Un vif climat de tension secoue la communauté du renseignement américain. Selon NBC News, la directrice du renseignement national, Tulsi Gabbard, a provoqué une onde de choc la semaine dernière après avoir révélé le nom d'un officier secret de la CIA dans une liste de 37 responsables dont les autorisations de sécurité ont été retirées. Cette décision, prise sans coordination préalable suffisante avec l'agence, a suscité de vives inquiétudes en interne. Cette affaire illustre une nouvelle fracture entre Tulsi Gabbard et le directeur de la CIA, John Ratcliffe. Les deux responsables s'étaient déjà opposés sur des dossiers sensibles, notamment la publication d'un rapport lié à l'ingérence russe dans les élections américaines. L'incident récent a renforcé la perception de tensions croissantes et d'un climat de défiance au sein de l'appareil sécuritaire. Une décision perçue comme politique D'anciens responsables estiment que Gabbard chercherait à regagner la confiance du président Donald Trump, après avoir perdu du crédit auprès de lui à la suite de ses déclarations sur les capacités nucléaires de l'Iran. Le président lui a récemment adressé des compliments publics, saluant sa capacité à « découvrir des choses intéressantes ». Pour justifier sa décision, Gabbard a assuré qu'elle suivait les instructions présidentielles et a accusé certains responsables de « politiser et d'instrumentaliser les renseignements ». Néanmoins, la révélation de l'identité d'un agent qui s'apprêtait à partir en mission en Europe a provoqué une vive controverse, d'autant que cet officier avait participé à la préparation d'un sommet entre Trump et Vladimir Poutine. Inquiétudes sur la sécurité des agents Des responsables de la CIA ont exprimé leur inquiétude face aux répercussions directes sur la sécurité de l'officier concerné. Selon eux, le manque de coordination entre le bureau de Gabbard et l'agence pourrait avoir compromis des opérations sensibles et exposé inutilement des agents en mission. De son côté, le bureau de la directrice du renseignement national affirme avoir « coordonné avec toutes les agences concernées » et soutient que les noms divulgués n'étaient pas liés à des missions actives. La CIA, pour sa part, a réitéré son engagement à protéger les priorités de sécurité nationale et à résister à toute tentative de politisation des renseignements. L'affaire met en lumière la fragilité des relations au sommet de l'appareil sécuritaire américain et soulève des interrogations sur la gestion des renseignements sensibles. Entre volonté politique affichée et impératifs de sécurité opérationnelle, les tensions semblent loin d'être apaisées. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!