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Fadaises algériennes dans la crise malienne
Publié dans L'expert le 12 - 04 - 2012

Le Mali traverse aujourd'hui la plus grave crise de son histoire. La moitié septentrionale de son territoire est passée sous le contrôle de rebelles touareg, d'islamistes armés et de divers groupes criminels.
Un nouveau groupe armé dénommé Front de Libération Nationale de l'AZAWAD (FLNA), qui revendique 500 éléments, a d'ailleurs annoncé, le 8 avril 2012, sa création dans le nord-est du Mali.

C'est un groupé armé, qui se réclame indépendant du groupe islamiste Ansar Dine, dirigé par Iyad Ag Ghali qui a participé aux accords d'Alger de 2006 entre Bamako et la rébellion touarègue et du Mouvement National de Libération de l'AZAWAD (MNLA).

Le FLNA se présente comme un mouvement laïc et explique sa création par l'abandon” de la région par l'Etat malien depuis des années et a pour objectif la libération de l'AZAWAD, l'instauration d'un climat de confiance entre ses communautés, la sécurisation des personnes et des biens sur ce territoire et l'instauration d'un cadre de dialogue pour une paix durable” dans cette région, dont le FLNA ne définit pas les limites géographiques et qui, par voie de conséquence, pourraient inclure des territoires algériens et nigériens.

Aux côtés de ses mouvements touaregs, on retrouve bien entendu, des éléments du polisario et ceux de l'AQMI, dont un des chefs, Mokhtar Belmokhtar, vient de refaire surface avec ses partisans à Gao à la faveur des enlèvements des 07 diplomates algériens

Un autre groupe, et pas des moindres, a également poinçonné sa présence à Gao Il s'agit du mouvement islamiste nigérian Boko Haram, dont au moins une centaine d'éléments ont été signalés.

Par ailleurs, l'exécutif MNLA aurait proposé à l'Algérie son aide pour la libération des diplomates enlevés et son leader Bilel Ag Cherif aurait décidé d'enquêter sur les circonstances de ces enlèvements.

Face à cette nouvelle donne, les services sécuritaires algériens envisageraient la fermeture de ses frontières avec le Mali.

La question qui se pose en toute logique est celle-ci : parler la fermeture des frontières dans cette zone a-t-elle un sens ? Est-ce qu'elles ont jamais existé, d'abord ? C'est comme si on voulait arrêter le vent du sud de souffler. C'est bien connu, les terroristes d'AQMI et les narcotrafiquants passent par les postes frontières et présentent leurs papiers aux douaniers, aux gardes frontières et aux militaires algériens qui grouillent dans le secteur.

C'est pourquoi, à moins de construire un mur sur tout le parcours de cette frontière de plus de 1200 kms, il serait impossible de fermer cette passoire, où immigrants, terroristes et contrebandiers se faufilent comme bon leur semble Le sud algérien est donc bel et bien un ventre mou dans lequel circulent des terroristes d'AQMI et des contrebandiers. Les gardes frontières disséminés le long de cette frontière, essayent plus de survivre que d'assurer leurs missions.

De plus, le ministère algérien de la défense a annoncé avoir déployé des avions de transport militaires et des hélicoptères aux bases de l'extrême sud et a mis en état d'alerte maximum 3 000 hommes des forces spéciales de l'armée et des unités militaires de la sixième, troisième et quatrième région militaire, notamment dans les wilayas de Tamanrasset, Ghardaïa, Biskra, Bechar et Adrar.

Autre question qui se pose : pourquoi Alger ne l'a t-il pas fait pour lutter contre AQMI et la criminalité transnationale qui sévit dans cette région depuis belle lurette ?

La réponse est toute simple parce que l'Algérie est une propriété privée surtout le Sahara où se trouvent toutes les richesses du pays (hydrocabures, or, fer etc) et qu'il est très dangereux de discuter de l'influence du diable, à savoir la DRS.

En conclusion, il serait difficile d'écarter l'hypothèse que l'enlèvement des diplomates algériens, la proclamation de l'indépendance de l'AZAWAD par un groupe proche d'Alger et la présence d'AQMI et autres groupes islamiques radicaux liés, directement ou indirectement, à la DRS, sur le terrain n'est qu'une opération montée de toute pièce par les autorités militaro-civiles algériennes pour redorer le blason d'Ouyahia à la proche des élections législatives en Algérie, qui se présentent, d'ailleurs, sous de mauvais hospices.

C'est pourquoi, en dehors du coup du d'Etat qui a ébranlé le pouvoir légitime au Mali, tous les évènements qui secouent aujourd'hui le nord de ce pays sahélien ne sont que la résultante des fadaises de autorités algériennes dans la gestion des phénomènes du terroriste et de la criminalité sous toutes ses formes dans la zone sahélo-saharienne.

Aussi ; en raison de ces fadaises algériennes, le Maghreb, en tant que bloc institutionnel, est menacé et ce n'est que collectivement que ce bloc doit réagir.

La démarche algérienne des pays dits du champ pour contrer le terrorisme au Sahel aurait besoin, à la lumière du drame malien, d'une profonde mise à jour.

En vous demandant de bien vouloir publier ce papier. Une réponse par courriel à cette demande serait appréciée.


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