La violence dans les stades en Tunisie est considérée comme l'un des phénomènes les plus graves auxquels fait face aussi bien le système sportif que la société dans son ensemble. Afin de contenir ce fléau, un groupe de députés a présenté, début juillet 2025, un nouveau projet de loi sur la lutte contre la violence et les débordements dans les enceintes sportives, un phénomène en constante augmentation ces dernières années. Ce texte repose sur des approches sécuritaires, préventives et disciplinaires. Des sanctions pénales et financières Le projet de loi prévoit un éventail de sanctions allant de six mois à cinq ans de prison pour toute personne commettant des actes de violence dans ou aux abords des stades. Il impose également une amende d'au moins 5 000 dinars à quiconque lance des projectiles ou utilise des fumigènes, que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur du stade. Le texte introduit en outre des amendes financières contre les clubs dont les supporters récidivent dans les actes de violence. Celles-ci commencent à 50 000 dinars, avec la possibilité de sanctions plus lourdes, telles que l'interdiction pour le club d'accueillir des matchs pendant une saison entière. Le projet de loi s'applique à l'ensemble des événements sportifs organisés dans les stades et infrastructures sportives, ainsi qu'aux zones de rassemblement qui les entourent, et ce, sur tout le territoire tunisien. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!