chasse aux voix potentielles, à parler vrai.
Si l'analyse du passé proche incombe aux politologues, nos politiciens authentiques s'il en reste, ont le devoir de dire les quatre vérités, même si certaines ne plaisent pas au peuple, ce réservoir de voix.
A titre d'exemple : dire que le droit de travailler pour les non-grévistes est sacré sonne mal et on le taira.
Dire que se faire payer les jours de grèves est insensé est un blasphème dans les milieux gauchistes.
Moralité : pour permettre à la « roue économique » d'avancer, rien ne vaut un discours clair, net et précis de la part des politiciens...
Or, force est de constater qu'à ce niveau, la débandade est... totale.
Aucune proposition pour changer le cours des choses n'est avancée.
Encore plus grave. Le gouvernement issu des dernières élections n'a encore pas de programme approuvé. Il navigue à vue dans la réalisation des commandements dictés par les événements quotidiens, comme les grèves...
Est-il imaginable que les conseils des ministres ne traitent que de l'état d'avancement des différents projets en cours.
Et dire que Béji Caïd Essebsi qualifiait son homme installé à la Kasbah, de « Mouhanek Siassi », autrement dit, un chevronné en politique.
Habib Essid doit sourire jusqu'aux oreilles, en apprenant que son recruteur, le seul homme politique des deux exécutifs, le glorifie tant.
C'est aussi une manière, du côté d'Essebsi, de se dérober de toute erreur commise par Essid.
C'est bien là la preuve que si la machine économique est grippée, c'est que la politique est en panne.
Et la solution, ne peut être que politique car la politique a toujours été aux commandes.
C'est une volonté politique réelle qui permettra de faire passer les lois les plus difficiles comme celle du « partenariat public et privé ».
Dommage que depuis janvier à nos jours, trop d'eau a coulé sous les ponts et rien n'a été concrétisé pour accélérer les choses.
L'indolence est générale, quant à l'appauvrissement, il est plutôt du côté de ceux qui n'ont plus rien à perdre.
Le constat est plus qu'amer. Les oubliés de la dictature sont les mêmes, sinon plus nombreux, aujourd'hui.
L'échec des gouvernants a pour preuve ces indicateurs en baisse désastreuse.
Pourquoi s'entêtent-ils à ronronner, tourner en rond, faire du bruit... sans résultat concret.
Nos amis et frères égyptiens ont construit une nouvelle voie sur le canal de Suez, et nous, pas un seul kilomètre d'autoroute.
Précurseurs dans la contestation et... presque derniers en affaires en Afrique ! Qui va investir et créer des emplois ?
La raison ? Nous sommes gouvernés sans vision claire de l'avenir... sans idées et sans rien de concret, au final.
Et continuer à chanter que notre Révolution est la plus réussie, est anachronique.
Il ne nous suffit pas, 60 ans après l'indépendance, de trouver de l'eau en ouvrant le robinet ainsi que l'électricité en appuyant sur l'interrupteur.
La réforme de l'enseignement, la relance de la machine économique, la mise en place des fondements d'un véritable modèle de développement... passeraient avant toutes les commodités.
La rupture entre deux régimes, celui de la médiocrité, et celui de la compétence est consommé.
Un nouveau parti politique, un nouveau projet pour la Tunisie des 75% de citoyens qui ne se sont pas déplacés aux urnes, sont plus que nécessaires.
La réussite de la transition démocratique est conditionnée par le rajeunissement du personnel politique et son authentique féminisation. Il y va de la sauvegarde de notre souveraineté.
Que les prochaines semaines nous amènent des informations encourageantes, surtout de la part de la société civile. Elle a dirigé, avec succès, la première étape de la transition.
Elle devra entrer en scène pour diriger la deuxième étape


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