La chambre criminelle de la Cour d'appel de Tunis a prononcé des peines de 10 à 12 ans de prison à l'encontre de trois individus reconnus coupables de trafic de drogue, dont un fonctionnaire d'un ministère sensible, identifié comme le chef du réseau. Le verdict a été rendu récemment, dans une affaire qui révèle les liens alarmants entre certains agents publics et des réseaux criminels structurés, selon les informations rapportées par Diwan FM. L'enquête, menée par les services de sécurité tunisiens, a établi que le groupe était impliqué dans le transport et la distribution de grandes quantités de cannabis, en provenance de la région de Kasserine et à destination de la capitale Tunis. Le fonctionnaire en question aurait utilisé sa position administrative pour contourner les contrôles sécuritaires, facilitant ainsi les déplacements et la logistique du réseau sans éveiller les soupçons. Arrestation en flagrant délit et aveux Les suspects ont été interpellés à Sidi Hassine, en banlieue de Tunis, en possession de 36 kg de cannabis conditionnés pour la vente. Lors de leur audition par les autorités judiciaires, ils ont avoué leur implication active dans ce trafic depuis plusieurs mois, confirmant les éléments matériels recueillis au cours de l'enquête. Le dossier avait d'abord été jugé en première instance, avec des peines allant de 12 à 15 ans de prison ferme. Le jugement en appel a conduit à une réduction modérée des peines, désormais fixées entre 10 et 12 ans, sans remettre en cause la gravité des faits ni la culpabilité des accusés. Un signal fort de la justice tunisienne Cette affaire s'inscrit dans un contexte de lutte renforcée contre les réseaux de stupéfiants en Tunisie, où plusieurs opérations ont permis ces derniers mois de démanteler des circuits de trafic organisés entre les régions frontalières de l'ouest et les zones urbaines côtières. La condamnation d'un fonctionnaire occupant un poste stratégique met en lumière la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle interne au sein des institutions publiques, et relance le débat sur l'infiltration du crime organisé dans certains rouages de l'administration. La Cour d'appel de Tunis a confirmé la sévérité des peines infligées aux membres de ce réseau de trafic de drogue, envoyant un message clair de tolérance zéro face aux dérives criminelles impliquant des agents de l'Etat. L'affaire, emblématique, souligne à la fois l'ampleur du défi sécuritaire et la détermination du système judiciaire à protéger l'intégrité des institutions publiques. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!