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Reprise mondiale : les vents contraires de la conjoncture budgétaire
Publié dans L'expert le 09 - 07 - 2010

* Les pays en développement tirent la reprise mondiale, avec une croissance quasiment deux fois plus rapide que celle des pays à revenu élevé.
* Pour que la reprise soit durable, les pays à revenu élevé doivent soutenir la croissance et les investissements du secteur privé dans les pays en développement.
Alors que la reprise économique mondiale se poursuit, elle est confrontée à de nouveaux obstacles sur la voie de la croissance durable à moyen terme, met en garde l'édition 2010 des « Perspectives économiques mondiales » de la Banque mondiale.
Selon les projections de la Banque mondiale, le PIB mondial devrait progresser entre 2,9 et 3,3 % en 2010 et 2011, pour ensuite augmenter de 3,2 à 3,5 % en 2012, après la régression de 2,1 % enregistrée en 2009.
De 2010 à 2012, les économies en développement devraient enregistrer un taux de croissance compris entre 5,7 et 6,2 % chaque année. Mais les pays à revenu élevé ne devraient progresser que de 2,1 à 2,3 % en 2010, ce qui ne suffira pas pour compenser la contraction de 3,3 % enregistrée en 2009. En 2011, leur taux de croissance devrait atteindre 1,9 à 2,4 %.
Les projections de la Banque mondiale supposent que les efforts déployés par le FMI et les institutions européennes permettront de parer à un défaut de paiement ou à la restructuration des principales dettes souveraines européennes. Or, même dans ce cas, les pays en développement qui ont des liens commerciaux et financiers étroits avec les pays à revenu élevé surendettés pourraient subir de graves répercussions.
Les répercussions de la conjoncture européenne
Si l'impact de la crise de la dette européenne a été jugulé jusqu'à présent, celle-ci risque clairement de « faire dérailler » la croissance mondiale.
« Les mesures de relance de la demande dans les pays à revenu élevé font de plus en plus partie du problème et non pas de la solution », estime Hans Timmer, directeur du Groupe des perspectives de développement à la Banque mondiale. « Une diminution plus rapide des dépenses pourrait réduire les coûts d'emprunt et favoriser la croissance dans les pays à revenu élevé et dans les pays en développement à plus long terme. »
En revanche, le rapport avertit que l'accroissement prolongé de la dette souveraine des pays à revenu élevé risque de renchérir le crédit et limiter ainsi les investissements et la croissance dans les pays en développement, entraînant in fine une hausse de la pauvreté.
La croissance est de plus en plus tributaire des pays en développement
Entre 2010 et 2012, c'est des pays en développement que proviendra pour moitié la croissance de la demande mondiale. Le fait que les pays en développement affichent de meilleurs résultats, dans un monde caractérisé par une croissance multipolaire, constitue une évolution rassurante. Mais pour que la reprise perdure, il faut que les pays à revenu élevé mettent à profit les possibilités qu'offrent les meilleurs chiffres de la croissance dans les pays en développement.
« Les pays en développement ne sont pas à l'abri des effets de la crise de la dette souveraine des pays à revenu élevé », estime Andrew Burns, directeur du service chargé des questions de macroéconomie internationale à la Banque mondiale. « Mais nous nous attendons à ce que de nombreuses économies continuent d'obtenir des résultats satisfaisants si elles privilégient les stratégies de croissance, favorisent un climat propice aux affaires ou optimisent les dépenses. Leur objectif consistera à faire en sorte que les investisseurs continuent de faire la différence entre leurs risques et ceux de ces pays à revenu élevé. »
Quelle que soit la manière dont évoluera la situation de la dette dans les pays d'Europe à revenu élevé, on ne peut pas exclure une nouvelle crise financière dans certains pays de l'Europe en développement et d'Asie centrale, où l'augmentation des prêts non productifs, imputable à la lenteur de la reprise et à l'importance de la dette à court terme, pourrait compromettre la solvabilité du secteur bancaire.
Alors même que la zone euro a adopté un plan de sauvetage d'un montant de 440 milliards d'euros permettant aux Etats membres d'obtenir des prêts bon marché, le Fonds monétaire international a appelé les pays européens à privilégier les politiques de croissance pour atténuer les effets douloureux de l'assainissement de leurs finances publiques.
À moyen terme, la reprise se heurte à d'autres obstacles de taille, notamment la réduction des flux de capitaux internationaux ; le taux de chômage est également élevé et les capacités de production excédentaires dépassent 10 % dans de nombreux pays.
La lutte contre la pauvreté pourrait être entravée
Au cours des vingt prochaines années, la lutte contre la pauvreté pourrait être entravée si les pays étaient contraints de réduire leurs investissements dans les actifs de production et dans le capital humain en raison de l'amenuisement de l'aide au développement et de la baisse des recettes fiscales. Si les flux d'aide bilatérale régressent, comme cela a été le cas par le passé, les taux de croissance à long terme dans les pays en développement pourraient en subir le contrecoup, ce qui pourrait augmenter de près de 26 millions en 2020 le nombre de personnes vivant dans l'extrême pauvreté, indique le rapport.
De nombreux pays en développement continueront d'être confrontés à d'importants déficits de financement. Les apports de capitaux privés aux pays en développement ne devraient reprendre qu'à un rythme modéré, passant de 454 milliards de dollars (2,7 % du PIB) en 2009 à 771 milliards de dollars (3,2 % du PIB) d'ici à 2012, ce qui reste nettement inférieur au niveau des 1 200 milliards de dollars (8,5 % du PIB) enregistrés en 2007. Dans l'ensemble, le déficit de financement des pays en développement devrait s'élever à 210 milliards de dollars en 2010 et à 180 milliards de dollars en 2011, contre un montant estimatif de 352 milliards en 2009.
RDC : Initiative PPTE, Le Point d'Achèvement sur une corde raide

