Un incident insolite a pris une tournure judiciaire à Washington : un homme de 37 ans, Sean Charles Dunn, a été inculpé pour agression sur un agent fédéral après avoir lancé un sandwich emballé sur un agent des douanes (CBP), dimanche 10 août au soir. La scène, filmée par un témoin, est rapidement devenue virale sur les réseaux sociaux. Selon la plainte pénale, le suspect a d'abord invectivé un groupe d'agents en leur criant « Fascistes ! » et « Honte ! », avant de jeter le sandwich, puis de prendre la fuite sur une courte distance. Il a ensuite reconnu les faits lors de son interpellation. Les autorités ont retenu le chef d'« assault on a federal officer », une qualification passible d'une peine pouvant aller jusqu'à un an d'emprisonnement et d'une amende conséquente dans le cas d'une agression sans blessure grave. L'affaire a suscité de nombreuses réactions en ligne, mêlant humour et indignation face à la sévérité des poursuites. L'épisode s'inscrit dans un contexte de renforcement sécuritaire dans la capitale américaine. Le 12 août, la Maison-Blanche a annoncé la mobilisation d'environ 850 agents et officiers lors d'une vaste opération de maintien de l'ordre, parallèlement au déploiement de la Garde nationale dans les rues, après la prise de contrôle fédérale de la police de Washington décidée par le président Donald Trump. Ces mesures, inédites et controversées, visent à lutter contre la criminalité et à démanteler les campements informels. La procureure fédérale du district de Columbia, Jeanine Pirro, a confirmé l'inculpation dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, affichant une politique de « tolérance zéro » envers les agressions visant les forces de l'ordre. Nommée au printemps et confirmée par le Sénat début août, elle est désormais l'une des figures les plus offensives du ministère public à Washington. Aucune date d'audience n'a encore été communiquée. Au-delà du caractère burlesque des images, cette affaire illustre que la gravité d'une inculpation pour agression sur un agent fédéral ne dépend pas de l'objet utilisé, mais de l'intention et de la qualité de la cible — un rappel juridique qui, dans ce cas précis, transforme un geste impulsif en délit passible de prison. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!