Pour la seconde fois en moins d'un an, le général Esmail Qaani, commandant de la Force Al-Qods des Gardiens de la Révolution islamique iranienne, est apparu publiquement à Téhéran, balayant les rumeurs persistantes sur sa prétendue élimination par une attaque israélienne. Le haut gradé iranien a été vu mardi 24 juin 2025, en pleine capitale, à l'occasion des "festivités de la victoire" célébrant le cessez-le-feu récemment conclu entre l'Iran et Israël. Selon l'agence de presse officielle IRNA, il s'agit de la première apparition publique de Qaani depuis le 12 juin, date de la fin de l'offensive israélienne. Des clichés publiés montrent le général marchant calmement dans la foule, entouré de ses gardes du corps, échangeant avec les citoyens présents sur place. IRNA a accompagné ces images d'un commentaire clair : « Première apparition de Qaani après 12 jours d'agression israélienne. » Cette réapparition intervient en réponse directe aux informations relayées le 13 juin par le New York Times, qui affirmait, sur la base de sources iraniennes anonymes, que Qaani aurait été tué dans le cadre des frappes israéliennes contre des sites militaires et civils à l'intérieur du territoire iranien. L'assaut mené par Israël, avec un appui américain, a duré 12 jours et a visé un large éventail de cibles, allant de sites nucléaires à des bâtiments civils, en passant par des installations militaires stratégiques. Selon les autorités sanitaires iraniennes, le bilan s'élève à 606 morts et 5 332 blessés. Ce n'est pas la première fois que des rumeurs annoncent la mort du général Qaani. En octobre 2024, plusieurs médias régionaux avaient rapporté son décès présumé à la suite d'une frappe israélienne dans le sud du Liban. Deux semaines plus tard, une apparition publique du général avait suffi à faire taire les spéculations. La récente réapparition de Qaani illustre non seulement la guerre médiatique qui accompagne le conflit ouvert entre Téhéran et Tel-Aviv, mais aussi l'importance stratégique de cette figure militaire, successeur du général Qassem Soleimani, assassiné par les Etats-Unis en janvier 2020. Dans un contexte géopolitique explosif, chaque mouvement de Qaani est scruté, autant par les chancelleries internationales que par les opinions publiques régionales. Sa présence à Téhéran est un message autant pour l'extérieur que pour l'intérieur : l'appareil militaire iranien reste intact et prêt à riposter. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!