A ce jour, la République démocratique du Congo a accompli les 99% des conditionnalités imposées par ses bailleurs de fonds traditionnels afin d'atteindre le Point d'Achèvement de l'Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (IPPTE) d'ici le mois de juillet 2010. Depuis quelques temps, l'on ne cesse d'observer plusieurs faits qui sont susceptibles de conduire les bailleurs de fonds à décaler leur décision. Mais d'autres par contre disent que, se référant à la détermination du Chef de l'Etat, le conseil d'administration du FMI se réunira comme prévu, afin de faire passer la Rdc vers le Point d'Achèvement.

Ça passe ou ça casse, c'est du moins ce que l'on est obligé de dire au regard de plusieurs faits et coups bats dirigés cette fois-ci contre la Rdc et son Président de la République, afin de l'empêcher de ne pas atteindre le Point d'Achèvement de l'Initiative PPTE. Et pourtant, et selon les conclusions d'une réunion présidée il y a peu par le Premier ministre Adolphe Muzito, la Rdc est à 99% de l'atteinte du Point d'Achèvement de l'initiative PPTE. Ainsi, au terme de ce mécanisme, la Rdc verra environ 90% de sa dette effacés. Ce qui logiquement doit être une bonne information pour le gouvernement congolais, dans la mesure où, au lieu qu'il paye de colossales sommes au titre du remboursement de sa dette, il devra désormais affecter ces sommes aux dépenses dites « pro-pauvres », pour l'amélioration des conditions de vie de la population.

En effet, le contexte économique au pays est dominé par une inflation qui demeure sous contrôle à la troisième semaine du mois de mai et ce, grâce à la bonne tenue des finances publiques et à la mise en œuvre d'une politique monétaire prudente par la Banque centrale du Congo (BCC). Aussi, la stabilité des prix est attestée par une variation quasi nulle de la plupart des fonctions de l'indice général des prix à la consommation. Ainsi, du 17 au 23 mai 2010, l'activité économique demeure marquée par une croissance de l'indice d'activité au premier trimestre, lequel s'est situé à 2,06% contre 2,00 points au dernier trimestre 2009. Par ailleurs, à la troisième semaine du mois de mai 2010, l'inflation est restée contenue. Le taux hebdomadaire s'est situé à 0,06% contre 0,04% la semaine précédente. Le taux d'inflation annualisé a reculé de 12,73% à 12,22% d'une semaine à l'autre et ce, contre un objectif annuel de 15,00%. Par contre, en glissement annuel, le taux d'inflation est passé de 25,15% à 26,24%. Ce constat de relative stabilité se reflète au niveau des différentes fonctions de la consommation dont les variations hebdomadaires sont demeurées faibles.

