Le Festival Maghrébin du Couscous, dans sa huitième édition, a posé ses valises mercredi à Kairouan, capitale historique des Aghlabides, et ce pour la première fois depuis sa création. L'événement, qui se déroule du 11 au 17 août 2025, investit également Tunis et Zarzis, à l'initiative de l'association « Nakhet Bladi » (saveur de mon pays) en partenariat avec l'Académie du Couscous. Dans une déclaration à l'agence TAP, Latifa Khairi, fondatrice du Festival Maghrébin du Couscous et directrice de l'Académie du Couscous, a expliqué que le choix du 13 août — date de la célébration de la Journée nationale de la femme tunisienne — pour organiser une partie du spectacle « El Bouzidia » tient à la symbolique de la figure historique d' »Aroua El Kairouania », et à la volonté de rappeler le rôle de la femme dans la valorisation et la préservation de ce patrimoine culinaire. Elle a également rappelé que ce plat emblématique du Maghreb est inscrit depuis 2020 sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO. Selon elle, le festival vise à mettre en lumière la culture du couscous, son importance dans le patrimoine culinaire, à renforcer l'identité culturelle et à promouvoir le tourisme en Tunisie. De son côté, Souad Chehibi, directrice de cette édition, a souligné que la compétition « Graines Féminines » réunit quatre participantes issues de différents gouvernorats, chacune présentant un couscous préparé selon sa méthode traditionnelle. Une partie du spectacle « El Bouzidia » a également été présentée, en avant-première du show final prévu à l'Institut Supérieur des Etudes Touristiques et Hôtelières de Sidi Dhrif. Cette représentation met en valeur les traditions ancestrales de la préparation du couscous, depuis la transformation du grain de blé jusqu'à la confection des provisions d'hiver (aoula), dans une ambiance conviviale et festive réunissant familles et voisins. Pour Mme Chehibi, « le couscous n'est pas qu'un simple mets : il incarne une culture qui unit la Tunisie à son environnement maghrébin ». Plat millénaire aux racines amazighes, le couscous tunisien se décline en près de 220 variétés selon les régions et leurs spécificités, comme le couscous « el ftayel » dans le sud, le borzguen du gouvernorat du Kef, « le mhakak » gabésien, le « mesfouf », la « hajouja », et bien d'autres recettes qui constituent un véritable symbole identitaire. Le programme du festival se poursuit avec des démonstrations culinaires, des animations et des séances de dégustation prévues le 16 août à l'Institut de Sidi Dhrif, avant de se clôturer le 17 août au même lieu avec la grande « Lamma du Couscous », proposant 12 plats représentatifs des traditions culinaires de différentes régions tunisiennes. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!