Le ministère fédéral de la Justice du Canada a annoncé cette semaine la suppression potentielle de 264 postes, invoquant des « pressions budgétaires importantes » qui ne peuvent plus être absorbées. Cette décision intervient dans un contexte de resserrement budgétaire au sein de l'administration publique fédérale, marquée par une baisse notable des effectifs. Dans un communiqué, Ian McLeod, porte-parole du ministère, a précisé que ces suppressions s'inscrivent dans une série de mesures « difficiles, mais nécessaires » visant à gérer plus efficacement les ressources disponibles. « Les postes concernés ont été identifiés sur la base de fonctions qui ne peuvent plus être maintenues avec les budgets actuels », a-t-il souligné. Les employés touchés ont été informés au cours de la semaine. Bien que 264 postes soient considérés comme excédentaires, McLeod a indiqué qu'il est « peu probable que tous soient effectivement supprimés ». Cette annonce s'ajoute à une dynamique plus large de réduction des effectifs dans la fonction publique canadienne, dont les effectifs ont reculé de près de 10 000 employés entre 2024 et 2025 – la première baisse enregistrée depuis 2015. Au 31 mars dernier, l'administration fédérale comptait 357 965 agents, contre 367 772 un an plus tôt. Dans ce contexte, le ministère de la Justice, qui comptait 5637 employés en 2024, en recense désormais 5608. Cette réduction s'inscrit dans un effort global de réorganisation interne, incluant une réévaluation des structures organisationnelles, des restrictions de recrutement, une rationalisation des tâches et une priorisation accrue des missions. Le ministère de la Justice n'est pas le seul touché. D'autres organismes fédéraux, tels que l'Agence du revenu du Canada, Emploi et Développement social Canada ou encore Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, ont eux aussi récemment procédé à des vagues de licenciements. De son côté, le Premier ministre Mark Carney a déclaré vouloir plafonner la taille de la fonction publique fédérale, sans pour autant indiquer de seuil précis. Il a promis un examen « complet » des dépenses gouvernementales, dans le but déclaré de renforcer la productivité de l'administration. En dépit des coupes, Ian McLeod a assuré que le ministère continuerait d'adopter une approche proactive pour limiter l'impact de ces décisions sur le personnel, tout en maintenant sa mission essentielle au service du système judiciaire canadien. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!