Indicateurs et déclencheurs respectés

Au niveau de la Banque centrale du Congo (BCC), nous apprenons que les choses semblent bien aller. La note de conjoncture de cet Institut d'émission renseigne que l'évaluation après ajustement faite sur la base du bilan provisoire arrêté au 30 avril 2010 indique que les principaux repères du programme, à savoir le plancher sur les Avoirs Extérieurs Nets de la BCC, le plafond sur les Avoirs Intérieurs Nets de la BCC et le plafond sur le crédit net bancaire au Gouvernement ont été rencontrés. Tandis qu'au niveau du Gouvernement, ce sont tous les sept déclencheurs du point d'achèvement qui ont été respectés. Il s'agit du DSRP, de la stabilité économique, de l'utilisation de l'épargne budgétaire, la gestion des dépenses publiques, la gouvernance et prestation des services dans les secteurs prioritaires, secteurs sociaux et rural, gestion de la dette sont presque atteints. A ce jour, il n'y que le volet passation des marchés publics qui reste à régler dans un délai court, c'est-à-dire, avant le 10 juin 2010. Au stade actuel, en effet, il se dégage une note très satisfaisante au terme d'une évaluation conjointe du DSRP par les services du FMI et de la BM. Le cadre macroéconomique est en observation permanente. L'utilisation de l'épargne budgétaire, la gestion des dépenses publiques, la gouvernance et prestation des services dans les secteurs prioritaires, les secteurs sociaux et rural et la gestion de la dette, offrent une occasion de satisfaction quant à la réduction de la dette de la Rdc.

Maintenir le cap

A quelques jours de la décision historique des conseils d'administration de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), le gouvernement se doit de maintenir le cap et d'éviter que certains événements ne viennent annihiler les efforts de plusieurs années. C'est le cas par exemple de la consommation des excédents. En effet, la situation provisoire des opérations financières de l'Etat au 21 mai dernier, renseigne une consommation des excédents de 14,54 milliards de francs congolais contre un flux positif de 9,30 milliards une semaine plus tôt. Selon une note de conjoncture de la BCC, ce solde résulte des recettes chiffrées à 27,92 milliards de francs congolais et des dépenses évaluées à 42,46 milliards. A la même date, le Trésor indique un solde déficitaire de 16,67 milliards de francs congolais, provenant des recettes de 77,19 milliards contre des dépenses de 93,86 milliards.

