Il paraît qu'ils n'ont pas accordé leurs violons. A ce niveau-là, il y a anguille sous roche. Mais ce n'est pas notre affaire n'est-ce pas? C... qui s'en dédit; sauf votre respect bien sûr! On ne va pas être plus royalistes que le roi, et supplier le sieur Rached Ghannouchi de briguer la magistrature suprême, en 2019, si son compagnon de route, son frère « d'armes » si l'on peut dire, son alter-égo, celui qui le connaît mieux que personne, affirme, avec la conviction de celui à qui on ne la raconte pas deux fois, que son parti n'est pas tout à fait prêt, à l'heure qu'il est, et dans la conjoncture que l'on connaît, de présenter un éventuel candidat à la présidence, combien même ce serait le cheikh Rached en personne. Lequel, d'ailleurs, y perdrait en popularité s'il s'avisait à vouloir quand même se mettre en lice, pour occuper le sommet de la pyramide, ajoutant, de surcroît, que le parti éponyme n'était pas assez mature pour cela. Dans une décade, paraît-il, ce sera peut-être possible. En attendant, il faut mettre de l'eau dans son vin et ranger son frein. Mais d'ici-là, bien de l'eau aura coulé sous les ponts... En emportant quelques épaves, par-ci, par-là, histoire d'en débarrasser le plancher, afin d'avoir plus de visibilité dans un paysage, où règne une telle purée de pois pour le moment, qu'il s'avère difficile, voire même impossible, de pouvoir réellement, et sans avoir peur de se tromper, de démêler le bon grain de l'ivraie. Le jour où ça sera possible d'ailleurs, sous nos douces latitudes qui ne sont pas prêtes non plus, à changer de veste, et ça ne sera pas demain la veille, il pleuvra des grenouilles. Et Rached Ghannouchi pourra s'autoproclamer, si tel est son désir, président de la République tunisienne. Dans ses rêves...