La cour d'appel spécialisée dans les affaires de terrorisme a condamné, jeudi dernier, un homme à huit ans de prison ferme pour avoir apporté un soutien financier et logistique à des groupes terroristes opérant dans les zones montagneuses de Kasserine. Ce verdict s'inscrit dans le cadre des efforts continus des autorités tunisiennes pour démanteler les réseaux d'appui aux cellules armées actives dans cette région frontalière à haut risque. Selon une source judiciaire citée par Diwan FM, le prévenu était accusé d'avoir collecté et transmis des fonds à des individus impliqués dans des actes terroristes. En outre, il lui est reproché d'avoir fourni des informations sensibles sur les mouvements des unités militaires et sécuritaires déployées dans la région. Ces renseignements auraient permis aux groupes armés de planifier des attaques ou d'échapper à des opérations de ratissage. L'homme a été reconnu coupable de plusieurs chefs d'accusation, dont le financement du terrorisme, la collaboration avec des organisations classées comme terroristes, et la mise en danger de la sécurité nationale par la transmission d'informations stratégiques à l'ennemi. Les zones montagneuses de Kasserine, notamment les massifs de Jebel Chaambi et Jebel Selloum, restent des foyers de tension sécuritaire depuis plusieurs années. Malgré un affaiblissement des capacités opérationnelles des groupes armés, les autorités tunisiennes continuent de mener des opérations préventives dans ces régions, en s'appuyant sur un renforcement du renseignement et de la coopération interservices. Ce nouveau jugement souligne la détermination de la justice à appliquer une tolérance zéro face aux complicités, même indirectes, avec les groupes extrémistes, qu'il s'agisse de soutien financier, logistique ou informationnel. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!