Le mercredi 20 août, l'armée israélienne a annoncé le lancement de la phase préparatoire de l'occupation de la ville de Gaza, marquée par des opérations militaires intensives dans les quartiers de Zeitoun et Jabalia. Cette décision intervient après l'approbation par le ministre de la Défense, Israël Katz, de la nouvelle stratégie baptisée « Chariots de Gédéon II », qui prévoit la mobilisation de dizaines de milliers de soldats. Une offensive d'ampleur inédite Selon la radio militaire israélienne, les prochains jours verront l'armée pousser les habitants de Gaza vers le sud du territoire, dans le cadre des préparatifs à l'assaut. Un responsable militaire, cité par Reuters, a indiqué que le plan finalisé de l'attaque devrait être prêt dans les jours à venir, ajoutant que des convocations allaient être envoyées à plusieurs milliers de soldats. Jusqu'à 50.000 réservistes devraient être mobilisés, bien que la majorité des troupes engagées dans l'opération à Gaza soient des militaires déjà en service actif. Les forces de réserve devraient être déployées à partir de septembre pour des missions de soutien, de renseignement ou au sein de l'armée de l'air, tandis que les unités de terrain resteront composées majoritairement de soldats en service. La stratégie actuelle constitue une extension de l'opération « Chariots de Gédéon » lancée le 17 mai dernier et considérée par nombre de responsables politiques et militaires israéliens comme un échec. Des critiques en Israël La décision a suscité des réactions contrastées à l'intérieur même d'Israël. L'ancien Premier ministre Ehud Barak a qualifié la stratégie d'« un piège mortel », estimant qu'elle profiterait politiquement au Hamas sans garantir la libération des otages israéliens. Les familles de détenus israéliens dans la bande de Gaza ont, elles aussi, exprimé leur colère, affirmant que la seule décision qui aurait dû être adoptée était un accord d'échange de prisonniers et non une opération militaire d'envergure. La médiation internationale dans l'impasse Ces développements interviennent alors que les efforts de médiation se poursuivent. Lundi, le Hamas a annoncé avoir accepté une nouvelle proposition d'accord de cessez-le-feu et d'échange de prisonniers, parrainée par l'Egypte, le Qatar et les Etats-Unis. Israël, pour sa part, n'a pas encore donné de réponse officielle. Le ministre de la Défense israélien a de son côté affirmé que le plan militaire vise à « créer les conditions de la fin de la guerre », avec pour objectifs affichés la libération des otages, le désarmement du Hamas et l'expulsion de ses dirigeants. Il a également évoqué des « préparatifs humanitaires » censés accueillir les habitants que l'armée entend contraindre à quitter la ville de Gaza pour se réfugier dans le sud de l'enclave. Cependant, les observateurs soulignent que la mise en œuvre d'une telle opération militaire massive risque non seulement d'aggraver la crise humanitaire dans la bande de Gaza, mais aussi de fragiliser davantage les chances de parvenir à une trêve négociée. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!