Donald Trump... C'est avec le président américain que les pourparlers de Paix – si on peut les appeler ainsi – ont commencé, c'est vers lui que le monde entier se tourne face aux rebuffades manifestes de la Russie quand il s'agit de négocier la fin de sa guerre. Le hic c'est que l'homme le plus puissant de la planète est presque aussi énigmatique et retors que Vladimir Poutine. C'est un énorme problème. Trump a commencé par dire ce vendredi 22 août qu'il est en colère contre Moscou après que son armée a ciblé une usine américaine d'électronique en Ukraine. « Je ne suis pas content de cela et je ne suis pas content de tout ce qui concerne la guerre », a répliqué le président américain, dans un échange sommaire avec des journalistes dans le Bureau ovale... Trump était interrogé sur l'attaque russe qui a pulvérisé une grande partie de l'entreprise américaine dans la ville de Moukatchevo, dans l'ouest de l'Ukraine, dans la nuit du mercredi au jeudi 21 août 2025. Et là tous les journalistes présents se sont dit qu'il va faire une grande annonce, à la hauteur de son courroux. Que Nenni. Il s'est borné à dire qu'il attendra « deux semaines » pour arrêter sa décision sur le conflit. « Ce sera une décision très importante, et soit ce seront des sanctions ou des droits de douane massifs ou les deux, ou soit nous ne ferons rien et dirons: 'C'est votre combat' », a-t-il asséné. Stupeur et tremblements... Stupeurs et tremblement surtout chez les Ukrainiens et leur leader, Volodymur Zelensky, et les dirigeants européens qui ont rappliqué le 18 août à la Maison-Blanche et en sont sortis avec de vifs espoirs. Bon, le président américain n'a pas dit formellement qu'il s'en lavera les mains mais le simple fait de l'évoquer publiquement suffit à semer la panique dans les chancelleries occidentales. En même temps les présidents ukrainiens, français, allemand et compagnie ne sont pas naïfs, ils connaissent le bonhomme et son inconstance, son imprévisibilité et son incohérence. Les Européens ont forcément réfléchi à un lâchage de Washington et ont certainement commencé à songer à des plans B, C et que sais-je encore. Le Vieux continent pourrait être obligé de prendre ses responsabilités cette fois, toutes ses responsabilités, ce qu'il refuse de faire depuis la Première guerre mondiale. Et si cette alerte bien trumpienne ne suffisait pas à secouer l'Europe il y a ce que le républicain a dit par la suite, ce même vendredi... Il a sorti, à la surprise générale, une photographie le montrant avec Poutine durant leurs retrouvailles hautes en couleur en Alaska, en indiquant qu'elle lui avait été envoyée par son «cher Vladimir». « Je vais la signer pour lui », a déclaré le locataire de la Maison-Blanche. Surréaliste, ébourrifant. Pendant que le monde entier attend de lui des solutions rapides et radicales pour imposer la Paix il fait des dédicaces. C'est aussi ça Trump, ses alliés européens ne l'ignorent pas et devront composer avec ça, avec cette grenade qui peut leur exploser à la figure à tout moment. Je parle de Poutine mais aussi du président républicain, qui a beaucoup de mal à cacher sa fascination pour cet « ogre » et ce « prédateur » décrits lundi dernier sur LCI par le chef de l'Etat français.
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