La lutte contre la triche au baccalauréat 2025 prend une tournure judiciaire à Sousse. La justice tunisienne a ordonné le placement en garde à vue de six individus, dont une enseignante dans un établissement secondaire privé, pour leur implication dans un réseau de fraude aux examens, selon les déclarations du porte-parole du tribunal de première instance de Sousse 1, Wissem Cherif, relayées ce mardi 10 juin 2025 par l'agence TAP. Ces arrestations font suite à une opération coordonnée par la brigade de recherche et d'investigation de la Garde nationale de Sousse, qui a mis au jour une structure organisée spécialisée dans la fourniture de dispositifs électroniques utilisés pour tricher pendant les épreuves du baccalauréat. Une fraude technologique bien rodée Selon les premiers éléments de l'enquête, les membres du réseau proposaient, contre rémunération, des services d'assistance aux candidats à travers des mini-puces, oreillettes Bluetooth et smartphones dissimulés, permettant aux tricheurs de recevoir les réponses en temps réel via une dictée à distance. L'enseignante impliquée aurait joué un rôle actif dans le dispositif, contribuant à la transmission des réponses. Ce coup de filet intervient quelques jours après le démantèlement d'un autre réseau, également actif à Sousse, et spécialisé dans la vente illégale d'équipements électroniques importés clandestinement, destinés à la fraude au bac. Quatre personnes avaient été arrêtées le 3 juin dans un domicile à Sousse, en possession de composants électroniques, téléphones intelligents et une quantité de cannabis, selon les autorités. Ces affaires ont été instruites sous la supervision directe du parquet de Sousse 1, qui a ouvert une enquête judiciaire pour tricherie aux examens, participation à un réseau criminel, et détention de substances illicites. Les investigations se poursuivent pour identifier d'éventuels complices et déterminer l'étendue du réseau. Une épreuve nationale sous haute surveillance Chaque année, les autorités tunisiennes renforcent la vigilance autour du baccalauréat, examen stratégique pour des milliers de jeunes. L'usage croissant de la technologie dans les tentatives de fraude représente un défi majeur pour les ministères concernés, qui déploient à chaque session des mesures de sécurité renforcées, incluant brouilleurs de fréquences, contrôles renforcés et surveillance numérique. Avec ces nouvelles arrestations, les autorités envoient un signal clair : toute implication dans des actes de fraude sera sévèrement poursuivie, quelles que soient les fonctions ou statuts des personnes impliquées. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!