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Monsieur Pascal Drouhaud, Directeur des relations internationales et des affaires européennes de l'UMP-France
Publié dans L'expert le 07 - 11 - 2009

Tunis vient d'abriter les 2 et 3 courants. La tenue du 21ème Symposium International du Rassemblement Constitutionnel Démocratique sur le thème: «Pour un système économique mondial à visage humain».
Y ont pris part des invités de marque entre parlementaires, responsables politiques, experts de plusieurs pays frères et amis. L'accent a été mis sur «l'enjeu de soumettre le système économique à des règles et principes déontologiques, de respecter le droit international et d'accélérer la mise en œuvre du projet du Président Ben Ali visant la création d'un Fonds mondial de solidarité (FMS».
Suite à sa remarquable intervention lors de ce symposium, notre invité a bien voulu répondre aux quelques questions d'actualité que nous lui avons posées.
M. Pascal Drouhaud, universitaire de formation en relations internationales des universités françaises, est Directeur des relations internationales et des affaires européennes de l'UMP. Il fut aussi parlementaire, chargé de mission et actuellement cadre supérieur à la direction internationale du Groupe industriel ALSTOM.

– Partant de votre intervention, lors du symposium, au sujet d'un monde où il y a plus d'égalité et moins de pauvreté, la responsabilité, n'incombe-t-elle pas en premier lieu aux pays riches et aux pays occidentaux qui sont appelés, plus que d'autres à donner le ton et à faire le geste?
– Pour établir une complémentarité entre développement durable et développement équitable, il est impératif de clarifier le thème du symposium. Ces deux concepts sont, je crois, au cœur des réflexions proposées par le symposium.
Bien évidemment, la complémentarité entre un concept propre aux pays du Nord en premier lieu qui est le développement durable et un deuxième s'attachant au développement équitable paraît plus que souhaitable, elle est obligatoire, car elle doit répondre à la question de savoir comment parvenir à s'ancrer dans un développement qui assure le minimum pour le maximum de personnes et de régions? Et comme je l'ai indiqué dans mon intervention, la recherche du développement équitable doit se rapprocher du développement durable.
D'ailleurs, la majorité des pays du monde paraissent aujourd'hui près à fournir les efforts qu'il faut et payer le prix nécessaire.
J'ai pour exemple le cas de la Tunisie qui a remarquablement réussi son développement humain, économique, technologique et social. En effet, nous avons là un pays qui n'a rien à envier à certain autres pays européens.

– A propos de facture, comment, la note doit être repartie à votre avis? Comment proposer une solution convergente dans un environnement divergent?
– Que les intérêts soient divers et parfois divergents est dans la logique des choses. Dans un monde multilatéral et de plus en plus multipolaire.
Le monde n'est plus dans un schéma classique. Les pôles de puissance politiques et économiques évoluent dans un autre schéma, avec l'émergence des pays ou d'entités de pays tels que la Chine, l'Union Européenne, l'Arc méditerranéen.

– Exceptée le cas de la Chine qui réalise un grand parcours dans le domaine du commerce et un timide partenariat Sud-Sud, on n'a pas des grands exemples concrets en termes d'échanges?
– Mais quelle est la part de la Chine dans le commerce international, 3% comme vous le dites. C'est trop peu. Mais l'essentiel c'est tout d'abord de savoir que dans notre recherche du monde de demain, il faudrait être vigilant. Ne plus retourner aux réflexes d'hier. Le monde entier est conscient aujourd'hui en tout cas que la véritable problématique qui nous interpelle à l'échelle planétaire est celle de l'environnement et de s'engager dans un schéma économique et industriel qui intègre cette problématique…

– Malheureusement, tout le monde a pris conscience de la gravité de la situation, mais personne ne fait le premier pas pour trouver une solution?
– Il ne faut pas croire que rien ou presque ne se fait dans ce cadre là. Pour donner un exemple concret, il y a des entreprises et des groupes industriels de dimensions internationales qui sont en train de mettre en place de nouvelles technologies permettant la captation de CO2. En plus, la niche d'industrielle de demain est là. Les techniques de capture et de stockage de CO2 avancent à un rythme satisfaisant. Dans 5 ans, le stade expérimental actuel sera largement dépassé. Il est vrai qu'il y a urgence et que les préoccupations sont totalement légitimes.

– Ceci nous mène à parler des institutions internationales. Ne serait-il pas temps, comme certains le demandent, de revoir leurs structures et leurs rôles pour plus d'actions, d'égalité et d'efficacité. Nous pensons à l'ONU, à la Banque Mondiale et au FMI.
– Mais on y est. Prenant l'exemple du G20 qui était chétif et qui actuellement dispose d'une meilleure compréhension du monde et de ses affaires. De G7 au G20, il y a eu évolution dans le temps et dans la pratique. Il faut reconnaître que c'est une victoire. Ce peut-être aussi la démarche pour toute autre structure internationale mais en matière de relations entre les Etats c'est tout simplement comme entre les hommes.
On est tout le temps testé dans les épreuves, dans les frustrations et dans l'observation.
Pour l'évolution de toute institution, le temps et la pratique constituent des éléments fondamentaux.

– Etant l'un des artisans des relations entre l'UMP et le RCD, quelle est, à votre avis, le secret de la réussite et de la longévité des relations de coopération tuniso-française?
– Je cite tout d'abord deux ingrédients magiques dans la recette. Le premier touche à la connaissance des hommes, à la volonté d'apprendre à se connaître, à dialoguer et à se voir aussi bien en Tunisie qu'en France.
Deuxième ingrédient s'appelle fidélisation des relations entre le RCD et l'UMP. Cette dernière approche permet de lutter contre le temps c'est-à-dire contre l'oubli et la banalisation.
Les Tunisiens ont beaucoup de qualités dont je cite la loyauté et la fidélité, et cela je le constate au sein du RCD. Pour ce qui est de la France et de la Tunisie, il s'agit là d'une longue histoire et d'un long parcours communs à deux pays qui se connaissent bien et qui se respectent.
Quand je suis en Tunisie, je vois un peuple qui a le souffle de la liberté et le sens de son identité.

– Un mot sur vos projets pour la Tunisie dans le court, le moyen et le long termes.
– Comme vous le savez, la Tunisie dispose d'énormes projets d'infrastructures notamment sur le plan du transport dans ses différentes composantes et des projets d'infrastructure dans l'énergie.
Entre la Tunisie et ALSTOM en l'occurrence une très forte relation de confiance est déjà établie.
Etant un leader mondial dans le domaine du transport urbain (tramway, métro, TGV…) ainsi que dans l'énergie, ALSTOM fournit des équipements pour les centrales thermiques, électromécaniques et hydrothermiques sans oublier qu'il est l'un des opérateurs mondiaux dans le nucléaire.
Et comme la Tunisie dispose de projets solides, pour son développement économique et social, ainsi que d'une stratégie de développement claire et définie sous la conduite du Président de la République en matière du transport et d'énergie, ALSTOM compte être un partenaire privilégié sur lequel la Tunisie peut compter pour renforcer davantage sa pôle-position sur la Rive Sud de la Méditerranée.


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