La ministre des Finances, Mishket Slama Khaldi, a présidé ce jeudi la première réunion du Comité des politiques financières chargé du plan de développement 2026-2030, soulignant l'importance d'une parfaite cohérence entre la future loi de finances 2026 et les grandes orientations stratégiques de l'Etat pour la période quinquennale à venir. Réunie au siège du ministère des Finances, cette instance a pour mission d'assurer l'alignement entre les choix budgétaires et les objectifs de développement économique et social du pays. La ministre a insisté sur la nécessité d'adopter de nouvelles approches de financement du budget, dans une logique de rupture et d'innovation, capable de répondre aux défis internes et aux mutations géopolitiques mondiales. Dans un contexte marqué par les incertitudes économiques régionales et internationales, Mishket Slama Khaldi a appelé à la mobilisation d'outils financiers innovants pour renforcer la résilience de l'économie tunisienne, préserver les équilibres macroéconomiques et accompagner les dynamiques sociales. Le Comité des politiques financières a pour ambition d'évaluer les résultats obtenus durant la période 2021-2025, en matière de gestion budgétaire, de fiscalité, de financement de l'économie et de gouvernance des entreprises publiques. Il devra ensuite définir les priorités financières stratégiques de l'Etat pour la période 2026-2030, avec un plan d'action étalé sur cinq ans. Pour mener à bien ses travaux, le comité s'appuie sur cinq sous-comités spécialisés : * l'équilibre des finances publiques ; * la politique fiscale ; * le marché financier ; * le financement des entreprises, notamment des PME ; * le secteur des assurances et la réforme des entreprises publiques. Parmi les propositions en cours d'élaboration figurent le renforcement de l'accès au financement pour les petites et moyennes entreprises, la mise en place de mécanismes d'appui adaptés, ainsi qu'une possible réouverture des concours de recrutement dans le secteur public, sous conditions et en fonction des priorités nationales. En réaffirmant la centralité du rôle de l'Etat dans la relance économique, la ministre a rappelé que l'harmonisation entre la politique budgétaire et le plan de développement n'est plus un luxe mais une exigence. L'objectif est de faire de la loi de finances 2026 un levier de transformation structurelle, intégrant à la fois les contraintes budgétaires et les ambitions sociales du pays. Ce travail préparatoire marque une étape importante dans la construction d'une vision intégrée du développement tunisien, dans un contexte de transition économique et de nécessaire modernisation de l'action publique. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!