C'est le dernier développement en date du combat épique entre le président Donald Trump et le mécène de sa campagne électorale, Elon Musk. Ce dernier n'a pas lésiné sur les millions de dollars pour faire revenir le républicain à la Maison-Blanche, mais ce 1er juillet ce qui occupe l'espace c'est la bataille interposée entre les deux ténors, au Sénat et au Congrès américains, sur fond de vote du copieux projet de loi budgétaire. Trump a répliqué aux dernières attaques de Musk sur son texte «fourre-tout» et «complètement insensé»… Le président américain a posté ceci sur son joujou préféré, son réseau Truth Social : «Elon Musk savait, bien avant de me soutenir si fermement pour la présidence, que j'étais farouchement opposé à l'obligation des véhicules électriques. C'est absurde, et cela a toujours été un élément majeur de ma campagne. Les voitures électriques, c'est bien, mais tout le monde ne devrait pas être obligé d'en posséder une»… Trump dit sans le dire que la frappe sur les subventions aux énergies renouvelables est la vraie raison du courroux du patron de Tesla, et non l'argumentaire sur les dépenses publiques excessives ou le rabotage de toutes les prestations sociales y compris le système de santé. Donc à en croire le républicain Musk a des motivations personnelles, il crie au loup parce que le projet impacte directement son business. Rappelons que le même Trump avait payé de sa personne – et de sa poche – pour faire la promotion des véhicules électriques quand l'homme le plus riche de la planète faisait naufrage dans les Bourses mondiales. Les temps changent. «Elon pourrait recevoir plus de subventions que n'importe quel être humain de l'histoire, et de loin, et sans subventions, il devrait probablement fermer boutique et rentrer chez lui en Afrique du Sud, poursuit Donald Trump. Plus de lancements de fusées, de satellites ou de production de voitures électriques, et notre pays ferait des économies considérables. Peut-être devrions-nous demander à DOGE d'y jeter un œil attentif ? DE L'ARGENT À ECONOMISER !» C'est ce dernier morceau qui est le plus terrifiant, avec son lot de majuscules. Trump a coutume de les utiliser pour annoncer les grandes décisions, pour le meilleur et très souvent pour le pire. C'est ce qu'il avait fait quelques jours avant de bombarder les sites nucléaires iraniens. Personne n'aimerait être à la place de Musk en ce moment, il doit gamberger dans ses murs… Et puis il y a cette mention sur l'Afrique du Sud, la terre natale du milliardaire (son papa y vit encore). Un retour au bercail, la nation arc-en-ciel ? Après tout pourquoi pas, sauf que Musk avait dernièrement monté tout un film pour persuader le président américain que les Blancs sont persécutés et spoliés par les héritiers de Nelson Mandela. D'ailleurs Trump avait offert le statut de réfugié à une poignée d'Afrikaners dont les malheurs n'avaient convaincu personne et qui vraisemblablement voulaient juste émigrer aux USA. Mais la question et elle est très sérieuse c'est comment le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, recevrait l'enfant prodige, qui est le responsable direct du mauvais quart d'heure que Ramaphosa a passé dans le bureau ovale, avec ces photos et vidéos surréalistes que Trump lui a mises sous le nez. Ça doit s'agiter dans la tête de Musk ce mardi 1er juillet et le pire est peut-être à venir… A moins d'un rebondissement spectaculaire dans le sens d'une réconciliation.
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