Le ministère français des Affaires étrangères a exprimé sa ferme condamnation après la visite, le 4 août, du ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, sur l'Esplanade des mosquées, à Jérusalem. Une démarche jugée comme une violation directe du statu quo historique régissant les lieux saints de la ville. Dans un communiqué officiel publié ce lundi, la diplomatie française a dénoncé une remise en cause désormais systématique du fragile équilibre en vigueur sur ce site ultra-sensible, soulignant que de telles actions sapent les efforts de paix et entravent toute perspective sérieuse de solution à deux Etats. Une question hautement symbolique et politique L'Esplanade des mosquées, également appelée Haram al-Sharif par les musulmans et Mont du Temple par les juifs, est l'un des lieux les plus disputés au cœur du conflit israélo-palestinien. Le statu quo, en vigueur depuis plusieurs décennies, réserve la gestion du site religieux aux autorités musulmanes jordaniennes (Waqf), tout en autorisant les visites non-musulmanes, à condition de ne pas y pratiquer de rites religieux. La visite d'un ministre israélien, en particulier connu pour ses positions ultranationalistes, est une provocation pour le monde libre, et un signal politique fort à l'approche d'échéances électorales israéliennes. Appel à préserver les équilibres sensibles La France a rappelé l'importance du rôle spécifique de la Jordanie dans la gestion des lieux saints islamiques à Jérusalem, un rôle reconnu par les accords de paix israélo-jordaniens et les résolutions internationales. Elle a également réaffirmé son attachement à la préservation du statu quo historique, condition essentielle pour prévenir de nouvelles tensions religieuses et politiques dans une région déjà marquée par une instabilité persistante. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!