L'Organisation tunisienne des médecins jeunes (OTMJ) a annoncé ce lundi 2 juin, lors d'une conférence de presse à Tunis, son entrée en grève générale à compter du mercredi 12 juin et pour une durée de cinq jours. Cette action s'inscrit dans le cadre d'un mouvement de protestation contre le silence persistant du ministère de tutelle face aux revendications récurrentes des jeunes médecins. Le président de l'OTMJ, Dr. Wajih Dhekhar, a précisé que cette grève concernera l'ensemble des activités hospitalières et universitaires dans tous les établissements de santé du pays. Toutefois, les services des urgences et les permanences seront maintenus, par souci de continuité des soins. Les médecins résidents s'abstiendront également de choisir leurs centres de stage durant cette période. Une réponse à des mois de blocage L'OTMJ souligne que cette décision intervient après l'épuisement de tous les moyens de dialogue avec l'autorité de tutelle. Malgré plusieurs mouvements de protestation menés ces derniers mois, aucune avancée concrète n'a été enregistrée, déplore l'organisation. « Ce débrayage n'est que le début d'une série d'actions que nous comptons entreprendre pour défendre les droits de nos collègues », a affirmé Dr. Dhekhar, dénonçant l'inaction prolongée des autorités. Des revendications précises et urgentes Parmi les principales revendications, l'Organisation appelle à : L'amélioration des conditions du service civil, notamment par la revalorisation de la prime dédiée, en alignement avec celle versée aux autres jeunes effectuant leur service national dans le cadre d'affectations individuelles, qui continuent de percevoir l'intégralité de leurs salaires d'origine. L'application effective des critères d'exemption du service civil pour les jeunes médecins. La fixation de délais clairs pour la suppression progressive du caractère obligatoire du service civil, d'autant plus que le nombre de médecins engagés sous contrat dans les zones prioritaires est en constante augmentation. Améliorer la situation matérielle des jeunes médecins L'OTMJ insiste également sur la nécessité d'une revalorisation des indemnités liées à la formation et aux stages médicaux, incluant : L'augmentation des primes d'hébergement et de stage, L'attribution d'une prime de risque biologique, Le paiement immédiat de tous les arriérés relatifs aux heures de permanence. Ces revendications visent, selon l'Organisation, à reconnaître à leur juste valeur l'engagement scientifique et humain des jeunes médecins dans un système de santé en difficulté. Source: TAP Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!