L'ancienne ministre française des Affaires européennes, Noëlle Lenoir, fait l'objet de plusieurs plaintes pour racisme après des propos tenus vendredi 8 août 2025 sur CNews, visant les Algériens. Malgré les critiques et les procédures engagées, elle a annoncé maintenir ses déclarations, suscitant un vif débat en France. Des propos qui provoquent l'indignation Ancienne membre du Conseil constitutionnel et ministre sous la présidence de Jacques Chirac, Noëlle Lenoir a affirmé que « des millions (...) peuvent sortir un couteau dans le métro, dans une gare, dans la rue, n'importe où, ou prendre une voiture et rentrer dans une foule ». Ces paroles, prononcées à l'antenne, ont immédiatement provoqué un tollé. L'association SOS Racisme a déposé plainte pour discrimination, jugeant ces propos racistes et stigmatisants à l'égard de la communauté algérienne. Face aux accusations, Noëlle Lenoir a publié un communiqué mercredi, reconnaissant une maladresse sur le chiffre évoqué : « Il fallait évidemment entendre des milliers et non pas des millions ». Elle a assuré ne pas viser l'ensemble des Algériens vivant en France « pacifiquement », mais une minorité soumise à une obligation de quitter le territoire français et qui resterait malgré tout sur le sol national. Menaces et contre-plaintes L'ex-ministre affirme avoir reçu « des menaces de mort sur les réseaux sociaux et par téléphone, ainsi que des injures et diffamations à caractère antisémite et sexiste », adressées de façon anonyme. Elle a porté plainte auprès de la police parisienne, qui a enregistré sa déposition mardi. Le parquet de Paris a confirmé avoir reçu la plainte de SOS Racisme, ainsi que celle de Noëlle Lenoir pour cyberharcèlement. En parallèle, un collectif de citoyens, chercheurs et militants associatifs a adressé une lettre ouverte à la Défenseure des droits, au président de l'ARCOM et à la procureure de Paris. Les signataires dénoncent une stigmatisation collective et un discours de haine envers les Algériens, rappelant que de tels propos sont interdits par la loi sur la liberté de la presse de 1881 et passibles de peines d'amende et de prison. Ils demandent aux autorités compétentes de se saisir de l'affaire et appellent les responsables politiques et les médias à faire preuve de responsabilité pour éviter la banalisation de propos contraires aux principes républicains. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!