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"Je brûlerais l'ambassade" d'Algérie : Après la plainte contre Louis Sarkory SOS Racisme saisit la Procureure
Publié dans Tunisie Numérique le 21 - 02 - 2025

"Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir". On verra si cette célèbre phrase signée Jean de La Fontaine s'applique à Louis Sarkory, le fils de l'ancien président Nicolas Sarkozy. En tout cas des ennuis judiciaires il en aura, pour avoir balancé ça : "Si j'étais aux manettes et que l'Algérie arrêtait Boualem Sansal [écrivain franco-algérien arrêté et détenu en Algérie depuis mi-novembre, ndlr], je brûlerais l'ambassade, je stopperais tous les visas, j'augmenterais de 150 % les tarifs douaniers...".
Le premier à monter au front est l'association Union algérienne, elle a porté plainte via son avocat, pour incitation à la haine. Le deuxième sera SOS Racisme, pour "incitation explicite à un acte criminel de destruction par incendie", des propos signalés à la procureure de la République de Paris. Dans la lettre consultée par Beur FM, Dominique Sopo, président de SOS Racisme – Touche pas à mon pote dit ceci : "La tenue de tels propos, largement diffusés, dans un contexte de tensions diplomatiques entre la France et l'Algérie, participe à une banalisation inacceptable des appels à la violence".
Cette missive, intitulée "Signalement pour provocation publique à la commission de crimes et délits", se base sur l'article 24, alinéa 1, de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. L'association demande à la justice d'"examiner (la) qualification juridique (de ces propos) et d'engager, le cas échéant, les poursuites appropriées". Avant ça, en début de semaine, Azzeddine Ahmed-Chaouch s'était insurgé contre "une acceptation de la part de la journaliste" auteure du portrait de Louis Sarkozy…
"'Le Monde' ne met pas en perspective ce qui est dit. Ça tombe comme un élément de portrait classique, or ça semble tomber sous le coup de la loi", avait pointé le journaliste, déplorant également "l'acceptation de la classe politique" et de "la justice" de ce discours. Rappelons que ces propos avaient quasiment échappé aux radars quand Sarkozy les a déballés dans ce long portrait que lui a consacré le journal français…
Tout le monde n'a retenu que le brillant parcours de ce jeune homme, qui a séjourné longtemps (17 ans) au pays de Donald Trump, dont d'ailleurs il est un admirateur et le cache à peine. Il a fait une grande école militaire aux USA et est revenu en France la tête bien pleine. Rapidement il se fait remarquer, avec un essai très épais sur Napoléon ; il est coopté par "Valeurs actuelles", comme éditorialiste et devient un des chroniqueurs attitrés de "LCI".
Partout où il passe on le présente comme un "spécialiste de la politique américaine", il faut reconnaître qu'il est plutôt doué dans cet exercice, il connait ses classiques et a une fine compréhension des soubassements des tensions géopolitiques. Sauf que son conservatisme à fleur de peau, exactement son papa, l'amène parfois sur des sentiers périlleux et il arrive que ça dérape. C'est ce qui s'est passé avec l'Algérie.
Il expliquait sa collaboration avec l'hebdomadaire conservateur "Valeurs actuelles" en ces termes : "Je le fais en tant qu'homme enraciné dans les valeurs de la droite et animé par un désir absolu de liberté. Les mots que vous lirez ici n'auront qu'une seule cause : le triomphe de la France et de l'Occident, œuvres de nos pères". De là aux ambitions politiques il n'y a qu'un pas, que le jeune homme franchit parfois en animant des débats avec les jeunes Républicains (la droite).
Son père s'autorisait presque tout pour s'assurer que tout le monde le regarde, l'écoute. Quand il était ministre de l'Intérieur (il l'a été à deux reprises) le langage très fleuri qu'il utilisait était très proche de celui de la "voyoucratie" qu'il traquait dans les quartiers sensibles. Il a cassé tous les codes, piétiné toutes les lignes rouges. Son volontarisme a payé au point qu'il a accédé à la fonction suprême, chef de l'Etat. La fin est moins glorieuse, beaucoup moins…
Louis Sarkozy ne le formalise pas mais il est certain que la trajectoire du papa (on enlève la fin, avec ces procès en cascade) l'inspire et le fait rêver. On voit chez lui la même fougue, le même entrain, les mêmes débordements aussi. Il s'est dit que dans la France de Marine Le Pen et de Bruno Retailleau il a ses chances, avec le patronyme en plus. On verra bien…
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