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Conjoncture internationale des suites de la crise financière:
Publié dans L'expert le 02 - 04 - 2009

Le périodique de conjoncture de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) relatif aux douze mois de l'exercice écoulé met toute la lumière sur l'actualité internationale ainsi que celle nationale durant l'année 2008. Dans la première partie, les conjoncturistes de l'Institut d'Emission relèvent que laconjoncture internationale a été marquée, en 2008, par le déclenchement, à partir de la mi-septembre et à grande échelle, de la plus grave crise financière jamais enregistrée depuis 1929. Déclenchée aux Etats-Unis, la crise financière s'est propagée aux autres pays industrialisés et aux pays émergents et en développement, compte tenu de la mondialisation de l'économie. Malgré les interventions massives et concertées, surtout dans les pays développés, les effets de la crise ont gagné l'économie réelle avec, en particulier, l'entrée de nombreux pays industrialisés en récession. Il en est résulté une contraction de la demande internationale, faute des liquidités nécessaires, une baisse des prix des produits de base et, partant, une détente des tensions inflationnistes.
Par ailleurs, les marchés des changes et les bourses internationales ont connu une forte volatilité qui dénote, notamment, un climat de défiance des investisseurs et les craintes relatives à la détérioration des perspectives de l'économie mondiale.

La performance des pays émergents et en développement
Analysant les effets de la crise financière internationale sur l'ensemble des économies de la planète, la BCT souligne que le taux de croissance mondiale est revenu à 3,4% en 2008 contre 5,2% réalisé l'an précédent. Elle indique également que la progression du volume des échanges mondiaux de biens et services a été réduite à 4,1% contre 7,2% une année auparavant. Les pays industrialisés ont été les plus touchés par la crise financière actuelle, avec un taux moyen de croissance limité à 1% contre 2,7% en 2007, tandis que l'expansion économique des pays émergents et en développementest restée assez forte, même si elle a été réduite à 6,3% en moyenne contre 8,3% un an plus tôt, grâce surtout à la vigueur de la demande intérieure.

Ralentissement de la croissance aux Etats-Unis et dans la Zone Euro
Plus particulièrement, le périodique de conjoncture de la BCT relève qu'aux Etats-Unis, la progression du PIB réel s'est établie à 1,3% en 2008 contre 2% l'an passé, suite au ralentissement de la consommation des ménages et, à un degré moindre, des exportations, ainsi qu'à la poursuite de la baisse des investissements, notamment ceux résidentiels. Pour la Zone Euro, il indique que la croissance économique s'est située à 0,7% contre 2,6% en 2007, en raison surtout de l'atonie de la demande intérieure. En effet, la consommation des ménages dans cette zone a été affectée par la montée du chômage et la contraction du crédit, alors que les investissements des entreprises ont été touchés par l'affaiblissement de la demande, le durcissement des conditions de financement et la diminution des bénéfices. En outre, les exportations ont connu un ralentissement, sous l'effet de la contraction de la demande internationale et de l'appréciation de l'euro pendant une longue période de l'année.

Récession au Japon et repli dans de nombreux pays émergents et en développement
En ce qui concerne le Japon, la BCT souligne que ce pays est entré en récession dès le deuxième trimestre de l'année 2008, suite à la baisse de la demande aussi bien intérieure qu'extérieure. En effet, la consommation des ménages s'est ressentie de la hausse des prix au cours de la première moitié de l'année et les investissements, surtout résidentiels, ont continué de baisser. Pour leur part, les exportations ont été affectées par la baisse de la demande extérieure, notamment américaine et chinoise, et par l'appréciation du taux de change du yen. Ainsi, le PIB réel de ce pays s'est contracté de 0,7%en 2008 contre un accroissement de 2,4% l'année précédente. En outre, le périodique de conjoncture de l'Institut d'Emission observe que le repli du rythme de l'activité économique a touché aussi de nombreux pays émergents et en développement, en raison du ralentissement du commerce mondial, de la baisse des prix des produits de base durant la deuxième moitié de l'année 2008 et de la contraction des entrées de capitaux extérieurs vu le manque des liquidités à l'échelle internationale. En particulier, l'économie chinoises'est ressentie de la baisse de la demande internationale, notamment celle des pays industrialisés, ce qui a engendré un net ralentissement du rythme des exportations, composante essentielle du PIB (40%). Ainsi, et compte tenu de l'affaiblissement de la consommation des ménages, surtout au début de 2008, en raison de l'accélération de l'inflation, le taux de croissance économique de la Chine a été ramené à 9% contre 13% en 2007.

