La Washington Post a révélé dans un rapport troublant qu'un individu s'est fait passer pour le sénateur et président de la commission des Affaires étrangères au Sénat, Marco Rubio, en utilisant l'intelligence artificielle pour entrer en contact avec au moins cinq hauts responsables gouvernementaux, dont trois ministres étrangers, un gouverneur américain et un membre du Congrès. Selon les informations obtenues par le quotidien auprès d'un haut responsable américain et via une dépêche diplomatique du Département d'Etat, l'imposteur a eu recours à des messages vocaux et textuels imitant la voix et le style rédactionnel de Marco Rubio grâce à un logiciel basé sur l'IA. Ces messages ont été transmis via l'application chiffrée Signal, largement utilisée au sein de l'administration de Donald Trump. Les autorités américaines ignorent encore l'identité du ou des auteurs de cette opération d'usurpation sophistiquée, mais les premiers éléments laissent penser qu'il s'agirait d'une tentative délibérée de manipulation, visant à tromper des responsables influents pour obtenir des informations sensibles ou accéder à leurs comptes personnels ou professionnels. Parmi les cinq personnes ciblées — en dehors du Département d'Etat — deux ont reçu des messages vocaux laissés sur Signal, sans s'apercevoir que l'expéditeur utilisait une adresse frauduleuse. Aucune de ces tentatives ne semble avoir permis un échange prolongé, mais l'incident a tout de même suscité une vive inquiétude au sein des services de sécurité et de la diplomatie américaine. Le Département d'Etat a assuré qu'une enquête approfondie serait menée, et que des mesures supplémentaires seraient prises pour renforcer les protocoles de sécurité numérique. L'affaire souligne les risques croissants liés à l'usage malveillant de l'intelligence artificielle dans le domaine de la cyberguerre et de la désinformation, notamment lorsqu'elle cible les plus hautes sphères du pouvoir.. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!