Dans une nouvelle montée de ton inquiétante, Dmitri Medvedev, vice-président du Conseil de sécurité russe, a lancé jeudi de vives critiques contre l'Occident et n'a pas exclu la possibilité que Moscou mène des frappes préventives contre certains pays. Ses déclarations, rapportées par l'agence de presse russe TASS, reflètent l'escalade continue dans le discours russe depuis le début de la guerre en Ukraine. Medvedev a qualifié les déclarations occidentales selon lesquelles la Russie représenterait une menace pour l'Europe de « pures absurdités », affirmant que ces discours visent à justifier une confrontation directe avec Moscou. Il a estimé que la Russie devait se préparer à répondre par la force si cela devenait nécessaire : « La Russie doit répondre à l'Occident, y compris par des frappes préventives si les circonstances l'exigent. » L'ancien président russe (2008–2012) et ex-Premier ministre (2012–2020) s'est également exprimé sur le conflit en Ukraine, affirmant que le désarmement total de l'Ukraine permettrait de la sauver des « jeux géopolitiques sanglants dirigés par des puissances étrangères ». Il a aussi accusé les élites occidentales de vouloir se venger de la Russie, et d'être les véritables instigateurs de la guerre, déclarant que « l'Occident mène une guerre réelle contre la Russie ». Un discours de plus en plus agressif Connu pour ses déclarations provocatrices, Medvedev est devenu l'un des principaux porte-voix du Kremlin dans sa rhétorique agressive à l'encontre de l'OTAN, des Etats-Unis et de l'Union européenne. Ces derniers sont régulièrement accusés par Moscou de prolonger la guerre en Ukraine et de tenter d'affaiblir la Russie. Medvedev n'a pas hésité à évoquer à plusieurs reprises le recours à des armes nucléaires dans ses discours précédents, qualifiant cela de mesure légitime pour défendre la souveraineté nationale. Les récentes déclarations interviennent dans un contexte de tensions persistantes sur le front ukrainien, tandis que les pays occidentaux poursuivent leur soutien militaire à Kyiv. Elles soulèvent des inquiétudes croissantes quant à un élargissement potentiel du conflit, en particulier si la Russie venait à considérer sérieusement l'option de frappes militaires au-delà des frontières ukrainiennes. Alors que la communauté internationale appelle à la désescalade, le ton de Medvedev semble indiquer que le Kremlin envisage désormais toutes les options, y compris les plus extrêmes. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!