L'Iran affirme avoir mis la main sur des milliers de documents sensibles liés aux installations nucléaires israéliennes, dans ce que ses sources qualifient de l'une des plus importantes opérations de renseignement contre l'Etat hébreu, selon les révélations de la télévision iranienne ce vendredi. Les documents en question comprendraient des dossiers confidentiels, des images et des vidéos portant sur les sites nucléaires d'Israël, réputés pour leur extrême sécurité et souvent évoqués dans le cadre de suspicions internationales sur l'arsenal nucléaire non déclaré de l'Etat israélien. Un transfert long et délicat vers l'Iran Les sources iraniennes indiquent que l'exfiltration des documents vers le territoire iranien a nécessité un effort considérable et a été opérée il y a quelque temps, mais que l'annonce publique de l'opération a été retardée pour des raisons de sécurité, le temps de garantir le transfert sans interception. D'après les premiers éléments communiqués, le volume de données récupérées serait tel qu'il aurait fallu plusieurs semaines d'analyse pour en examiner le contenu intégral, comprenant des images haute définition et des séquences vidéo issues des caméras de surveillance des installations israéliennes. Un coup dur pour la sécurité israélienne Si cette opération est confirmée, elle pourrait constituer un revers majeur pour les services de sécurité israéliens, dont la réputation repose notamment sur leur capacité à protéger des installations stratégiques comme le site de Dimona, souvent cité comme le cœur du programme nucléaire israélien. Cette révélation intervient dans un contexte de fortes tensions régionales, alors que les deux puissances ennemies — l'Iran chiite et Israël, allié des Etats-Unis — s'affrontent par procuration sur plusieurs théâtres, notamment au Liban, en Syrie, et à travers les cyberopérations. Une escalade dans la guerre de l'ombre L'Iran n'a pas précisé comment ni par quel canal les informations ont été obtenues. Toutefois, plusieurs analystes n'excluent pas une cyberattaque ciblée, à l'image des précédents affrontements numériques entre les deux Etats, dont l'attaque du virus Stuxnet en 2010 contre les centrifugeuses nucléaires iraniennes. Les autorités israéliennes, de leur côté, n'ont pas encore réagi officiellement à ces accusations. Mais le silence ou le démenti de Tel-Aviv dans ce genre de dossier est souvent interprété comme une stratégie visant à minimiser l'impact d'une faille potentielle. Cette affaire pourrait raviver les tensions et accentuer les pressions diplomatiques dans la région, alors que l'équilibre fragile entre dissuasion nucléaire, sécurité informatique et guerre psychologique demeure plus que jamais au centre des enjeux stratégiques au Moyen-Orient. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!