Près d'un an après avoir inscrit son nom en lettres d'or aux Jeux olympiques de Paris 2024, la boxeuse algérienne Imane Khelif se retrouve une nouvelle fois au centre d'une controverse qui touche à son identité de genre. Un article publié ce week-end par le site américain 3 Wire Sports a ravivé une ancienne polémique en évoquant un test médical réalisé en 2023, dont les résultats mentionneraient une "présence de chromosomes masculins". Selon le journaliste Alan Abrahamson, ce test aurait été effectué en Inde, à New Dehli, à la demande de l'ancienne fédération internationale de boxe (IBA), alors dirigée par le Russe Umar Kremlev. Il aurait conduit à la disqualification d'Imane Khelif des Mondiaux 2023, tout comme une autre athlète, la Taïwanaise Yu Ting Lin. Mais le Comité international olympique (CIO), qui a depuis rompu ses liens avec l'IBA, ne reconnaît pas la légitimité de ce test et n'en a pas tenu compte lorsqu'il a validé la participation d'Imane Khelif aux JO 2024. L'athlète algérienne a donc concouru comme elle l'a toujours fait : dans la catégorie féminine des -66kg. Face à la persistance des attaques et des rumeurs, notamment sur les réseaux sociaux, Imane Khelif a choisi de prendre la parole avec dignité et fermeté. « Je suis une femme, comme n'importe quelle femme. Je participe à des compétitions en tant que femme, il n'y a aucun doute à ce sujet », a-t-elle révélé aux médias après sa victoire à Paris. Elle a également porté plainte en novembre dernier contre la diffusion d'un supposé rapport médical prétendant prouver qu'elle serait un homme. Pour elle, ces campagnes sont moins une remise en question scientifique qu'une tentative de nuire à son image et à sa réussite. « Il y a des ennemis de la réussite, c'est comme ça que je les appelle », confiait-elle alors, visiblement affectée mais déterminée à ne pas se laisser abattre. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!