Alors que le conflit entre Israël et l'Iran entre dans une phase critique, les conséquences politiques, économiques et sécuritaires ne cessent de s'intensifier à l'échelle régionale et mondiale. Les frappes aériennes israéliennes ayant causé la mort de plus de 240 Iraniens, dont 70 femmes et enfants, ont été suivies d'une riposte spectaculaire : environ 400 missiles et des centaines de drones ont été lancés par l'Iran contre plusieurs sites israéliens, provoquant 24 morts, 147 blessés, et des dégâts dans des zones civiles et militaires, notamment à Tel-Aviv. Shell alerte sur un « impact énorme » en cas de fermeture du détroit d'Hormuz La tension militaire a des répercussions immédiates sur les marchés énergétiques. Wael Sawan, PDG du géant pétrolier Shell, a déclaré à Bloomberg que le groupe était « extrêmement prudent concernant la navigation dans le Golfe ». Le brouillage des signaux GPS est déjà un défi opérationnel majeur, et la fermeture du détroit d'Hormuz provoquerait, selon lui, « un choc majeur sur les marchés pétroliers », compte tenu de son rôle stratégique dans le transport de 20 % du pétrole mondial. Téhéran réagit sur plusieurs fronts : armée, diplomatie, contre-espionnage Le Conseil de maintien de la Constitution en Iran a averti Washington que toute erreur contre Téhéran serait accueillie par une riposte sévère, qualifiant l'idée d'une reddition iranienne d'« illusion qui sera enterrée avec Trump et ses soutiens ». Parallèlement, la police iranienne a annoncé avoir arrêté des agents liés au Mossad et saisi des drones suicide prêts à être lancés depuis les déserts autour de Téhéran. L'Iran rejette toute idée de reddition, Israël intensifie son discours de guerre Dans un discours offensif, le conseiller du guide suprême Ali Larijani a affirmé que l'Iran traverse une phase décisive mais ne cédera pas, rejetant toute idée de reddition. De son côté, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a réitéré le soutien total de Donald Trump, déclarant : « Nous n'avons jamais eu un ami plus fidèle. » Netanyahou a affirmé avoir détruit des sites nucléaires clés, dont l'installation de Natanz, et a promis que l'Iran ne possédera jamais l'arme nucléaire. Il a également indiqué que faire tomber l'Iran affaiblirait directement le Hamas et permettrait la libération des otages israéliens. Moscou met en garde contre un désastre global La Russie a condamné le rôle actif des Etats-Unis, avertissant que leur intervention militaire risquait de provoquer une escalade incontrôlable. Le ministère russe des Affaires étrangères a dénoncé l'attaque israélienne comme une violation flagrante du droit international et a exprimé sa préoccupation pour la centrale nucléaire de Bouchehr, visée indirectement par les tensions. Israël : inquiétude croissante mais soutien massif à l'opération Selon un sondage de l'Institut d'études de sécurité nationale de l'Université de Tel-Aviv : * 70 % des Israéliens se disent préoccupés par l'escalade avec l'Iran, * Mais 73 % soutiennent les frappes contre l'Iran, * Et 82 % expriment une confiance élevée dans l'armée, * La confiance dans le Mossad atteint 81 %, et celle dans le renseignement militaire grimpe à 74 % (contre 61 % en décembre 2024). La confiance dans le Premier ministre Netanyahu progresse aussi à 35 %, contre 26 % le mois précédent, malgré les critiques persistantes sur sa gestion de la guerre à Gaza. Guerre éclair ou piège de long terme ? La dynamique actuelle combine escalade militaire, instrumentalisation politique et stratégie psychologique. L'Iran mise sur la résilience et la saturation, tandis qu'Israël cherche un succès militaire rapide et spectaculaire pour restaurer sa crédibilité post-7 octobre. Mais les signaux sont ambivalents : * La population israélienne soutient massivement la guerre, mais craint sa durée. * Les Etats-Unis risquent l'enlisement, alors que les tensions avec la Chine et la Russie persistent. * Le marché pétrolier mondial est sur le fil du rasoir, suspendu au sort du détroit d'Hormuz. Dans ce contexte, la guerre devient un levier diplomatique autant qu'un enjeu militaire, chaque camp testant les limites de l'autre. Pour Israël, l'enjeu est existentiel. Pour l'Iran, c'est une guerre de réputation et de souveraineté. Pour le reste du monde, c'est un test de stabilité globale. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!