Le ministère américain de la Défense (Pentagone) a annoncé, mercredi 2 juillet 2025, que les frappes aériennes menées par les Etats-Unis contre des installations nucléaires iraniennes le 22 juin dernier auraient considérablement ralenti le programme nucléaire de Téhéran, le repoussant de « un à deux ans », selon une nouvelle évaluation des services de renseignement. Lors d'un point de presse, le porte-parole du Pentagone, Sean Barnell, a déclaré : « Nous avons infligé des dégâts à leur programme nucléaire pour une durée d'au moins une à deux années. C'est la conclusion de nos évaluations internes. » Il a toutefois refusé de fournir des éléments de preuve tangibles pour étayer cette estimation. Une opération d'envergure Selon les détails communiqués par le Pentagone, l'opération américaine a mobilisé plus de 125 avions de combat, dont des bombardiers furtifs B-2, des chasseurs et des ravitailleurs aériens, dans ce qui s'apparente à l'une des plus vastes opérations aériennes américaines contre l'Iran depuis vingt ans. Les frappes ont impliqué : * 12 bombes pénétrantes de 13 600 kg larguées sur deux sites nucléaires par des B-2, * 20 missiles de croisière Tomahawk tirés depuis un sous-marin américain sur une troisième installation. Divergences sur l'efficacité réelle Malgré les déclarations de succès du Pentagone, un rapport initial de la Defense Intelligence Agency (DIA) avait évalué que les frappes n'auraient causé qu'un retard de quelques mois au programme nucléaire iranien. Ce rapport a été contesté par des responsables de l'administration Trump, qui l'ont jugé « imprécis et peu fiable ». De son côté, Rafael Grossi, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a souligné qu'il serait possible pour l'Iran de reprendre la production d'uranium enrichi en quelques mois, posant la question de l'impact durable des frappes. Des experts indépendants en nucléaire ont également suggéré que Téhéran aurait pu déplacer du combustible hautement enrichi hors du site de Fordo avant les frappes, ce qui aurait limité les pertes. Cette hypothèse a été rejetée par le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, qui affirme ne disposer d'aucune information crédible en ce sens. Réactions iraniennes et contexte régional tendu Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a confirmé que le site de Fordo avait subi des dommages importants, sans en préciser la nature. Dans une interview à la chaîne CBC News, il a déclaré : « Personne ne sait exactement ce qui s'est passé à l'intérieur, mais les dégâts sont significatifs. » Cette intervention américaine intervient dans un contexte de fortes tensions régionales. Le 13 juin, Israël avait lancé une vaste offensive contre l'Iran, visant des infrastructures militaires et nucléaires, ainsi que plusieurs hauts responsables scientifiques et sécuritaires iraniens. L'Iran avait répliqué quelques jours plus tard en frappant des cibles militaires et de renseignement israéliennes à l'aide de missiles et de drones. Puis, le 22 juin, les Etats-Unis sont intervenus directement par ces frappes massives, ce qui a entraîné une riposte iranienne sur la base militaire d'Al-Udeid au Qatar. Ce n'est que le 24 juin qu'un cessez-le-feu a été annoncé entre Israël et l'Iran, sous médiation internationale, mettant fin – temporairement – à une escalade aux conséquences potentiellement dévastatrices. Mots-clés optimisés SEO : Iran, programme nucléaire iranien, frappes américaines, Pentagone, Sean Barnell, bombes pénétrantes, missiles Tomahawk, base d'Al-Udeid, cessez-le-feu Israël Iran, enrichissement d'uranium, site de Fordo, défense américaine, Agence internationale de l'énergie atomique, guerre Israël-Iran, tensions au Moyen-Orient, Abbas Araqchi, Rafael Grossi, opération aérienne américaine, missiles de croisière, B-2, conflit nucléaire, politique étrangère américaine, sécurité internationale. Souhaitez-vous que je traduise cet article vers l'arabe ou l'anglais ? Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!