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Une finale à gagner, une histoire à écrire !
Publié dans Le Temps le 10 - 07 - 2016

Au coup d'envoi de l'UEFA EURO 2016, on évoquait une éventuelle passe de trois pour l'Espagne, après ses deux sacres consécutifs en 2008 et 2012. Quelques semaines plus tard, les tenants du titre sont déjà chez eux, mais un triplé reste d'actualité : la France s'est qualifiée pour la troisième fois consécutive pour la finale d'un tournoi qu'elle organise, après l'EURO 1984 et la Coupe du Monde de la FIFA 1998. Les deux fois, elle avait soulevé le trophée...
En face, le Portugal cherchera justement à éviter d'arrondir les chiffres, puisque les deux fois où ils ont affronté les Français en championnat d'Europe, les Lusitaniens se sont inclinés, en 1984 et 2000. En battant les Bleus, la Selecçao décrocherait le premier titre de son histoire.
Le grand jour du Portugal est-il arrivé ? Dans une histoire riche en exploits dans les grands tournois et en joueurs de légende, la Equipa das Quinas ne compte à son palmarès que deux titres mondiaux U-20. Elle espérait décrocher son premier titre en A en disputant la finale de l'EURO 2004 - qu'elle organisait - dans la peau du favori, mais la Grèce en a décidé autrement. Voilà peut-être de quoi donner des idées aux Portugais qui, à leur tour, défient les organisateurs dans la peau de l'outsider. S'ils ont mis du temps à se mettre en route, en se qualifiant pour le deuxième tour sans gagner le moindre match, les joueurs de Fernando Santos ont brillé par leur sang-froid dans les moments-clés - en fin de prolongation contre la Croatie (1:0) et aux tirs au but contre la Pologne - et fait parler l'expérience contre le Pays de Galles en demi-finale (2:0).
Le parcours du pays hôte a été plus aisé, les Français arrivant jusqu'au dernier carré sans encombre, si ce n'est une petite frayeur après avoir été menés au score contre la République d'Irlande en huitième. Les joueurs de Didier Deschamps étaient donc attendus au tournant face à l'Allemagne championne du monde en demi-finale, et comme prévu, la marche était très haute. Dominés et forcés à courir derrière le ballon l'essentiel du temps, les hôtes ont tenu bon et converti leurs rares occasions pour s'imposer 2:0. Une victoire face à sa bête noire qui permet à la France d'aborder en pleine confiance sa première finale depuis celle perdue lors de la Coupe du Monde 2006.
NB:Le vainqueur de l'UEFA EURO 2016 représentera l'Europe à la Coupe des Confédérations de la FIFA, Russie 2017.
Didier Deschamps: «Pas de pression, ni de stress»
"Je n'ai pas de pression, pas de stress mais de l'adrénaline", a déclaré hier le sélectionneur de l'équipe de France Didier Deschamps à la veille de la finale de l'Euro-2016 contre le Portugal, aujourd'hui au Stade de France.
Comment transmettez-vous le culte de la gagne à vos joueurs?
"Il y a les qualités des joueurs avant tout et l'état d'esprit. C'est mon travail avec mon staff. On a eu deux ans de matches amicaux. On ne les a pas tous gagnés mais on a fait en sorte de garder cet état d'esprit. Jouer l'Euro c'est fabuleux. Ils ont fait tout ce qu'il fallait, ils ne lâchent rien et c'est ce qui me plaît. Quand on est dans le sport-loisirs, c'est le plaisir et l'amusement. Le sport de haut niveau et la compétition c'est gagner. Il n'y a rien de plus beau que de gagner et il faut tout faire pour y arriver. Le football n'est pas une science exacte et ça se joue à peu de choses par moments mais quand on a l'impression d'avoir tout donné, on n'a pas de regrets."
Comment gérer l'attente avant la finale?
"C'est un moment exceptionnel, privilégié, une chance unique parce qu'il y a un titre au bout. Mais on ne va pas modifier ce qu'on a l'habitude de faire, l'idéal c'est d'arriver le plus décontracté en étant très concentré. C'est différent d'être sur le banc, la plus belle place est sur le terrain. Sur le banc, il y a cette frustration de ne pas participer mais je ne peux plus de toutes les façons. Mais je le vis bien, je n'ai pas de pression, pas de stress mais de l'adrénaline, ça c'est positif."
Griezmann ou Ronaldo, à qui le Ballon d'Or ?
La finale de l'Euro 2016 mettra aux prises la France et le Portugal ce soir (20H). Meilleurs joueurs de leur équipe depuis le début de a compétition, Antoine Griezmann et Cristiano Ronaldo seront encore une fois très attendus. Avec comme enjeu supplémentaire pour eux, la quête du Ballon d'Or.
