L'Union européenne poursuit sa stratégie de pression maximale sur Moscou. Ce vendredi, les ambassadeurs des Vingt-Sept ont validé un 18e paquet de sanctions économiques visant à affaiblir la capacité financière de la Russie à poursuivre sa guerre contre l'Ukraine. Au cœur de ce nouveau dispositif : un durcissement des conditions d'exportation du pétrole russe, ressource clé pour l'économie du Kremlin. Selon une source diplomatique européenne, « nous avons maintenant un accord sur un 18e paquet de sanctions fort et efficace contre la Russie ». La mesure la plus marquante porte sur la réduction du plafond de prix applicable au pétrole russe autorisé à l'exportation, déjà encadré depuis décembre 2022. Cette initiative vise à réduire plus drastiquement les recettes énergétiques de Moscou. Le pétrole, nerf de la guerre L'objectif affiché par Bruxelles est clair : asphyxier la principale source de revenus de la Russie. « Les exportations de pétrole représentent toujours un tiers des revenus de la Russie. Nous devons réduire cette source de revenus », a insisté la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, en conférence de presse. Pour la cheffe de l'exécutif européen, seule une fermeté constante permettra de contraindre Moscou à revenir sur sa position. « La force est le seul langage que la Russie va comprendre », a-t-elle martelé, appelant de nouveau à un véritable cessez-le-feu et à une négociation sérieuse de la part du Kremlin. « Notre message est très clair : cette guerre doit cesser », a-t-elle ajouté. Un dispositif progressif mais ciblé Depuis février 2022, l'Union européenne a imposé une série de sanctions sectorielles et individuelles touchant notamment le secteur financier, les produits technologiques, les élites proches du pouvoir, et les hydrocarbures. Le plafonnement du prix du pétrole exporté par la Russie vers les pays tiers, mis en place avec les partenaires du G7, a été l'un des leviers les plus sensibles. Ce 18e paquet vient donc renforcer cette approche. En parallèle, les discussions se poursuivent à Bruxelles sur le renforcement des moyens de surveillance et de contournement des sanctions, alors que plusieurs Etats membres alertent sur des pratiques opaques de transbordement via des pays tiers. Une volonté de maintenir la pression Ce nouveau tour de vis s'inscrit dans une logique de long terme adoptée par les Européens : celle d'éroder la machine de guerre russe par la contrainte économique. Bien que l'impact direct de ces sanctions reste sujet à débat, l'Union européenne réaffirme, avec ce 18e train de mesures, sa détermination à maintenir la pression sur Moscou. Les partenaires européens espèrent que cette approche finira par créer les conditions d'un règlement politique durable en Ukraine. À ce stade, aucune avancée diplomatique significative n'est en vue. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!