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La face cachée de l'iceberg
TRIBUNE
Publié dans La Presse de Tunisie le 01 - 08 - 2015

Vers l'émergence d'un projet d'avenir et d'une structure adaptée !
La classe politique, partis au pouvoir ou dans la minuscule opposition vivent sous l'effet évident d'une mort bien reconnue de certains depuis que les urnes avaient livré leurs secrets à la fin de l'année dernière, d'une part, et de l'agonie un peu trop longue pour d'autres, ignorée par simple déni de la réalité ou orgueil anachronique, car l'électeur ne pardonne pas. Il saura déloger qui il voudra aux prochains rendez-vous électoraux qui ne tarderont pas à pointer leur nez dès l'année prochaine. La politique de l'autruche ne paiera plus.
Que se passe-t-il ces derniers jours ? Qu'est-ce qu'on nous prépare dans les coulisses et chez les stratèges des grands partis au pouvoir ? A quelle sauce voudra-t-on nous mêler ?
L'éveil permanent de l'opinion publique est absolument nécessaire, pour qu'elle ne subisse pas une nouvelle rencontre au sommet à Paris ou ailleurs, des deux cheikhs, seuls habilités à décider pour l'avenir. Filer leurs gestes et mouvements est très significatif et utile.
Du côté apparent de l'iceberg (Tunisie), on constate avec aisance des mouvements inédits de rapprochement entre les deux Cheikhs et leurs partis respectifs. Le pays en gagne en apaisement des tensions entretenues durant pratiquement 4 ans de pouvoir d'Ennahdha et ses satellites.
Une paix sociale s'imposera d'elle-même !
Primo, sur le plan social, il est de moins en moins possible de rallumer la mèche des contestations à répétition. Tout un chacun sait que les caisses sont pratiquement vidées. Et les derniers à avoir aggravé la situation des finances publiques sont les enseignants du secondaire devenus les pachas du corps enseignant du primaire au supérieur. Un professeur de l'enseignement secondaire titulaire gagne plus qu'un assistant détenteur d'un master qui démarre sa carrière universitaire. Un minimum de décence implique un certain repli. Quant aux instits qui brandissent le boycottage de la rentrée, ils savent très bien que le pourrissement de la situation de la fin de l'année scolaire 2014-2015 n'a fait que les discréditer auprès de l'opinion publique. Salem Labyedh, ex-ministre de l'Education, troïkiste jusqu'à la moelle épinière, n'est plus rassuré sur la sympathie dont il disposait auprès de certains dirigeants syndicaux. Donc, cette arme de boycott de la rentrée n'est plus aussi forte qu'on le croit. Un autre échec pour la partie syndicale se profile à l'horizon dans le bras de fer avec Néji Jelloul, ministre de l'Education, bien soutenu par Ennahdha. Les vrais grands manœuvriers au sein du syndicat du primaire savent qu'ils vont se ridiculiser devant tout le monde s'ils continuent dans la surenchère. La paix sociale sera au rendez-vous, volontairement ou non. L'état d'urgence économique et sociale résoudra les quelques réticences de dernière minute. Une paix des braves s'impose d'elle-même. Et comme l'entente cordiale entre Ennahdha et Nida ne fait que se renforcer, Houcine Abbassi peut compter sur Ennahdha pour qu'elle ne laisse pas Noureddine Tabboubi lui faire de l'ombre. Donc, en bon stratège, il lâchera ses instits pressés avec leurs dirigeants syndicaux sympathisants de l'ex-ministre de l'Education qui est le héros de certains syndicalistes très influents au primaire et d'autres au secondaire. Comme il est honnête ce ministre, il pousse au pourrissement pour des revendications syndicales qu'il refusait lorsqu'il siégeait à Bab Bnet...et qu'il trouve aujourd'hui légitimes et à appuyer avec force. Pauvre Tunisie, quand ses élites deviennent aussi bassement opportunistes. Pour un universitaire qui nous épuisait les oreilles avec ses analyses, c'est la honte. Il n'a même pas respecté son statut d'ancien ministre ni l'image qu'il nous la jouait en puriste de la Révolution. Le peuple en rejetant ses élites n'a pas tout à fait tord, M. Labyedh !
Un vide politique inquiétant
Secundo, parmi les partis au pouvoir, Nida Tounès continue à faire des siennes. Ses luttes intestines de positionnement et non de programmes, les imprudences de son éphémère nouveau secrétaire général qui, la cinquantaine sonnée, se prend pour un futur successeur de Béji Caïd Essebsi à Carthage et agit partout comme tel, y compris devant Nicolas Sarko. Quelle piètre prestation d'un ambitieux qui non seulement n'arrive pas à fédérer, mais fait tout pour fâcher Hafedh Caïd Essebsi, avec lequel il devait travailler en entente cordiale, même s'il faudra le « flinguer », politiquement s'entend, dans une deuxième étape. Trop pressé, ce petit Nicolas, comme l'appellent ses adorateurs, malheureusement peu nombreux au sein de Nida. Dans la guerre autour du prochain et premier congrès de Nida, c'est la guerre de succession à BCE qui est en filigrane. Le « petit Nicolas » oublie que BCE choisira son dauphin fédérateur et il y a de très fortes chances qu'il ne soit pas de Nida... comme il l'a fait pour le chef du gouvernement. Logiquement, si BCE n'a pas trouvé au sein de son parti quelqu'un à placer à La Kasbah, ce n'est pas possible qu'il y trouve un pour Carthage. L'espérance de vie de ce parti est quasiment faite. Déjà en son sein des groupes se préparent pour l'alternative. Un ancien ministre de l'Intérieur y voit la bonne solution, car ce n'est plus la fin de Nida qui est en discussion, mais son alternative.
La page de Nida étant pratiquement à ses dernières lignes, qui va prendre les commandes prochainement ? Quel doit être son profil ? S'il réfléchit encore, quelle structure l'emmènera à Carthage après le soutien de Si El Béji ? Un nouveau parti de masses et avec de hauts cadres bien rodés, un projet répondant aux besoins de l'étape ? Aurons-nous notre de Gaule, car la situation est très grave et personne ne veut ni du scénario somalien, ni grec, y compris les responsables du pourrissement de la situation sociale et celle des finances publiques ?
De nouvelles idées et un grand leader finiront par devenir visibles
Il faut bien, un homme, un projet et un grand parti pour un meilleur avenir pour le pays. Dans cet ordre, il faudra une autre manière de faire de la politique, en associant les femmes et les jeunes aux premiers postes de responsabilité, car les 75% du corps électoral qui n'ont pas eu droit au chapitre n'iront qu'avec ceux qui les associent aux choix d'avenir.
Ces Tunisiens écartés jadis, qui sont-ils ? Dr. Hechemi Dhaoui, psychiatre, les définit à partir d'une approche originale, parce qu'elle est culturelle. Il déclare : « Il s'agit de nos chers compatriotes parlant le dialecte tunisien, bien vivant et structuré à partir d'une douzaine de langues qui appartiennent aux 12 cultures qui se sont succédé. Et en tant que Tunisiens, nous sommes bien placés pour mettre dos à dos l'Occident et les Arabes pour construire une laïcité tuniso-tunisienne qui tienne compte de l'individu en premier lieu, tout en sachant que tous les Tunisiens sont des musulmans. Cette laïcité séparera l'Etat du religieux et devra absolument criminaliser l'Ijtihad et le Takfir ». Les adeptes de l'alternative au premier parti du pays devront bien penser leur projet.


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