Un autre point qui devra attirer l'attention du gouvernement, c'est l'exécution du budget en devise du secteur public au cours de la période du 17 au 23 mai qui s'est soldé par un déficit de 6,82 millions de Usd contre un excédent de 6,94 millions une semaine auparavant. Pour la BCC, ce résultat est le fait des recettes de 9,27 millions de Usd et des dépenses de 16,09 millions. Les dépenses du Trésor ont totalisé 15,96 millions de Usd et ont servi pour l'essentiel à financer le fonctionnement des services de l'Etat. Ainsi, pour les 21 premiers jours du mois de mai, l'exécution de ce budget renseigne un déficit de 6,97 millions de Usd, résultant des recettes de 51,15 millions et des dépenses de 58,12 millions. Parmi les choses que le Gouvernement doit éviter, figure en bonne place le respect et la protection des droits de l'homme. Il s'agit d'une conditionnalité qui ne figure nulle part, mais qui est susceptible de bloquer le dossier congolais.
Pour rappel, c'est depuis 1990 que les relations entre la Rdc et ses principaux bailleurs au développement avaient été suspendues à la suite des massacres des étudiants de l'Université de Lubumbashi. En effet, il n'aura fallu qu'une goutte d'eau soit versée pour faire déborder le vase. Et il a fallu que Joseph Kabila arrive au pouvoir pour que ces mêmes bailleurs de fonds reviennent dans le pays de Lumumba. Pour l'instant, les observateurs ne craignent pas du tout le retrait ou la rupture des coopération entre la Rdc et ses principaux bailleurs de fonds, mais c'est au contraire le Point d'Achèvement qui semble être sur une corde raide. Alors que sur le plan technique il n'y a rien qui empêche la Rdc d'atteindre le Point d'achèvement, on craint que le conseil d'administration de la Banque mondiale et du FMI ne puisse que se contenter du dernier assassinat de Floribert Chebeya, un activiste des droits de l'homme et Directeur exécutif de l'Ong Voix des Sans Voix pour décaler l'atteinte de ce point. Ainsi, les pourfendeurs et les ennemis de la politique du Gouvernement auront porté un coup fatal à toute une République. Mais tout en s'appuyant sur la détermination du Chef de l'Etat de mettre hors d'état de nuire les tenanciers de l'industrie du crime, on est tenté de croire que les bailleurs de fonds pourront se réunir comme prévu, et faire passer la Rdc au Point d'achèvement de l'IPPTE. Ça sera justice pour un pays qui s'est ainsi privé beaucoup de choses.
Japon : doper la croissance en pariant sur l'environnement et la santé
Le gouvernement japonais a adopté une "nouvelle stratégie de croissance" visant une hausse de 2% du Produit Intérieur Brut par an d'ici 2020 et la création de 5 millions d'emplois, en donnant une priorité à l'environnement, au tourisme et à la santé.
Le Premier ministre de centre-gauche Naoto Kan veut ainsi construire "une économie forte, des finances publiques robustes et un système de sécurité sociale solide", son slogan depuis son arrivée au pouvoir au début du mois.
Cette stratégie vise à "atteindre une croissance réelle de plus de 2%" dans la décennie en cours, contre environ 1% par an pendant la décennie 2000.
Elle a aussi pour ambition de sortir la deuxième économie mondiale de la déflation, où elle est plongée depuis le début 2009, dans le courant de l'année budgétaire d'avril 2011 à mars 2012.
Le gouvernement veut aussi "rapidement abaisser le taux de chômage à 3 ou 4%", contre quelque 5% à l'heure actuelle.
Pour ce faire, il cible "sept secteurs stratégiques": environnement, santé, coprospérité avec l'Asie, tourisme, sciences et technologies, ressources humaines et finances.
Dans le domaine de l'environnement, les autorités proposent de porter le marché des énergies renouvelables à 1.000 milliards de yens (9 milliards d'euros) d'ici 2020, espérant la création de 1,4 million d'emplois.
Le projet veut par ailleurs faire du Japon un centre d'accueil pour les patients étrangers, équipé des technologies médicales de pointe, et encourager l'élaboration de nouveaux médicaments. Au final, les autorités escomptent la création de 2,8 millions d'emplois dans le secteur médical d'ici dix ans.
Le gouvernement espère en outre augmenter considérablement le nombre de touristes venant au Japon, avec un objectif de 25 millions de visiteurs dès 2020, contre seulement 6,79 millions en 2009.
La stratégie évoque par ailleurs la nécessité de réduire l'impôt sur les sociétés, plus élevé au Japon qu'ailleurs, mais ce sujet devrait être développé dans un plan budgétaire distinct que le ministère des Finances doit publier d'ici la fin du mois.

Banque mondiale : les pays en développement tireront la reprise

112 350, en milliards de FCFA, c'est le montant faramineux du déficit attendu en termes de financements dans les pays en développement (Ped) en 2010, selon la Banque mondiale. Pourtant, l'institution estime que ce sont ces mêmes pays qui tireront la reprise, le Pib mondial étant projeté entre 2,9 et 3,3 % en 2010, contre 5,7-6,2 % dans les Ped. Car, dans le document « Perspectives économiques mondiales » repris dans un article sur les « vents contraires de la conjoncture budgétaire » (conf. worldbank.org), l'institution de Bretton Woods avertit que « la dette souveraine des pays à revenu élevé risque de limiter la croissance dans les Ped ». Ainsi, ajoute-t-elle : « De nombreux pays en développement continueront d'être confrontés à d'importants déficits de financement. Les apports de capitaux privés aux Ped ne devraient reprendre qu'à un rythme modéré, passant de 454 milliards de dollars (2,7 % du Pib) en 2009 à 771 milliards de dollars (3,2 % du PIB) d'ici à 2012, ce qui reste nettement inférieur au niveau de 1 200 milliards de dollars (8,5 % du Pib) enregistré en 2007. » Et de conclure : « Dans l'ensemble, le déficit de financement des pays en développement devrait s'élever à 210 milliards de dollars en 2010 et à 180 milliards de dollars en 2011, contre un montant estimatif de 352 milliards en 2009. »


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