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Calculs obscurs et surdité aux pulsions de la rue
Publié dans Le Temps le 03 - 11 - 2015

Décidément, rien ne va au pays. La dernière semaine a été dominée, médiatiquement, par l'affaire d'un apprenti imam aux prêches takfiristes, vénérant la défunte Troïka, méprisant tout souffle de mécontentement contre le pouvoir central nahdhaoui de l'époque ...
Toutefois, dans l'ombre, les forces, habituellement agissantes, travaillent. Elles fignolent des scénarios en prévision des prochains rendez-vous avec les urnes, les municipales vers la fin de 2016, la présidentielle et les législatives d'ici la fin de 2019...
Dans un silence qui rappelle celui des cimetières, on pèse et on repèse les réponses aux prochaines contraintes qui paraîtront. Carthage, la Kasbah, les mairies, les Conseils régionaux (dont personne ne parle), sont les objectifs des uns et des autres. Quant au peuple tunisien, qu'il « crève », on s'en rappellera lorsque le moment venu, il aura un rôle à jouer... Une véritable effervescence pré-électorale et de grands feuilletons sont en préparation...
Les hommes politiques tunisiens au pouvoir ou dans l'opposition doivent tout aux journalistes, porteurs du « 4ème pouvoir », dont la configuration est en cours d'achèvement.
Des journalistes jadis intègres ont montré pattes blanches... à certains lobbies comme celui de Chafik Jerraya, ex-partenaire des Trabelsi... Et nous voilà, en ce début de semaine, à la merci d'une Une vénérant Mehdi, l'attendu, Jomaâ (le soupçonné par certains, de liens discrets et de complicité avec Ennahdha, d'un article parlant de Nida Tounès où la guerre des clans n'a encore pas livré tous ses secrets...
Là, il est certain que la hiérarchisation scientifique des événements, bat de l'aile. Chacun écrira ce qu'il voudra, en attendant des jours meilleurs...
Et les problèmes de proximité du peuple sont inscrits aux abonnés absents. Ça ne regarde personne.
L'élite dans son silence, travaille dans le noir des chambres et salons fermés.
A quelle sauce voudrait-elle nous « manger » ?
C'est pratiquement la question existentielle, « to be or not to be » qui se pose aux Tunisiens toutes catégories sociales confondus.
Quelques détails, de taille à relever... Et il sera possible de prévoir à « quelle sauce » voudra-t-on nous avaler !
En effet, le comportement de certains candidats pour Carthage, est très significatif de l'opportunisme de certains et de l'observation avertie des autres.
Trois scénarios se présentent devant tous ceux qui sont intéressés par le bureau du Palais de Carthage...
Lesquels et quelle est la chance de chacun ?
Sans la moindre spéculation, le premier scénario est le remplacement de Habib Essid, d'ici au mois de février prochain, par un Mehdi Jomaâ, un Néji Jalloul, ou un autre.
Aucune personnalité parmi les noms connus, ne répondra aux besoins concrets du Tunisien, tout en ayant le profil nécessaire pour stabiliser le pays et attaquer le grand chantier des réformes. Aucun, absolument, aucun !
Et pourquoi changer une équipe qui «gagne» !
Et Habib Essid, est le seul qui pourrait poursuivre les chantiers ouverts et qui souffrent de manque de courage politique chez tous les autres « candidats » en puissance. D'abord, Mehdi Jomaâ ne retournera jamais à la Kasbah, même si « l'appel du devoir » viendrait prendre en charge la locomotive du pays.
Or, Mehdi Jomaâ, même si Béja Caïd Essebsi, lui ferait la proposition, il lui sera impossible d'avoir le soutien des partis politiques qui tiennent à ce poste.
Et, ils ne le laisseront jamais faire. En bon expérimenté qui a eu une belle « formation accélérée » en politique, lors de son court séjour à la Kasbah, il n'a aucun intérêt à revenir, à la case départ.
En plus, comme les personnes plus ou moins âgées, sont relativement aigris, BCE ne rappellera jamais quelqu'un qui aurait pu être à Carthage, n'eut été l'intervention énergique de l' UGTT, à la dernière minute...
Houcine Abbassi refusant toute violation de la feuille de route, avait tout obtenu... Et le candidat à la candidature avait revu sa déclaration et affirmé son attachement à la feuille de route. Tout avait failli balancer au nom du « Devoir national ». En première conclusion, le cinéma orchestré par certains, tombera à l'eau !
Deuxième hypothèse et 2ème scénario possible : une vacation de pouvoir avant terme à Carthage, quelle qu'en soit la raison... Et ce ne sont pas les raisons qui manqueront d'ici à 2017.
Cette hypothèse ouvre le champ à toutes les acrobaties médiatico-politicardes.
Et ce qui sort dans les journaux depuis quelques jours, ainsi que ce qui se passe devant nos yeux, dans les grands partis est une concrétisation des contraintes de cette hypothèse qui semble aveugler et obséder tout le monde... A commencer par la guerre des clans au sein de Nidaa Tounès et par les prestations plus ou moins pudiques de certains ministres comme Néji Jelloul, Saïd Aydi... voire même le comportement et le positionnement de Mohamed Ennaceur, président de l'Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) et président non totalement accepté de Nidaa Tounès...
C'est que le moteur de Nidaa Tounès est à Carthage... et tous ces ex-lieutenants au sein de ce parti, ont vite montré leur limite.
Sans ce moteur, le train de Nidaa Tounès est immobilisé.
Le temps des réparations a expiré... et aucun moteur de remplacement aussi petit soit-il, n'a assuré la relève...
Dans ce contexte, toutes les informations sur les luttes internes au sein de Nidaa Tounès, convergent vers la mort clinique de ce parti, à cause de son immobilisme et ses tiraillements, intérieurs.
Et là, la guerre de succession à la tête de ce parti, donnera une vigueur à la course vers Carthage... dans laquelle beaucoup de lièvres attendent le coup de sifflet... pour courir.
Mais où est le peuple dans toutes ces querelles de chapelles ? Nulle part !
Dans ce bouillonnement de la marmite de Nidaa « Tounès-Ennahdha », les conséquences de baisers de la mort entre Béji Caïd Essebsi et Rached Ghannouchi, depuis la fameuse rencontre de Paris qui n'a pas encore livré tous ses secrets, sont fatales.
C'est bien autour du positionnement à prendre vis-à-vis d'Ennahdha, après les élections de 2014, que la marmite de Nidaa avait commencé par bouillir, puis bouillonner jusqu'à l'éventuelle explosion de la cocotte...
Le champ de ruine est là... A qui profiterait le crime ?
Comme les partis au pouvoir et dans l'opposition ne représentent que le quart de la masse des électeurs potentiels, les 3⁄4 restant n'ont rien à créer de ce qui se passe actuellement. Ils pensent à leur fin de mois, de plus en plus difficiles... et se préparent à évincer, lors des prochaines élections législatives et la présidentielle, tous les acteurs actuels... « Gorby, c'est fini », s'applique aux quatre partis au pouvoir avec des degrés différents... La mise sera gagnée par un homme nouveau, de préférence jeune, dynamique, accepté par les grandes puissances, apprécié par les électeurs et qui a derrière lui, une grande machine électorale.
Un nouveau parti, avec de nouvelles méthodes, un nouveau discours et un réseau de soutiens, partout dans le pays, et le tour serait joué.
Il faut travailler dès demain autour du liant : « La citoyenneté ». La 3ème hypothèse, c'est une vacation à la fin du mandat actuel. Il est encore tôt pour en parler.


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