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Vers une nouvelle ère nucléaire ? Trois pays veulent l'avoir
Publié dans Tunisie Numérique le 02 - 01 - 2026

Signée en 1968, la Traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP) avait pour objectif de limiter la diffusion de l'arme nucléaire à un cercle restreint de puissances reconnues : Etats-Unis, URSS (aujourd'hui Russie), Chine, France et Royaume-Uni.
Mais six décennies plus tard, la réalité géopolitique a profondément changé. Neuf pays disposent désormais de l'arme nucléaire, et plusieurs autres pourraient franchir le pas dans les prochaines années.
Une série d'analyses publiées dans le Washington Post par des experts de la Federation of American Scientists alerte sur un nouveau tournant historique : un possible doublement du nombre de puissances nucléaires dans les deux prochaines décennies, sous l'effet conjugué d'une perte de confiance envers la protection américaine, d'un monde multipolaire instable et d'un accès technologique accru.
Trois Etats en particulier retiennent aujourd'hui l'attention : la Corée du Sud, l'Iran et le Japon. Décryptage.
Corée du Sud : le dilemme du voisin nucléaire
Capacité technique : avérée
Décision politique : suspendue
La Corée du Sud dispose d'un des programmes civils nucléaires les plus avancés au monde. Elle exporte même des réacteurs. Depuis les années 1970, elle a brièvement tenté de développer l'arme atomique, avant de reculer sous pression américaine. Mais le danger croissant de la Corée du Nord – qui détient plusieurs dizaines de têtes nucléaires – fait évoluer les mentalités.
En janvier 2023, le président sud-coréen Yoon Suk-yeol a évoqué publiquement, pour la première fois, la possibilité de doter son pays d'un arsenal nucléaire. Des sondages récents indiquent que 70 à 75 % des Sud-Coréens y sont favorables.
Pourtant, la dépendance à la dissuasion nucléaire américaine reste stratégique. Développer leur propre bombe pourrait exposer Séoul à des sanctions, voire à une rupture avec Washington.
Iran : une capacité intacte malgré les frappes
Capacité technique : imminente
Volonté politique : incertaine
L'Iran est depuis des décennies soupçonné de viser la bombe. Après l'accord de Vienne (JCPOA) de 2015, le retrait unilatéral des Etats-Unis en 2018 a relancé les tensions. Depuis, Téhéran a intensifié l'enrichissement d'uranium, atteignant parfois des niveaux supérieurs à 90 %, nécessaires à une arme nucléaire. Selon plusieurs experts, l'Iran pourrait aujourd'hui produire suffisamment de matière pour une bombe en quelques jours.
En juin 2025, les Etats-Unis ont mené des frappes coordonnées sur les installations nucléaires iraniennes, notamment à Natanz et Fordo.
Officiellement, elles auraient retardé le programme de 12 à 24 mois. Mais des fuites indiquent que l'Iran avait anticipé l'attaque, mettant à l'abri une partie de ses centrifugeuses et de son uranium enrichi. Malgré les coups, l'infrastructure scientifique, industrielle et stratégique reste en place.
Japon : la puissance discrète à un pas de la bombe
Capacité technique : maximale
Position politique : officiellement pacifiste
Le Japon est souvent cité comme l'archétype de la « puissance du seuil nucléaire ». Avec un stock de 46,1 tonnes de plutonium – soit de quoi produire près de 6 000 bombes nucléaires – et une industrie de haute technologie, Tokyo pourrait, si elle le décidait, fabriquer des têtes nucléaires en quelques semaines.
La Constitution pacifiste du pays et les principes de non-nucléarisation sont encore solides, renforcés par la mémoire des bombardements d'Hiroshima et Nagasaki.
Toutefois, l'aggravation des tensions régionales – multiplication des tirs nord-coréens, armement nucléaire chinois croissant – pousse certains stratèges japonais à considérer l'arme atomique comme un ultime filet de sécurité.
Pour l'heure, le gouvernement reste aligné sur le parapluie nucléaire américain, mais l'équation pourrait changer si la menace régionale s'intensifie ou si l'alliance avec Washington faiblit.
Une logique d'effet domino
Ce regain d'intérêt pour l'arme nucléaire ne s'explique pas uniquement par la peur. Il traduit une érosion du système international de sécurité. Si l'Iran devait franchir le seuil, l'Arabie saoudite ou l'Egypte pourraient suivre. Si la Corée du Sud s'arme, le Japon ou Taïwan pourraient faire de même. La simple perspective que quelqu'un bascule suffit à relancer la course dans plusieurs régions du monde.
Les pays cités sont appelés « puissances du seuil » : ils disposent des moyens technologiques et économiques de fabriquer des armes nucléaires, mais ne l'ont pas encore fait. Tant que la décision politique est suspendue, le TNP tient encore. Mais les fissures s'élargissent.
La fin du tabou ?
La dissuasion nucléaire repose historiquement sur la peur mutuelle d'une destruction massive. Mais à mesure que de nouvelles puissances questionnent les garanties américaines et envisagent un réarmement nucléaire indépendant, l'équilibre global devient plus fragile, plus imprévisible.
Jusqu'ici, le monde a évité une prolifération incontrôlée. Mais à l'ère des populismes, des conflits hybrides et des rivalités multipolaires, cette retenue collective n'est plus garantie. La simple existence de nations prêtes techniquement mais non encore décidées agit déjà comme un facteur d'instabilité.
L'histoire retiendra-t-elle que le XXIe siècle a vu renaître l'âge atomique ? Ou parviendra-t-on à restaurer un consensus de désescalade ?
Le compte à rebours a commencé.
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