Peut-être qu'aucun des deux n'y pensera en rentrant sur la pelouse du Stade de France. Pas plus que les millions de téléspectateurs qui regarderont la finale de l'Euro 2016 entre la France et le Portugal (21h). Pourtant, en plus de décerner le titre de champion d'Europe, ce match déterminera sans doute aussi le nom du futur Ballon d'Or. Lionel Messi n'ayant gagné ni la Ligue des champions ni la Copa America cette saison, la bataille pour remporter le plus prestigieux des trophées individuels devrait se résumer à un duel entre Cristiano Ronaldo et Antoine Griezmann.
Trois fois vainqueur de ce Ballon d'Or (2008, 2013 et 2014), le Portugais part largement favori. Déjà car il a gagné la Ligue des champions cette saison, en battant en finale... l'Atlético de Madrid d'Antoine Griezmann. Et parce qu'il a encore réalisé une saison stratosphérique individuellement, avec 35 buts en Liga et 16 en Ligue des champions. Et si son Euro n'est pas incroyable pour l'instant, Ronaldo est tout de même décisif, avec trois buts, dont un en demi-finale face au pays de Galles (2-0).
Matuidi: «Si j'avais à voter, je voterais pour Griezmann»
Mais si Griezmann part avec du retard, une victoire des Bleus ce dimanche en finale, avec en bonus un ou plusieurs buts, renverserait la donne. Meilleur buteur de cet Euro avant la finale (six réalisations), « Grizi » sort aussi de sa meilleure saison en club, même s'il n'a pas gagné de titre, avec 22 buts en Liga et 7 en Ligue des champions.
« Oui, c'est un candidat crédible au Ballon d'Or au vu de sa saison, de ce qu'il fait dans cette compétition, a assuré Blaise Matuidi ce vendredi. Si j'avais à voter, je voterais pour lui. C'est exceptionnel ce qu'il fait. J'espère que ça va continuer jusqu'à dimanche, et même ensuite à l'avenir pour lui et pour nous. Toutes les nations n'ont pas la chance d'avoir un joueur de ce talent. On est content d'avoir un tel joueur avec nous. »
Seul hic, le vainqueur du Ballon d'Or n'est plus forcément membre d'une équipe qui gagne la grande compétition internationale de l'année. Le dernier à l'avoir été est Fabio Cannavaro en 2006, après la victoire de l'Italie à la Coupe du monde. Griezmann sait ce qu'il a à faire s'il veut mettre fin à cette «anomalie». Et succéder à Zinedine Zidane, dernier Français vainqueur du Ballon d'Or. C'était en 1998, l'année du sacre mondial des Bleus...
Joao Mario veut faire aux Français le coup de la Grèce 2004
Présent en conférence de presse vendredi, le milieu de terrain de la sélection du Portugal Joao Mario s'est projeté sur la finale de l'Euro 2016, face à la France. Et pour le joueur du Sporting Portugal, peu importe si la Seleção n'est pas favorite, cela ne l'empêchera pas de tout donner pour l'emporter... comme la Grèce en 2004.
Le souvenir est encore vivace dans les têtes portugaises. Mais visiblement, le traumatisme a aussi valeur de référence dans certains esprits. Petit retour en arrière. Nous sommes le 4 juillet 2004, à l'Estadio Da Luz, à Lisbonne. A la 57e minute, Angelos Charisteas catapulte de la tête un ballon dans les filets de Ricardo et envoie toute la Grèce au sommet de l'Euro tandis qu'il brise le rêve de gloire de tout un peuple. Cet évènement marquant dans l'histoire de l'ère moderne du football fait office de véritable exploit tant le pays-hôte était favori à la victoire finale.
C'est un peu la configuration du choc ultime entre Français et Portugais ce soir, au Stade de France. Portés par un Antoine Griezmann incandescent, les Bleus ont logiquement hérité de l'étiquette de favoris, que n'a jamais réussi à endosser la bande à Cristiano Ronaldo, au sens de la gagne éprouvé mais à la qualité de jeu décevante. C'est du moins ce que pense et affirme Joao Mario.
«On sait tous ce qu'il s'est déjà passé contre la France »
«La Grèce a réussi à gagner en 2004 » a d'abord rappelé le milieu de terrain du Sporting Portugal en conférence de presse ce vendredi, avant d'ajouter : « Nous ne sommes pas favoris mais nous connaissons nos qualités. Nous pouvons l'emporter, nous le savons. Nous respectons la France mais nous avons l'occasion de réaliser quelque chose d'unique pour le Portugal ».
Plus que du respect, c'est une ambition dévorante qui anime le camp portugais. « Dès le début, on a dit qu'on voulait remporter l'Euro, a martelé l'international lusitanien. Le groupe y croit de plus en plus. Si les Français pensent gagner, je peux vous dire que 100% de nos supporters sont certains que le Portugal va l'emporter. On sait tous ce qu'il s'est déjà passé contre la France mais ça nous motive et ça nous donne de la force pour remporter cette finale. » Les Bleus sont prévenus.


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