Une situation préoccupante du marché mondial de l'emploi et tendance baissière des cours des produits de base
La BCT a ensuite tiré les conséquences de cette évolution sur le marché de l'emploi et a affirmé que la situation de l'emploià travers le monde a continué à se dégrader. En particulier, le taux de chômage a augmenté aux Etats-Unis pour passer à 5,8% en 2008 contre 4,6% l'année précédente et, à un degré moindre, dans la Zone Euro (7,5% contre 7,4%) et au Japon (4% contre 3,9%). En ce qui concerne les cours mondiaux des produits de base, et après leur forte hausse durant la première moitié de 2008, ils ont continué à baisser dans leur majorité, particulièrement pour le pétrole brut, sous l'effet du ralentissement de l'activité économique et de la demande à l'échelle internationale. Ainsi, le prix du pétrolea clôturé l'année 2008 au niveau de 44,60 dollars le baril pour le léger américain et à 45,59 dollars pour le Brent, soit un repli d'environ 70% par rapport au record enregistré le 11 juillet dernier. Cette baisse s'explique, notamment, par le recul des mouvements spéculatifs, la contraction de la demande mondiale suite à l'entrée des pays développés en récession et par l'accroissement des réserves aux Etats-Unis.

Détente des pressions inflationnistes
Passant en revue la conjoncture mondiale au plan monétaire, les conjoncturistes de la BCT ont relevé que les pressions inflationnistesont été sensiblement réduites à partir des derniers mois de 2008, surtout dans les pays industrialisés. En termes de glissement annuel, ils ont affirmé que la hausse des prix à la consommation est revenue, en décembre 2008, à 0,1% aux Etats-Unis, à 0,4% au Japon et à 1,6% dans la Zone Euro contre des niveaux records de 5,6%, 4% et 2,4%, respectivement, au mois de juillet. Toutefois, ils ont relevé que les taux d'inflation pour toute l'année 2008 ont été plus élevés qu'une année auparavant, atteignant 3,8%,1,4% et 3,3% respectivement.
L'action des autorités monétaires
Analysant l'évolution en matière de politiques monétaires, le périodique de la BCT indique que l'aggravation de la crise financière mondiale et l'entrée en récession de plusieurs économies industrialisées ont poussé les banques centrales, surtout dans les pays développés, à réduire à maintes reprises et de manière très sensible leurs taux d'intérêt directeurs pour relancer l'activité économique. Ainsi, la Réserve fédérale américainea réduit à sept reprises, au cours de 2008, son principal taux directeur pour le ramener de 4,25% à la fin de 2007 à une marge entre 0% et 0,25% à partir du 16 décembre. De même, la Banque centrale européenne, et après avoir augmenté son principal taux directeur de 25 points de base au début du mois de juillet pour faire face aux pressions inflationnistes, a dû baisser ce taux quatre fois, le ramenant à 2,5% le 4 décembre 2008 puis à 2% à partir du 15 janvier 2009. La Banque d'Angleterre a, également, procédé à la réduction de son taux directeur à cinq reprises en 2008 pour le ramener de 5,50% à la fin de 2007 à 2% le 4 décembre, étant signalé que deux nouvelles baisses de 50 points de base chacune ont été effectuées le 8 janvier et le 5 février 2009, avec un taux revenant à 1%. Quant à la Banque du Japon, elle a réduit son taux directeur à deux reprises, soit le 31 octobre et le 19 décembre 2008, et ce, de 20 points de base chaque fois pour le ramener à 0,10%.

Une appréciation remarquable du yen japonais et une forte baisse des indices boursiers
Se penchant enfin sur la situation des marchés internationaux des changes et celle de la Bourse mondiale, l'Institut d'Emission souligne que sur les marchés des changes, le cours de l'euro a clôturé l'année 2008 à 1,3971 dollar pour un euro, niveau en baisse de 5,1% par rapport au début de l'année et d'environ 13% en comparaison avec son niveau record atteint à la mi-juillet (1,6038). Une telle évolution est imputable aux difficultés que rencontrent les grandes économies de la Zone Euro, en particulier l'Allemagne et l'Italie. Pour sa part, le yen s'est apprécié de 17,2% vis-à-vis du dollar durant l'année 2008, bénéficiant surtout d'un contexte international marqué par l'aversion des investisseurs aux risques. S'agissant des indices boursiers, les conjoncturistes de la BCT relèvent qu'ils ont connu de fortes baisses, en 2008, sous l'effet des retombées de la crise financière mondiale, en particulier les difficultés du système bancaire international, du secteur de l'immobilier et de l'industrie automobile, avec notamment la détérioration de la situation financière des grands groupes et plusieurs faillites enregistrées dans les pays développés. En particulier, la chute a atteint, d'une fin d'année à l'autre, 65% pour la bourse de Shanghai, 52,3% pour celle d'Amsterdam, 42,7% à Paris, 39,4% à Madrid et 33,8% à New York.


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